BICE Belgique      Fiche « Droits de l’enfant » N° 15

            

« Un ado de 14 ans réputé violent et sa scolarité »

 

Responsable de rédaction : Baudoin  HECQUET

15.10.2013

 

 

 

BICE Belgique

Fiches « Droits de l’enfant » N° 15

« Un ado de 14 ans réputé violent et sa scolarité » 

Responsable de rédaction : Baudoin  HECQUET

15.10.2013

 

 

I. La situation

 

Julien, 13 ans, est élève de 1ère année secondaire, en enseignement général, dans un établissement scolaire de l’Etat. Il réussit,  mais  est exclu de son école au 30 juin, vu son comportement violent.

Une école d’un autre réseau (libre) l’accepte,  mais après 6 mois le renvoie à son tour, en invoquant aussi un son comportement violent. Il a alors 14 ans.
Sa famille s’adresse au service général de ce réseau d’enseignement et plus précisément à  la commission chargée de retrouver une école pour les élèves renvoyés : on lui désigne alors un coach, à raison de trois séances d’une heure, et on lui retrouve une école dans sa commune, où Julien termine son année mais  échoue. L’école garde cependant Julien lui permettant de poursuivre sa scolarité malgré son comportement violent et le réinscrit en 2ème, dans une section où le programme est adapté et la classe, moins nombreuse.

Hélas, à la mi-novembre, Julien est de nouveau renvoyé pour insultes et menaces  envers les élèves et les professeurs.

La Commission recontacte les parents de Julien et leur fixe un rendez-vous, auquel ils ne se rendent pas, puisque, déclarent-ils, « ils  ont trouvé une autre école » Rien n’est vrai et après un mois les parents reprennent contact avec la commission. Un coach reprend en main Julien à raison de six séances.

Le coach apprend qu’un juge de la jeunesse est déjà intervenu, contacte le service social du magistrat, qui l’informe que le père de Julien est violent, lui aussi.

Le juge remis en état d’alerte par l’absentéisme scolaire de Julien ordonne à celui-ci de fréquenter un service ambulatoire d’accrochage scolaire (SAMIO).  Après quelques entretiens dans ce service, Julien décrète qu’il n’en veut pas et qu’il préfère retourner à l’école, en enseignement général.

Le père reprend contact avec la Commission, mais son intervention est agressive tant vis-à-vis de celle-ci que vis-à-vis du coach toujours censé être actif.

 

 

Que peut faire la Commission ?

 

La Commission d’inscription devant ce cas et après cette succession de démarches, décide d’informer le  ministère de l’éducation de la Communauté Wallonie-Bruxelles et de lui renvoyer le dossier.  Mais que va- t-elle décider ?

 

II. Discussion générale

 

Pour information, le cas de Julien, bien que complexe, n’est pas isolé.

 

Entre le 16 août 2011 et le 30 juin 2012, la Commission de ce seul réseau d’enseignement a traité la demande de 500 familles pour motif de renvoi. En dehors de ce problème, 200 autres familles se sont aussi adressées à la Commission parce qu’elles cherchaient une école. C’est le cas par exemple des familles immigrées, mais aussi d’autres familles pour réaliser un transfert d’école.

 

Julien, lui, passe d’instance en instance et de professionnel en professionnel, mais n’est toujours pas scolarisé.

 

La Commission en charge de son dossier se trouve devant une situation très complexe : Des renvois, vu la violence de Julien, des mensonges, des rendez-vous non respectés, une injonction du juge que Julien ne suit pas, une certaine incoordination des intervenants, une violence intrafamiliale, une difficulté pour Julien de prendre conscience de ce que l’école exige, lui qui veut  pourtant retourner dans le secondaire général.

 

Etre scolarisé, et donc enrichir ses connaissances et ses aptitudes citoyennes et sociales, fait partie des droits de l’enfant. Mais l’on oublie souvent d’ajouter que réciproquement, il existe aussi des devoirs pour le jeune et sa famille. Lorsque l’on regarde des émissions TV sur l’école dans les pays émergents, on a l’impression que les élèves ont davantage que chez nous l’intuition de la chance qui leur est offerte : dans des classes pourtant surpeuplées et à l’équipement sommaire, ils donnent l’impression d’être de bonne volonté, attentifs, désireux d’apprendre … Chez nous comme chez eux, le devoir du jeune pourrait être de faire de son mieux pour bénéficier de ce qu’on lui offre. Faire de son mieux, ce n’est pas être parfait, ce n’est pas être tout de suite un super petit écolier modèle. Mais c’est au moins être d’accord pour rester face à l’enseignant dans une attitude positive, à la mesure des moyens en intelligence et en affectivité du moment. C’est accepter de ne pas se laisser aller et de ne pas tout saboter par principe. C’est accepter de recevoir de l’aide pour améliorer ce qui fait obstacle à la participation positive. Julien a l’air de vouloir retourner à l’école, c’est déjà ça, mais accepte-t-il de recevoir de l’aide pour atténuer cette violence insupportable qu’on n’arrête pas de lui relancer à la figure ?

 

Si c’est le cas, la commission pourra mieux remplir une mission difficile, en demandant certes des efforts d’accueil à une nouvelle école, mais en comptant davantage sur la responsabilisation de Julien.        

 

III. La violence et comment la gérer.

 

A. La violence des jeunes : constat et enjeux.

 

Certains jeunes ont un comportement violent important et répétitif, dont ils sont au moins pour une part responsables. Il s’agit ici de violence caractérisée, c’est à dire d’une aberration de la pulsion agressive, visant sans raison légitime la destruction des autres, des choses, de la vie ...

Il faut reconnaître cette réalité, sans pour autant céder au pessimisme politico-sécuritaire qui essaie de faire croire que « les jeunes sont de plus en plus violents et de plus en plus tôt », mais sans tomber non plus dans un angélisme qui voudrait en faire systématiquement d’innocentes victimes des circonstances, démunies de toute capacité personnelle de nuisance.

 

L’installation de cette violence chez ces jeunes répond souvent à des facteurs multiples et complexes, en addition ou en résonance les uns avec les autres : composantes génétiques, socialisation défaillante de la part de la famille, violence dans la famille, problèmes psychiques personnels ( par exemple mauvaise image de soi … ), rapports de force vécus avec l’école et la société, mais aussi jouissance de se sentir tout-puissant et liberté et choix de rechercher cette toute-puissance.

 

Par ailleurs, aucun jeune ne devrait jamais être réduit par le regard social à  ses manifestations de violence : il reste un être humain entier, porteur à la fois de ressources et de dimensions problématiques.

 

Comment respecter les personnes et les droits de ces jeunes, par un système éducatif et social qui favorise  l’épanouissement de leur personnalité, dont leur socialisation et leur scolarisation, tout en interdisant et sanctionnant  leur violence de façon adéquate ?

 

La priorité  ne devient-elle pas pour ces jeunes un travail approfondi sur la violence et sur l’intégration des valeurs élémentaires nécessaires à la vie en société, même si,  à terme la scolarité reste un objectif important ?

Il s’agit d’éviter que le jeune dérape de plus en plus dans la poursuite de comportements destructeurs antisociaux. Le dérapage peut s’alimenter du sentiment de puissance du jeune et du sentiment de mise en échec des adultes et des institutions. L’enjeu est  clairement de protéger le mineur contre lui-même (mesure protectionnelle) et non de le réprimer pour le plaisir de se sentir forts.

L’enjeu est aussi de dire que la société ne peut admettre la banalisation de la violence.

 

Traitons maintenant de la violence d’un jeune en tant qu’objectivement présente, mais aussi brièvement de la violence en tant que stigmatisation. Dans la première perspective, une Instance communautaire que nous appelons le « Tiers social » [1] est elle-même significativement préoccupée par la violence persistante du jeune.

 

 

B. Dans les cas où le constat de violence est objectivement posé.

 

 

1.    Pour éduquer le jeune ici concerné, la communauté doit disposer des ressources et de l’état d’esprit que voici :

 

 - un « Père social » efficace, synthétisant en une présence d’ensemble forte et cohérente les voix et les attitudes de tous les pères opérant dans le quotidien du jeune, capables ici de collaborer à un projet unique. Parmi les fonctions du père, il y a l’exercice d’une autorité juste et forte, dont les décisions se réfèrent aux Lois et aux meilleures des règles et sont suivies d’effet, avec les sanctions positives et négatives qui s’ensuivent.

 

- La capacité d’accueillir le jeune dit violent dans tout ce qu’il est, de reconnaître et de valoriser ses ressources positives, de lui insuffler de bonnes motivations et de l’espérance, de dialoguer avec lui comme avec tout être humain.

 

- La capacité d’interdire tous les actes fondamentalement antisociaux et notamment la violence, en disposant de sanctions efficaces, type récompenses et valorisations si le jeune respecte l’interdit, type réparations et punitions s’il le transgresse.

 

- La capacité de donner des soins, voire d’y contraindre le jeune dans la mesure où une partie au moins de sa violence relèverait de problématiques familiales, intrapsychiques ou organiques.

 

- Un équipement collectif adapté : écoles et centres résidentiels bien équipés en personnel et en moyens spécifiques d’éducation, d’instruction et de soins.

 

2. L’exclusion du jeune hors de son endroit de vie actuel peut-il faire partie d’une prise en charge globale ?

 

L’école doit permettre aux élèves d’apprendre et de se socialiser ; ceci nécessite des règles collectives de collaboration qui excluent la violence persistante. L’école doit protéger sa population contre la violence de certains jeunes.

Par contre, elle doit éviter une exclusion comme seule et rapide solution.

 

Cela veut dire aussi que l’école doit pouvoir  recourir aux services sociaux et judiciaires, non pour passer une patate chaude, mais quand la complémentarité avec eux est estimé potentiellmentpotentiellement utile.

On peut regretter que les directeurs d’école et les équipes de professeurs ne soient pas assez soutenus pour réfléchir à de telles situations y compris avec l’aide des psychologues scolaires.

 

Au sein d’une telle réflexion d’ensemble, on ne peut ni  rejeter à tout prix l’idée de l’exclusion, ni en abuser.

On y recourt parfois trop vite et trop émotionnellement au nom de réglementations peu réfléchies, alors que le jeune est encore intégrable et susceptible d’évoluer ( par exemple, pour se débarrasser d’une dimension épuisante de ses agirs quotidiens,  l’autorité scolaire prend prétexte d’un passage à l’acte davantage significatif … par exemple certaines activités sexuelles ou liées à la drogue, comme d’avoir de l’herbe dans son sac après le passage de chiens policiers … )

 

Mais inversement, il faut reconnaître humblement que certains jeunes ne sont plus gérables là où ils sont. Par exemple, ils montrent répétitivement et clairement qu’ils ne veulent plus être là, via au moins des provocations répétées qui pompent l’air de leur communauté de vie. Ou bien, ils sont à l’origine de destructions importantes et répétées (vraie violence) D’autres ont posé un acte destructeur majeur qui leur vaut le rejet de beaucoup, notamment des adultes ( blesser quelqu’un jusqu’à son hospitalisation )

Ou encore, ils sèment des angoisses trop fortes dans la majorité de la communauté, et il est impossible de les réduire. Il faut prendre en considération les séquelles parfois sévères que subissent certains enseignants suite aux actions violentes d’un jeune élève. L’exercice professionnel de ceux-ci et/ou leur retour nécessitent-ils pas  l’écartement du perturbateur violent ?

 

Même lorsqu’elle est indiquée alors, la « sortie » de l’endroit de vie actuel ne devrait pas être présentée comme « la » sanction. Les sanctions, ce sont plutôt les activités de réparation que l’on devrait exiger du jeune pour rendre compte de ses actes antisociaux.

 

L’exclusion constitue  plutôt un constat : celui de l ’impossibilité de continuer à vivre ensemble. La « sortie obligatoire » devrait  alors s’accompagner d’une réorientation estimée  plus ou au moins aussi intéressante pour le jeune. Il ne devrait jamais s’agir de l’évacuation pure et simple d’une « patate chaude ». L’institution qui fait sortir (famille, école …) garde une part de responsabilité face à cet être en devenir qu’elle a accueilli un jour et pour lequel il faut trouver un nouveau lieu de vie susceptible d’être ressourçant.

 

Dans les cas graves, la violence est préoccupante et constitue en tout état de cause un délit. Un juge de la jeunesse (juge pour mineurs) gagnerait alors souvent à être assez vite associé au processus de passage et de réorientation, puisqu’il est le seul, dans une société démocratique, à disposer d’un pouvoir d’aide contrainte. Il ne s’agit (plus) pas de tergiverser via les agences sociales d’Etat (type SAJ en Belgique francophone) en cherchant laborieusement, longuement et stérilement à savoir si le jeune est d’accord sur le principe d’une aide à l’amiable.

La déjudiciarisation, souvent préconisée actuellement doit être envisagée avec précaution dans certaines situations afin d’en éviter les inconvénients potentiels. La justice pour mineurs, dans son essence la plus profonde, est une justice éducative, et cette identité doit être promue dans le monde entier. Il faut aussi rappeler que la justice restaurative n’est pas ipso facto applicable, en tout cas à elle seule, face à des délits graves ou à des crimes.

 

Une mesure éducative peut donc comporter une dimension sanctionnelle : citons le placement court en IPPJ - 15 jours en régime ouvert – qui,  s’il  est clairement sanctionnel, s’avère nécessaire pour certains mineurs qui banalisent fortement la violence ou la récidive (la rigueur relative de la sanction les aide à prendre conscience de la gravité de l’acte) La sanction éducative n’est pas pour autant une mesure répressive.

L’option alternative de l’intervention par le SAMIO [2] permet de sauvegarder  la scolarité du mineur, tandis que le placement en IPPJ met inévitablement mais temporairement la scolarité entre parenthèse.

 

3. Passer vers où ?

 

Les jeunes les plus violents nécessitent des moyens de prise en charge spécialisés : éducateurs et enseignants bien formés pour vivre le quotidien avec eux ; soignants de leur (éventuelle) dimension problématique.

 

Il est donc illusoire de croire que l’on peut arranger les choses à coups de menaces et d’extorsion de promesses de bonne conduite, en faisant circuler ces jeunes d’école lambda en école lambda. On devrait disposer d’écoles spécialisées pour jeunes dits « caractériels », sans réduire tout de suite le type d’enseignement qu’ils vont suivre ( enseignement général ou professionnel ). En Belgique francophone et à notre connaissance, une seule école (le Snarck à La Louvière) propose l’enseignement général … Comme c’est triste !!!

 

Pour des raisons géographiques au moins, et parfois pour les nécessités de l’ éducation elle-même, des internats spécialisés devraient être adossés à ces écoles ou proches d’elles.

Le soutien et l’autorité du Juge de la Jeunesse pourraient constituer une contribution importante, nous y avons déjà fait référence.

 

4. Cela étant, quel est le rôle de toute école que Julien pourrait fréquenter ?

 

- Veiller à donner sa chance à chaque jeune qu’elle accueille, donc aussi à Julien.

 

- Eviter les étiquetages trop rapides et les exclusions-passages à l’acte : un jeune qui dérange, qui provoque l’ordre établi, qui chahute, qui se montre impoli à l’occasion n’est pas ipso facto un jeune violent ( c’est à dire qui détruit significativement ) nénamoinsnéanmoins si l’ on se cantonne trop vite à un rapport de force avec lui, il peut  devenir négatif et violent par désespoir, au fil du temps, en réponse aux provocations négatives des adultes.

 

- Parler avec tous les jeunes, s’intéresser positivement à eux, reconnaître leurs ressources positives, être en dialogue partout où c’est possible.

 

- Ne pas nier néanmoins que, même dans ce contexte de respect et d’encouragement, une vraie violence peut exister. Rester objectif en face d’elle. Bien réfléchir à la nature des sanctions qui doivent rester les plus constructives possibles.

Nous pouvons aussi nous référer à notre fiche 07 du BICE-Belgique : «  Un Conseil des Citoyens à l’école » § II 2 « Gérer les conflits et les incivilités » :

 

Violences et incivilités  entre élèves et entre  élèves et  professeurs : l’école citoyenne, face à cet embrasement, construit un contre-feu selon un processus constructif et non destructeur : les élèves, professeurs et éducateurs en discutent entre eux dans le cadre d’un conseil et décident des sanctions avec tous les acteurs concernés.

 

- Ne jamais décider l’exclusion sous le coup des émotions de la communauté. Ne pas la présenter comme « la sanction », mais comme un constat d’impossibilité. Accompagner la transition et ne pas jouer à la « patate chaude »

 

C. Dans le cas où l’étiquetage de la violence est abusif.

 

Ce risque est loin d’être nul. Les écoles s’enlisent parfois dans de purs rapports de force avec des jeunes rebelles, impertinents, qui aboutissent très rarement à la soumission de ceux-ci. Bien plus souvent, c’est l’escalade des sanctions, l’échec parce que jeune n’a plus envie de donner le meilleur de lui-même face à des adultes qui ne l’aiment pas et parce que les profs n’ont pas envie de faire des cadeaux – au moins cela ! – lors des délibés de fin d’année. L’année suivante, l’école fait comprendre que le jeune n’est plus le bienvenu ( quitte à le laisser passer de classe s’il est intelligent ) et les parents et le jeune décident de changer d’école, tant le quotidien est devenu infernal.

 

Ce risque est loin d’être nul. Les écoles s’enlisent parfois dans de purs rapports de force avec des jeunes rebelles, impertinents, aboutissant très rarement à la soumission de ceux-ci. Bien plus souvent, c’est l’escalade des sanctions, l’échec parce que le jeune n’a plus envie de donner le meilleur de lui-même face à des adultes qui ne l’aiment pas et parce que les profs n’ont pas envie de faire des cadeaux – au moins cela ! – lors des délibérations de fin d’année. L’année suivante, l’école fait comprendre que le jeune n’est plus le bienvenu ( quitte à le laisser passer en classe supérieure s’il est intelligent ) et les parents et le jeune décident de changer d’école, tant le quotidien est devenu infernal.

 

Ceci n’est certainement pas une vue de l’esprit : un de mes jeunes clients, déluré, un peu impertinent, quelque peu bagarreur ( bagarres de cour de récréation pas bien graves ) [3], n’a malheureusement pas la bonne couleur de peau. Un certain nombre de ses professeurs et le proviseur de son collège l’ont « dans le nez », comme on dit. Il vient d’être exclu trois jours pour avoir apporté quelques cartouches vides à l’école, trouvées dans la cave de son père. Et un jour de plus pour avoir filmé un « Harlem shake » que faisaient quelques copains.

 

De telles stigmatisations faciles, avec menace d’exclusion ou de renvoi en fin d’année, se produisent davantage dans des écoles individualistes, où l’ambiance entre adultes est mauvaise, et où le projet pédagogique est théorique et a peu à voir avec l’accueil des enfants et des jeunes, surtout les turbulents pas très socialisés.

 

Restons donc honnêtes et nuancés dans nos analyses, tolérants et encourageants, en excluant les rapports de force systématiques !

 

Mots-clé :

 

VIOLENCE, exclusion, violence scolaire, exclusion scolaire, sanctions, école secondaire.

 

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Notes

Notes

 

[4]  Nous appelons « Tiers social » un groupe – fictif – de personnes choisies au hasard, entre 15 et 75 ans, réputées ne pas souffrir de pathologie mentale grave, et à qui on demanderait de statuer sur des phénomènes humains et sociaux.

 

[5]  2. Services ambulatoires belges créés en 2011 qui travaillent dans le milieu de vie avec un projet éducatif intense, sous mandat judiciaire, avec des jeunes auteurs de délits ( voir lien http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=3818 )

 

[6]  On étiquette trop facilement et indûment en violence des affrontements physiques entre jeunes de force plus ou moins égale, surtout des garçons, qui se sont bien provoqués mutuellement. Ces bagarres finissent alors spontanément de leur belle mort ( un des deux est mis à terre … où il reçoit encore l’un ou l’autre coup de pied, et basta ! ) Bien sûr c’est mieux de régler les choses par la seule parole, mais des démonstrations de force plus physiques peuvent encore faire partie de la vie jusqu’à un certain point !

 

 

 

 



[1]  Nous appelons « Tiers social » un groupe – fictif – de personnes choisies au hasard, entre 15 et 75 ans, réputées ne pas souffrir de pathologie mentale grave, et à qui on demanderait de statuer sur des phénomènes humains et sociaux.

 

[2]  2. Services ambulatoires belges créés en 2011 qui travaillent dans le milieu de vie avec un projet éducatif intense, sous mandat judiciaire, avec des jeunes auteurs de délits ( voir lien http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=3818 )

 

[3]  On étiquette trop facilement et indûment en « violence » des affrontements physiques entre jeunes de force plus ou moins égale, surtout des garçons, qui se sont bien provoqués mutuellement. Les mots d’abord, les poings ensuite. Ces bagarres finissent alors spontanément ( un des deux est mis à terre … où il reçoit encore l’un ou l’autre coup de pied, et basta ! ) Bien sûr c’est mieux de régler les choses par la seule parole, mais des démonstrations de force plus physiques entre jeunes peuvent encore faire partie de la vie jusqu’à un certain point !