BICE Belgique          

Fiches « Droits de l’enfant » N° 09

Rédacteur : Jean-Yves Hayez

15 janvier 2012

 

 

 

Des chiens renifleurs anti-drogue à l’école ?

 

 

Brigade des stups à l’école, perquisition, chiens renifleurs … ? La drogue n’a pas sa place officielle à l’école, c’est sûr. Et face à sa circulation de fait dans le cadre scolaire, un certain nombre de de parents verront l’exercice d’une saine autorité dans le recours direct, sur place,  aux instances policières et

judiciaires. Mais en réalité, s’assure-t-on assez de la gravité des infractions et pèse-t-on bien le pour et le contre avant un tel recours? Une réaction disproportionnée peut retentir sur les adolescents de façon bien plus ravageuse qu’on ne l’imagine, et – même s’ils ont « pris des libertés » avec le règlement – attenter à leurs droits fondamentaux.

 

 

I.  Une expérience vécue

 

Une école secondaire d’enseignement général « sans histoire ». La rumeur, probablement fondée, dit qu’on y fume et qu’il y circule du cannabis chez une minorité d’élèves des classes supérieures. Un jour, sans crier gare, c’est l’inspection surprise dans les classes terminales de cinquième et de sixième (équivalent en Belgique, de la 1ère et de la terminale en France) : la porte s’ouvre  au milieu d’un cours ; font leur entrée le directeur, des policiers de la brigade des stupéfiants et un chien renifleur. Les élèves reçoivent tout de suite l’ordre de poser les mains sur les tables et le chien va renifler de banc en banc. Il s’arrête devant deux élèves, qui sont conduits  dehors avec leur matériel. A la sortie des policiers, les élèves reçoivent une mise en garde sévère contre toute utilisation de leur portable avant la fin des cours. L’opération récolte au total dans ses filets quatre élèves avec de petites quantités de cannabis, un probable « petit dealer » (15 gr saisis) et aucun « gros ». Les professeurs des classes visitées n’avaient pas été avertis ( « Peur des fuites », leur dira-t-on ). Juste après, il se passe une discussion assez musclée entre le groupe des enseignants et le directeur auteur de l’initiative. Les parents sont informés rapidement par lettre mais après coup, et beaucoup approuvent ; une minorité proteste énergiquement. Une grande majorité des élèves désapprouve la méthode, et quelques-uns avec des mots très forts (« méthodes nazies »).

 

Ce type d’opération commence à se répandre en Belgique. On peut en rapprocher celle, plus prévisible par les ados, où un policier et un chien pisteur stationnent au pied de l’autocar destiné au voyage scolaire [1].

 

 II. Discussion générale

 

A. A propos du cannabis

 

La consommation de cannabis par les mineurs d’âge constitue un problème de société qui n’est ni à dramatiser, ni à accepter avec indifférence. 30 à 40 % des jeunes sont concernés, plus encore si l’on y ajoute tous ceux qui n’essaieront que l’une ou l’autre fois pour voir. Environ 80 à 90 % des consommateurs plus réguliers gardent une maîtrise suffisamment bonne de ce qu’ils font (« consommateurs récréatifs »), ce qui veut donc dire que 10 à 20 % consomment plus abondamment et en perdant quelque chose de leur liberté intérieure : addiction encore peu intense, qui n’envahit pas toute leur vie, mais altère déjà suffisamment leurs motivations et capacités cognitives pour compromettre plus ou moins sérieusement leur carrière scolaire et même leur vivacité et créativité générales (« consommateurs réguliers, surfant avec l’excès et le contrôle de soi »). Seuls 2 à 3 % deviennent de grands dépendants, de vrais addicts passant habituellement à d’autres drogues, ou les ajoutant au canna ( p. ex., drogues de synthèse des discothèques) et dont la vie intellectuelle et sociale est largement invalidée.

 

En référence à ces minorités davantage à risque, cela vaut la peine de dissuader les jeunes d’avoir recours à ce produit qui n’a vraiment rien de nécessaire !

Officiellement, l’usage de cannabis par les mineurs est prohibé par la loi, mais il existe une tolérance relative de la part des autorités judiciaires [2] pour la simple consommation individuelle.

Il reste donc pas mal de travail pour les parents et la communauté sociale.

Comment l’école peut-elle participer à cette démarche de dissuasion ? Par exemple :

 

Ø      Prévention primaire : dialogue avec les élèves et information : dans ce cadre, des policiers spécialisés dans la lutte contre les drogues ou appartenant à la brigade des mineurs peuvent être invités à donner leur point de vue ; promotion d’activités récréatives de qualité ; entraînement des plus jeunes à savoir dire non ; etc.

Ø      L’école peut également miser sur la prévention secondaire, issue des repérages des premiers signes préoccupants.  Par exemple, avoir une sollicitude active pour les jeunes dont le comportement est suspect [3] ; encourager les élèves non pas à la délation facile de transgressions mineures mais au signalement d’actes vraiment graves (un gros dealer qui fait peur et importune les plus jeunes) ; etc. 

Ø      Reste alors le champ des interventions face aux consommateurs ou/et dealers clairement repérés. Nous évoquerons tout de suite l’intérêt d’une autorité ferme, mais dans un contexte global où le respect des élèves et le dialogue sont tout autant promus. Procédant de cette autorité, on doit bien sûr interdire d’introduire du cannabis à l’école, mais aussi de s’y présenter sous influence du cannabis, de l’alcool ou de n’importe quelle drogue. On peut pourvoir ensuite à la mise en place de sanctions face aux transgresseurs, avec une gradation  qui ne se limite pas à l’exclusion plus ou moins annoncée. Le signalement aux autorités judiciaires devrait y être réservé aux situations les plus graves. De même en ce qui concerne l’appel éventuel à des autorités sociales ou, le cas échéant à des lieux de soins : SAJ, centre de santé mentale, etc.

 

Encore faut-il que les parents et la société laissent à l’école la possibilité d’exercer cette autorité ferme sans chercher presque par principe à protéger le jeune et à le déresponsabiliser. De tels affrontements et incohérences entre autorités ne sont pas rares ! Certains parents et même les instances sociales et scolaires de recours ont parfois bien trop tendance à protéger le jeune envers et contre tout[4].

 

B. A propos de l’autorité

 

A notre sens, les écoles secondaires gagnent à ce qu’y règne une autorité ferme et juste, émanant d’adultes cohérents et solidaires. Les adolescents acceptent majoritairement cette autorité et en bénéficient si elle est couplée au respect de leur personne, au dialogue, à l’encouragement de leurs ressources, à une ambiance positive, etc.

Dans ce contexte, l’exercice de l’autorité libère des espaces non parasités pour l’apprentissage, il contribue à la socialisation de chacun et protège les plus faibles des exactions des autres[5]. Dans la fiche Bice « Problèmes de vie et droits de l’enfant » n° 6, consacrée au conseil de citoyenneté dans une école secondaire, nous avions même illustré comment les jeunes eux-mêmes peuvent participer à une fonction d’autorité positive.

 

En France par exemple, dans l’un ou l’autre lycée réputé très difficile, de réels efforts ont été faits pour rétablir l’ensemble de cette ambiance  autorité/respect. Interviewés à ce sujet, les élèves dans leur grande majorité appréciaient la paix et la courtoisie davantage restaurées, et le fait de pouvoir enfin travailler ! Et les mesures de surveillance/protection allaient jusqu’à la présentation de documents d’identité à l’entrée. Elles incluaient même parfois la présence discontinue d’un policier de quartier, chargé de veiller sur les endroits les plus sensibles de la collectivité. Sa présence avait été annoncée à l’avance aux élèves et ils avaient pu la commenter.

 

C. La police à l’école

 

Cette dernière illustration, quoique d’application bien rare, montre que l’on ne peut pas s’en tenir à une position de principe quant à l’entrée de la police à l’école.

En règle générale, l’école gagne à demeurer un « havre d’étude », rendu suffisamment accueillant par l’attitude et l’autorité des enseignants de l’école et par la coopération de ceux-ci et des parents. Les élèves doivent s’y sentir chez eux, largement à l’abri de toute intrusion non désirée : intrusion de pairs agressifs, mais aussi celle d’instances policières ou sociales qui voudraient mener des investigations à l’école, hors danger et urgence !

 

 Une présence non intrusive de la police – par  exemple une participation ponctuelle à la prévention primaire, via des séances d’information et de débat – ne pose donc pas de problème.

Nous venons également de faire référence à un contexte plutôt exceptionnel où, pour rétablir la paix dans une école réputée difficile, au sein d’un ensemble de mesures, la présence d’un policier de quartier dans une perspective de prévention et de protection a pu avoir un effet positif.

 

Une opération anti-drogue telle que décrite dans l’exemple introductif peut-elle avoir des effets positifs ? Exceptionnellement peut-être, en visant l’arrestation d’un gros dealer caïd et tyran habile à se dissimuler et très probablement présent parmi les élèves[6]. Mais il est loin d’être certain que le résultat sera atteint, car le dealer en question ne transporte sûrement pas sa marchandise dans son sac scolaire et connaît vraisemblablement de bonnes stratégies délinquantes pour éviter d’être pris.

Lisez à ce propos  l’avis du magistrat membre de l’équipe: « Autant que possible, la consommation personnelle ne devrait pas être traitée pénalement mais bien socialement, à l’instar de celle de l’alcool. Par contre, si un établissement scolaire est devenu le lieu d’un trafic, la gestion pénale ne devrait pas être écartée d’emblée. Encore faut-il s’entendre sur ce que recouvre un « trafic ». A mon sens, celui-ci devrait, pour justifier des opérations policières anti-drogue dans les conditions de notre exemple [7], avoir une consistance suffisamment significative ( une transaction occasionnelle n’est pas un trafic ). Sauf situation grave, on devrait toujours préférer l’approche sociale et éducative. En outre, de telles opérations ne peuvent constituer la seule réponse à ce problème.

Conclusion provisoire : ces opérations policières n’ont rien de banal et doivent rester exceptionnelles. Elles ne devraient pouvoir être envisagées que lorsqu’elles sont demandées par la direction de l’établissement confrontée à un problème grave qui ne peut être géré par les moyens éducatifs habituels, et pour autant qu’elles ne servent pas un but déguisé (masquer l’absence de politique éducative par exemple).

 

III. Une opération anti-drogue sans nécessité : atteinte aux droits de l’enfant et illusion

 

A. Atteinte aux droits de l’enfant

                                

Cette atteinte est réelle et sans contrepartie défendable quant aux effets escomptés lorsque l’opération est menée sans nécessité. En voici quelques illustrations :

 

- Lorsque l’irruption de la police est totalement imprévue, elle peut être vécue comme une agression potentielle, un traumatisme au sens scientifique du terme, par une majorité des jeunes sensibles et très sensibles, qui vont être approchés de près par les chiens et le corps des policiers, alors qu’ils n’ont rien de spécifique à se reprocher. Pis encore pour les deux ou trois qui dissimulent de l’herbe dans leurs affaires et qui vivront « l’agression » comme disproportionnée à leur transgression. La vocation de l’école n’est pas de provoquer volontairement ces chocs anxieux inutiles. Espérons à tout le moins qu’il y aura un solide debriefing avec le prof[8] à la sortie des visiteurs !

 

- Même si l’intrusion n’est pas brutale (par exemple, le chien au pied de l’autocar), les adultes nous semblent manifester trop de toute-puissance via ce geste.

Tout adolescent commet des fautes, des transgressions (souvent mineures) : en faisant intervenir de façon très rapprochée ce Sur-moi (sur pattes, si j’ose risquer ce jeu de mots douteux), on va convaincre les plus sensibles, les plus prédisposés à la culpabilité, que Papa et Maman surveillent de près et savent tout, ce qui n’est pas bon pour la prise de risques liée à l’aventure de la vie. Il est souhaitable qu’un certain nombre de transgressions mineures restent cachées et impunies ; cela contribue à une confiance en soi suffisamment bonne. Ici la disproportion des moyens utilisés peut avoir un effet infantilisant dissuasif.

 

- Les rares élèves attrapés par les policiers étaient éventuellement déjà repérés comme « tox » par les autres ou le cachaient bien. Il n’empêche que ce qui leur arrive, c’est la honte ! C’est comme si on les traînait tout nus jusqu’au local d’à côté ! Les autres les regarderont désormais bien plus comme de pauvres pigeons « loosers » que comme de glorieux martyrs : ils le savent et leur estime de soi en prend un coup.

 

- Reste la délicate question de la possible atteinte à la vie privée (art. 16 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant)[9]. Ces pratiques se situent sur la corde raide à ce propos.

Sans entrer dans le détail des règles en la matière, nous rappelons que l’intervention de la police dans l’école sans l’accord de la direction est limitée à certaines situations (urgence, flagrants délits ou crimes, exécution de mandats judiciaires). Et même lorsque la police intervient dans l’école avec l’accord de la direction, elle doit respecter la vie privée des élèves. Et nous sommes sceptiques sur le fait que quelqu’un (le directeur par exemple) aille rappeler aux ados quels sont leurs droits au moment même où les choses se passent.

 

B. Stérilité et contre-effet de la procédure

 

Dans les quelques cas qui nous ont été rapportés, le butin a été fort maigre et n’a concerné que quelques petits consommateurs et dealers. Aucun adolescent n’en est sorti avec le projet de ne plus fumer mais bien avec celui d’être plus prudent dans l’enceinte de l’école. Reste à espérer que le but de la manœuvre n’était pas de permettre à l’une ou l’autre direction, justement celles où le projet pédagogique n’est pas très consistant, d’affirmer dans des opérations marketing : « Chez nous, il n’y a pas de drogue ».

 Les parents mis au courant après coup ont souvent majoritairement approuvé l’opération (bel argument pour la direction pour se justifier face aux protestataires), mais ils ont été rassurés de façon illusoire.  En fait cela pousse les adolescents à se cacher encore mieux, donc à échapper encore plus à la prévention secondaire signalée précédemment !

 

Enfin les quelques adolescents plus structurellement opposants, parfois carrément psychopathiques, ressentent n’importe quel bras de fer sécuritaire comme une provocation : il leur donne envie de se livrer à des coups fourrés encore plus puissants et mieux préparés ! Seuls des liens authentiques, un dialogue très patient et l’appel persistant à leurs ressources positives peut parfois les faire changer progressivement d’attitude. 

 

Mots clé

 

Chiens pisteurs, cannabis, police, traumatisme psychique, traumatisme collectif, école secondaire, prévention, drogues, dealer.

 

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Notes

 

 



[1] L’on peut aussi rapprocher de notre illustration une pratique en cours lors de certains examens médicaux scolaires : analyser à l’insu des jeunes avec un réactif au cannabis les urines recueillies. Seuls quelques  naïfs et les plus jeunes y sont attrapés car les plus âgés connaissent le risque et s’abstiennent de fumer les  jours qui précèdent la visite médicale.

 

[2]  Voici à ce propos le témoignage du magistrat de la jeunesse de notre équipe : « …La consommation, la détention et, a fortiori, la vente de stupéfiants sont pourtant prohibées et constituent une infraction. En réalité, les parquets pratiquent une politique explicite (couverte par une circulaire des procureurs généraux) de tolérance à l'égard de la consommation personnelle et “non problématique” des majeurs. Officiellement, cette tolérance ne s'applique pas aux mineurs. Dans les faits, la consommation “récréative” des mineurs dont la situation générale n’est pas inquiétante n'est généralement pas poursuivie. Même si la police dresse toujours un PV, le Parquet apprécie ensuite au cas par cas. A supposer qu’ils soient tous attrapés, il serait d’ailleurs déraisonnable et non conforme aux valeurs d’une société démocratique de judiciariser la situation de 30 à 40 % des jeunes.

 La consommation individuelle constitue cependant parfois un “délit-prétexte”, c'est à dire l'élément qui permet l'ouverture d'un dossier judiciaire (pour des motifs dont la consommation apparaît comme un symptôme) . Par contre, les trafics sont systématiquement poursuivis et sanctionnés… »

 

 

[3] Un prof. d’école secondaire témoigne auprès de l’un d’entre nous : « … Lors des cours, un enseignant peut parfois constater des comportements problématiques comme non-écoute systématique de la part d’un l’élève, sommeil au cours, yeux rouges, notes catastrophiques. Il contacte d’autres collègues pour vérifier si ce comportement est généralisé à d’autres cours. La direction en est avertie et prend contact avec l’élève, les parents ou d’autres instances si nécessaire selon les spécificités de la conduite de l’élève en question (simple consommateur ou dealer en herbe - sans jeu de mots - ou dealer averti). Des sanctions peuvent être prises, mais la discrétion est de rigueur… »

 

 

[4] Un membre de  notre équipe s’interroge à ce propos : « … Il me semble utile de réfléchir à la question : « De quelles autres mesures alternatives le directeur disposait-il ? » Devant des actes délictueux, de quelles ressources légales disposent les enseignants, les directions d’école et les Pouvoirs Organisateurs ? Quelles procédures respecteraient à la fois le besoin de sécurité de tous, le droit des personnes et une éthique éducative dans laquelle l’éducateur est toujours peu ou prou un modèle pour les élèves ! »

[5]Comme l’écrit l’un d’entre nous : « Quand on a été confronté au désespoir d’enfants fragiles victimes de racket, de vol, de pression à consommer toutes sortes de produits, de harcèlement dans les réseaux sociaux, on sait que seule l’intervention d’adultes responsables permet de régler les dérapages parfois sauvages qui se produisent entre enfants.  »

[6] Ecoutez à ce sujet le témoignage d’un membre de l’équipe : « Restent, à l’intérieur des classes,  des situations particulières graves, pas si rares que cela, dont j’ai été témoin. Des caïds, costauds, habiles, s’imposent à leurs compagnons et, avec un système de terreur sournois,  obligent à se taire, facilitent la consommation des amateurs, et, pire, invitent les autres à « s’initier » aux plaisirs charmeurs des « voyages du bonheur ». Voyages qui deviennent vite ravages : consommation accrue, peur des « dealers », dépenses excessives, mensonges aux parents, absentéisme scolaire, santé dégradée…»

[7] Opérations d’une certaine envergure, menées par surprise dans les locaux d’un établissement scolaire. C’est très différent des interventions que la police effectue parfois dans les abords d’un établissement scolaire !

[8] Prof susceptible d’être traumatisé, lui aussi, car dans deux cas qui nous ont été rapporté, la direction ne l’avait pas mis au courant du projet, peur des fuites !

[9]  « Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, familiale, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. »

 

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[9]  « Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, familiale, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. »