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LA GUIDANCE

PARENTALE

* biographie et recueil de publications scientifiques du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno.
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La guidance parentale - L'accompagnement des parents dans l'aide éducative et thérapique.

Le texte qui est au dos du livre.

Alors que la « guidance infantile » constitue une activité aujourd'hui bien connue des éducateurs et des familles, la tâche de la guidance parentale ne se voit pas encore identifiée dans sa signification propre. Pourtant, l'évolution des parents représente une nécessité entièrement solidaire de tout effort éducatif et rééducatif.

L'ouvrage que voici apporte à ses lecteurs une introduction à cet accompagnement où l'avenir du couple parental est envisagé avec autant d'attention que celui de leurs enfants. Le déroulement des entretiens, l'attitude du consultant, l'impact de ses paroles et initiatives se trouvent évoqués de manière toujours proche de la pratique quotidienne. Ainsi, l'éducateur, le psychologue, le travailleur social accédera-t-il à de prometteuses possibilités de prise de conscience et d'élargissement de son action.

« Educateurs » Collection dirigée par Henri Sztulman.

DANS LA MÊME COLLECTION

M.D. MATISSON : L'entretien avec les parents
F. KLEIN et R. DEBRAY : Psychothérapies analytiques de l'enfant
J.C. ARFOUILLOUX : L'entretien avec l'enfant
G. RAIMBAULT : L'enfant et la mort
J.R. BASCOU : L'enfant et le mensonge
H. GIRAUD : L'enfant inadapté à l'école
J. CORDEIRO : L'adolescent et sa famille
P. HANRY : Les enfants, le sexe et nous
A. SCHUTZENBERGER et M.-J. SAURET : Le corps et le groupe
G. PIATON : Education et socialisation
M. LESCURE : Les carences éducatives



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La guidance parentale - L'accompagnement des parents dans l'aide éducative et thérapique.

Préface.

Le terme de guidance a fait retour à la langue française après avoir été utilisé dans les pays anglo-saxons pour dénommer les centres médico-psychologiques destinés au traitement des enfants et de leurs parents.

Le guide est le personnage qui permet de parcourir un chemin difficile et dangereux et qui accompagne les voyageurs. Ce double aspect de voyage et d'accompagnement fournit une bonne métaphore de ce qu'il convient de faire pour les parents des enfants qui sont examinés et traités dans les services psychiatriques.

Dans les centres de guidance infantile, on a souvent préconisé pour les parents l'application du travail psychosocial de cas ( « social case-work ») ici un travailleurs social, celui ou celle qui a eu avec eux le premier contact, qui a travaillé pour reconstruire l'anamnèse, continue à suivre la mère ou les parents de l'enfant traité. Il ne s'agit pas d'une psychothérapie camouflée et mise en oeuvre pour un patient qui ne sent pas souffrir, sinon des difficultés dont souffre l'enfant; on est en effet devant un parent dont les traits de caractère ou le comportement provoquent les réactions de l'enfant. A celles-ci, il réagit lui-même de façon rigide et provocante, en fonction d'autres conflits, en particulier ceux de son propre passé. La relation entre le parent et le travailleur social a un sens maturatif à travers les identifications qui s'y organisent et elle a un sens éducatif en fonction des élaborations nouvelles auxquelles elle peut conduire.

Des ambitions plus thérapeutiques concernant les parents se sont fait jour dans les techniques de psychothérapie familiale. L'idée que l'enfant dit malade est le porte-parole du malaise familial a conduit à diverses approches qui visent à améliorer les conditions de la communication. Ces traitements sont plus ou moins systématiquement conduits et représentent à certains égards une réaction contre la thérapeutique centrée sur un patient.

Il faudrait savoir gré à Jean-Yves Hayez d'avoir élaboré à partir de nombreux travaux partiels et à partir de son expérience une somme d'études concrètes sur les principes et les méthodes de cette approche des parents qui deviennent « les clients » de divers services auxquels ils ont conduit leurs enfants.

Quel que soit le centre de la réflexion et de l'action entreprises, les parents constituent un des pôles, sinon un des centres d'action pour le service. Jean-Yves Hayez distingue à ce sujet les fonctions d'écho et d'intervention : ici entrent en jeu l'encadrement et le renforcement, l'information et le témoignage, la direction enfin. Dans chaque cas, on voit définis les principes qui conduisent aux divers modes d'action, enrichis par des références très illustratives.

Après cette exploration méthodique, la guidance apparaît bien comme on le pensait, comme un accompagnement qui apprend à s'accepter comme parent et être humain avec ses espoirs et ses contraintes dans les divers rôles et les diverses situations qu'implique cette fonction.

Sans doute s'agit-il là d'un travail dont les perspectives sont modestes par rapport aux objectifs que se proposent certaines thérapies familiales où les thérapeutes n'apprennent pas comme les parents dans la guidance à renoncer raisonnablement à leur pouvoir.

La modestie des objectifs poursuivis correspond bien au scepticisme raisonnable de ceux qui connaissent le poids de la névrose de caractère des parents. De ce fait cet ouvrage précis et documenté constitue une somme précieuse d'expériences documentées. Il constituera un guide pour tous ceux que préoccupe la difficulté technique d'un abord positif pour les parents et les familles des enfants suivis dans les centres de psychiatrie de l'enfant.

S. Lebovici.




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La guidance parentale -
L'accompagnement des parents dans l'aide éducative et thérapique.


AVANT-PROPOS.

La guidance des parents est une forme d'accompagnement à laquelle on devrait recourir fréquemment : elle constitue une modalité de base pour ceux qui travaillent dans le domaine de la psychopathologie infantile : il est bien difficile d'aider un enfant à épanouir son affectivité, par exemple dans une psychothérapie, si, parallèlement, les parents ne lèvent pas leurs propres barrières par l'intermédiaire d'une élaboration faite en guidance; à minima, la guidance facilite donc leur acceptation du travail de l'enfant en thérapie ou en rééducation. A un degré d'investissement plus grand, et même en dehors d'une éventuelle psychothérapie de l'enfant, l'on peut estimer que les parents et l'enfant sont les principaux artisans de la reconstruction de leurs zones inachevées, mais l'exercice plénier de cette fonction suppose une liberté affective et une compétence technique à laquelle la guidance essaie de contribuer.

Ceci dit, la guidance est une forme psychothérapeutique particulièrement difficile, surtout parce que la demande des clients est complexe, variable d'un cas à l'autre, et qu'elle ne concerne pas à chaque fois une réflexion sur eux-mêmes, ni un désir de travailler principalement au bonheur de l'enfant.

Malheureusement, à ma connaissanoe, on n'a pas encore rédigé une synthèse qui décrive les techniques et les objectifs des guidances de parents. D'excellents articles ont été publiés, mais ils n'en développent qu'un aspect partiel ou n'en brossent qu'un rapide résumé. Je tente de combler cette lacune, encore que ce livre soit essentiellement un témoignage qui décrit et met en ordre quelques manières de procéder, et non un traité de la guidance. En effet, les sources auxquelles je me suis référé ont été des données de la littérature, mon expérience clinique, et surtout celle de quelques praticiens (1) : c'est leur réflexion préalable sur des cas vécus qui en a rassemblé les premiers éléments, et ce sont des interviews réalisés en cours de rédaction qui ont permis de faire le plan et d'organiser les matériaux.

Qu'ils en soient chaleureusement remerciés?

Notes.

(1). Nommément : A. Bardos, A. Certwensinska, M. Costantini, P. Deneuter, D. De Smedt, B. Gendebien, T. Henckes, P.J. Fontaine, J.P. Leclerq, C. Lenoir, M.F. Lisen, A. Patsalides et E. Van Dieren.




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Annexes.

SITUATION DE VALERIE ET DE MONIQUE

Voici deux situations d'enfants et de leur famille. Je n'ai pas voulu raconter tout ce que l'on connaissait d'eux, mais rendre les points saillants de leurs dossiers, tels qu'en a pris connaissance le thérapeute au début de la relation de guidance, après la phase diagnostique : état inachevé et quelque peu théorique d'une réflexion qui laisse ouverte bien des questions, mais qui est suffisamment avancée pour qu'on se lance dans la relation d'aide sans collecter encore beaucoup d'informations. Ce serait tricher que de raconter avec plus de détails ce qui n'était pas connu alors ... Après avoir esquissé le cas, je dis, en quelques mots, quelle a été la politique de la thérapeute lors des premières séances.

1. SITUATION DE VALÉRIE

Valérie est une petite fille de huit ans, signalée comme prépsychotique : « enfant doué, qui ne peut utiliser ses possibilités intellectuelles, étant donné l'envahissement complet de sa personne par son affectivité : par moment, elle vit dans le monde de ses fantasmes; ailleurs, elle vit dans une angoisse intense et se défend par un repli sur elle-même elle se ferme totalement. A d'autres moments, elle reste cependant accessible aux sollicitations de l'entourage ».

Ses parents ont déjà consulté pour des troubles comportementaux, alors qu'elle terminait son école maternelle : balancements et autres signes ou demandes régressives apparues depuis un an ou deux ( mange salement, suce son pouce, tombe à répétition, « parfois elle fait la bête et parfois elle sait être très maligne, elle fabule, elle est très distraite »). Les parents se montrent réticents à l'idée d'envoyer l'enfant en psychothérapie et de participer eux-mêmes à une guidance et ne l'entreprennent qu'après deux ans d'hésitations; lors des retrouvailles, l'on note l'ambivalence, la tristesse et l'anxiété de la maman : « Elle est mal à l'aise; défendue ( se mord les doigts ); parfois prête à pleurer; elle garde beaucoup de distance; elle affirme qu'elle fait tout pour son enfant, mais se montre aussi fort énervée; elle annule rapidement les reproches qu'elle a adressés à son mari : « Nous nous entendons très bien; nous sommes un bon ménage; elle redoute de venir, parce qu'elle doit toujours parler de son enfant, et dire qu'elle est difficile ». La politique de la thérapeute, au cours des quatre premières séances, a été de se centrer sur le vécu de la mère et sur le sien propre pour donner droit de cité au sentiment d'irritation engendré par les écarts de comportement de l'enfant; puis, elle s'est centrée sur les limites à instaurer dans la relation mère-enfant. Ensuite, la thérapeute a analysé l'état de malaise existant dans la situation hic et nunc : « Ici aussi, on peut se limiter et cadrer son discours en dehors de Valérie, dans d'autres champs plaisants ». La mère a pu alors parler de sa difficulté à être femme autonome ( en comparaison avec la thérapeute : centration thérapeute-parent ).

2. SITUATION DE MONIQUE

Monique ( cinq ans ), aînée d'une petite soeur ( deux ans ) est décrite par sa maman comme un enfant très fatigant : « Elle est exigeante, elle se cabre pour un oui ou pour un non; elle est rigide, « Non, c'est non »; c'est un tyran : il faut faire ses lacets, l'habiller; elle est beaucoup trop calme. Elle se bat sans arrêt avec sa petite soeur ». La maman se reproche partiellement cet état de fait : « Je m'emporte très vite; je ne cède pas; je suis mal à l'aise avec elle ». Elle signale quelques tensions conjugales, qu'elle attribue au caractère effacé de son mari qui la laisse prendre toutes les initiatives domestiques.

Après passation de tests projectifs et observation en salle de jeux, on avance l'hypothèse d'une névrose chez l'enfant : « l'oedipe est atteint; l'ambition phallique est importante; la rivalité mère-fille s'est déplacée sur un terrain anal; il y a quelques défenses obsessionnelles contre l'érotisme anal ».

La maman accepte l'idée d'une guidance. Au cours des quatre séances dont j'ai rapporté des extraits, la thérapeute essaie de rendre plus transactionnel le discours de la maman, et cherche les répercussions en elle des difficultés de son enfant. Cela confronte petit à petit la maman à sa place inconfortable dans la famille : par le biais de questions, de suggestions, la thérapeute essaie de changer cette place et fait en sorte que la maman se donne davantage le droit d'être elle-même.



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Conclusions.

Voici quelques points qu'il me paraît important de garder en mémoire :

A. La guidance des parents est une situation thérapeutique compliquée :

- le client ne vient pas essentiellement pour se soigner, lui, et pourtant la solution du problème qu'il amène passe souvent par une maturation partielle de sa manière d'être. L'on peut donc commencer par accroître sa motivation à se centrer sur lui, encore que l'on arrive rarement à une intensité comparable à l'engagement dans une thérapie personnelle;

- le thérapeute prétend s'occuper de deux personnes au moins : le parent et l'enfant, qui est absent. D'où des ruptures provoquées dans le fil spontané du discours du client : il faut toujours penser aux effets sur l'autre de ce qu'il dit et de ce qu'il ressent. L'enfant étant absent, et le parent et le thérapeute se chargent de le représenter, ce qui ne va pas sans distorsions : l'image qu'on en donne est toujours quelque peu projective et ce qu'on lui transmet est souvent tronqué. La solution naturelle de cette difficulté est-elle la thérapie familiale? Oui, si les participants la supportent : elle constitue un remaniement global des interactions familiales; chacun y est invité à déposer ses masques, ce qui, dans notre culture, n'est pas si facilement accepté entre deux générations;

- le thérapeute représente la réalité extérieure en même temps qu'il écoute l'expérience intérieure du client : il représente les partenaires absents, donne des informations, « des éléments de réalité », et invite le client à s'adapter, dès la séance, au morceau de réalité qu'il incarne. Après quoi, il revient au monde intérieur du client et évalue les effets sur lui de ses interventions « externes » : les éléments extérieurs ont-ils été intégrés ou rejetés? L'ont-ils blessé? Les a-t-il acceptés facilement? Quelles défenses ont-ils induites?

B. Les attitudes et les interventions thérapeutiques que j'ai décrites sont très variées.

1. Cela tient à la manière dont a été constitué le livre : un groupe a donné ses expériences cliniques et bien sûr, chacun de ses membres n'employait pas toutes les attitudes décrites! Comme le lecteur, il avait fait une sélection et retenu ce qui correspondait à son tempérament, à son idéologie, aux circonstances de son travail et aux besoins de son client.

2. Toutefois, aucune de ces attitudes ne s'oppose à l'idéologie que j'ai esquissée au chapitre VII. Même si elles renvoient à des écoles de psychothérapie apparemment opposées, elles constituent chacune un moyen d'incarner les valeurs signalées : par exemple, un conseil donné permet souvent de faire une meilleure place à l'autre; une V.N.D. permet de s'accepter davantage ...

3. Le plus souvent, il n'y a aucun problème à voyager A L'INTÉRIEUR d'une grande catégorie de référence : en fonctionnant comme écho, l'on passe constamment de l'écoute silencieuse, au reflet, à la V.N.D. ou à l'interprétation; j'ai même précisé que le découpage en sous-catégories avait quelque chose d'artificiel, car dans les zones frontières - qui sont grandes - c'est le thérapeute qui décrète « Telle phrase est un reflet; telle autre une interprétation ».

4. Il n'y a pas non plus de sérieux problème à passer d'une grande catégorie à une autre : après avoir renforcé la confiance en soit du client par un don symbolique, ou lui avoir donné un conseil, je fonctionne comme écho pour évaluer avec lui l'impact de mon intervention. Après m'être fait l'écho de son monde expérientel, je lui suggère une nouvelle attitude pédagogique qu'il est capable d'adopter parce qu'elle correspond à son monde intérieur, etc ...

5.Il y a pourtant une différence entre L'UTILISATION des fonctions d'écho et d'intervention. Celles-là sont un axe de référence obligé, une toile de fond constante qui, à la limite, se suffit à lui-même. Inconstamment, elles se prolongent par des interventions qui, quantitativement, peuvent devenir prépondérantes, mais qui se terminent TOUJOURS par un écho au moins discret : « Comment le client a-t-il reçu la gratification, l'information, la directive? ». Une intervention se solde toujours par un écho; un écho pas nécessairement par une intervention : beaucoup de parents sont aptes à trouver tout seuls de nouveaux comportements, une fois qu'ils se sont mieux acceptés.

6. Quels critères déterminent-ils qu'une guidance - ou une tranche de guidance - soit de type ECHO ( --> interventions ) ou INTERVENTIONS ( --> écho?). Le tableau suivant donne quelques indications qui ne sont pas exhaustives!


Commentaires :

1. Par « interventions », j'entends surtout l'orientation que le thérapeute imprime aux parents en exerçant sa fonction directive, en témoignant de ce qu'il est et en donnant des informations. Est moins concernée sa politique de gratifications ou de frustrations qu'il faut plutôt comprendre comme une ambiance thymique qui est diffuse dans toutes les fonctions de la guidance.

2. Mettre en première place ce que désire le thérapeute, ce n'est pas une position de principe, mais de réalité : ce qu'il désire est le moteur ou le frein le plus puissant à ses fonctions possibles! Quant à sa compétence, elle détermine si, avec des parents très perturbés, prépsychotiques par exemple, il osera refléter et mettre de l'ordre dans leur monde intérieur ou s'il doit se contenter de les écouter, de les rassurer, et de les diriger là où ils le veulent bien.

3. Si la situation est critique, il faut parfois aller vite dédramatiser en informant du sens de ce qui se passe, donner un conseil pratique, dire ce qu'on ferait soi-même. Les fonctions d'écho amènent des résultats plus lents, mais plus durables (4) parce qu'il y a remaniement des structures. Il ne faut pas nécessairement viser un résultat profond : parfois, après quelques mois, l'enfant ne recommencera plus jamais le symptôme qui a amené à consulter!

5. « Eléments de personnalité » doit être entendu dans un sens dynamique : la manière d'être aujourd'hui, qui n'a peut-être rien à voir avec celle d'hier, et à laquelle le thérapeute doit s'adapter; il eut mieux valu parler d'éléments transactionnels, car le contre-transfert est également engagé dans ce qui est une unité transactionnelle. Je donne quelques indications, mais le tableau est à compléter.



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La guidance parentale - L'accompagnement des parents dans l'aide éducative et thérapique.

Table des matières.
TABLE DES MATIERES

PRÉFACE DE S. LEBOVICI

AVANT-PROPOS

CHAPITRE I : QU'EST-CE QUE LA GUIDANCE DES PARENTS?

A. Première définition
B. Place de la guidance parmi d'autres relations thérapeutiques
C. Quelques limites de la guidance

CHAPITRE II : OBJETS DES FONCTIONS THÉRAPELITIQUES

A. Que faut-il entendre par « objets »
B. Centration sur la relation parents-enfants
C. Centration sur l'enfant
D. Centration sur un parent
E. Centration sur la relation homme-femme
F. Centration sur le thérapeute et sur la relation thérapeute-parents
G. Centration sur la relation thérapeute-enfant
H. L'environnement

CHAPITRE III : LES FONCTIONS D'ÉCHO

A. Généralités
B. L'écoute
C. Le reflet
D. La verbalisation des non-dits ( V.N.D.)
E. L'interprétation
F. Avantages, risques et inconvénients des fonctions d'écho

CHAPITRE IV : LES FONCTIONS D'INTERVENTION

Première partie : Les fonctions d'encadrement et de renforcement

A. Généralités
B. La recherche et le maintien de l'alliance
C. La restauration
D. La réassurance
E. La déculpabilisation

Deuxième partie : Les fonctions d'information et de témoignage

A. Définitions
B. Avantages, risques et inconvénients de l'information
C. Quelques objets de l'information
D. Processus de l'information
E. Autres fonctions qui accroissent le sens de la réalité extérieure
F. Le témoignage

Troisième partie : Les fonctions directives

A. Généralités
B. Régulation de l'éthique du client
C. Représentation des lois
D. A propos des tâches
E. Fonctions directives exercées par un délégué permanent ( D.P.) d'un tribunal de la jeunesse

CHAPITRE V : QUESTIONS FORMELLES

A. Techniques psychodramatiques
B. Problèmes formels de l'échange verbal
C. L'envoi de lettres

CHAPITRE VI : QUESTIONS D'ORGANISATION

A. Durée de la guidance et fréquence des séances
B. Rupture de la guidance
C. Le savoir extérieur du thérapeute
D. Coexistence d'une psychothérapie individuelle et d'une guidance
E. Un ou deux thérapeutes pour les parents et l'enfant?
F. Présentation de la guidance aux parents

CHAPITRE VII : RÉFLEXIONS SUR L'IDÉOLOGIE

A. Les valeurs sous-jacentes
B. Le mouvement du thérapeute de l'acceptation à l'action et au renoncement

ANNEXES : SITUATION DE VALÉRIE ET DE MONIQUE

CONCLUSIONS

BIBLIOGRAPHIE




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La guidance parentale -
L'accompagnement des parents dans l'aide éducative et thérapique.


Pour stimuler votre intérêt.

Je vous propose quelques pages du livre. ( pages 56 à 68 y/c. )


... D. Centration sur un parent ...

1. Définition


C'est la transposition au parent de la définition donnée au paragraphe précédent à propos de l'enfant ( voir page 44 ) : s'occuper du monde intérieur du parent et de ce qui, dans son comportement, ne concerne pas son enfant; ne pas s'interroger sur les réactions, les sentiments ou les idées en retour de l'enfant.

Toutefois, pour la clarté de l'exposé, j'envisagerai dans le paragraphe suivant la relation homme-femme, c'est-à-dire la relation conjugale et le partage de la fonction parentale entre les époux.

2. Aspects de la centration


a) Il est souvent intéressant de se pencher sur ce que le client vit ACTUELLEMENT.

Ce sont d'abord ses conflits et ses malaises affectifs, qu'ils soient conscients et bien exprimés, qu'ils restent à l'état d'un non-dit confus ou caché ou qu'ils soient même inconscients.

Sans concerner toute sa personnalité, on essaie, plus modestement, de dépasser avec lui des points nodaux personnels qui gênent secondairement la relation avec son enfant.

ILL.

Je dédramatise souvent des fantasmes qui déterminent des interventions pédagogiques maladroites. « Que pourrait-il se passer si vous le quittiez pour aller au cinéma? Imaginons que vous n'intervenez pas, quel genre de choses incroyables, tristes, dramatiques ... peut-il se produire? Pensez-vous parfois à ce dont nous rêvons maintenant? ». Les parents finissent par dire qu'ils sont anxieux, tourmentés.

Je parle alors de leur « caractère » anxieux en dépassant le cadre étroit de la relation à l'enfant pour en explorer un peu les sources, les répercussions générales et la manière de l'aménager.

- ( Valérie ) A la suggestion : « N'est-ce pas très lourd pour vous? ( les frasques de Valérie ) », la mère répond : « Il faut bien que je la supporte, elle n'est pas comme les autres ». Et la thérapeute répond : « Quand même, ça doit être agaçant quand elle se balance à longueur de journée, ou qu'elle crie pour des riens ». Cependant, c'est là une intervention de force, un combat de vitesse entre la mère et la thérapeute pour que soit reconnu un rejet, via la reconnaissance que ce rejet est « normal ». Une autre piste intéressante eût été d'analyser la phrase « il faut bien que je la supporte ». D'où lui vient cet ordre interne qu'il faille faire abstraction de soi? Par quels fantômes lui est-il dicté?

A-t-elle parfois forcé ses parents à la supporter? ... Approche qui offre encore l'avantage, au lieu que seul l'affect soit mis à jour, de proposer des représentations dont il est possible qu'elles lui soient liées.

Est-il préférable, par cette libération affective, de permettre au client d'exprimer toute sa dépression et son impuissance, dans le cadre d'un transfert de plus en plus régressif, ou vaut-il mieux renforcer ses investissements narcissiques et son Moi : lui donner des tâches, en soutenir l'exécution, encourager ce qu'il réussit? Le premier procédé est plus long, mais aboutit à des reconstructions plus solides. Il passe souvent par des décompensations provisoires qui sont de toutes façons dommageables pour l'enfant. Dommages qui sont parfois durables et dont il faut tenir compte. Par exemple, dans les cas de phobies scolaires en voie d'installation, l'expérience semble montrer que l'on a de meilleurs résultats en aidant les parents à être fermes, plutôt qu'en leur permettant de trop parler de leurs angoisses personnelles.

Si l'on choisit d'explorer les conflits du client et qu'il y consent clairement, l'on est parfois amené à situer dans sa souffrance personnelle la cause de l'entretien d'un problème relationnel : dans un système de stimuli et de réponses réciproques parents-enfants, l'un des stimuli émis par le parent est suffisamment intériorisé et répétitif, quelles que soient les modifications extérieures. Dans la mesure où on lui renvoie cette perception, c'est intéressant de signaler au client la possibilité de pacifier ce secteur pathogène : « C'est lourd, cette anxiété dont vous parlez, qui vous étreint à propos de tout et de rien. Elle est tellement forte qu'elle vous amène à paralyser en partie votre enfant ... Vous savez aussi bien que moi que c'est ennuyeux pour vous deux et ça ne vous aide pas de le savoir sans plus ... il est possible de tenter de vous en libérer, ce qui vous permettrait de vivre plus sereinement ... il existe des moyens d'aide appelés psychothérapies ...».

On se centre aussi sur le client quand on travaille à augmenter son estime de soi : demander son avis, son opinion ... lui demander conseil ... l'encourager ... souligner ses capacités à faire face à la situation, respecter ses initiatives ...

L'idée sous-jacente est qu'il faut une bonne estime de soi pour croire qu'on a des ressources qui peuvent être exploitées; il faut aussi s'aimer suffisamment pour aimer un autre sans trop attendre en retour. Et c'est l'attitude respectueuse du thérapeute qui crée, maintient ou renforoe l'estime et l'amour de soi.

Plus particulièrement l'on peut :

* Parler de sa vie, comme il l'envisage sans l'enfant : quels sont ses loisirs, les investissements extérieurs qui lui plaisent? Il n'est pas toujours parent et il a le droit - même le devoir - d'avoir sa vie à lui. Il ne le fait pas si sa culpabilité ou ses carences affectives l'en empêchent et le forcent à une disponibilité excessive.

Ici, l'intérêt du thérapeute pour le reste de sa vie stimule sa créativité, soulage sa culpabilité et assouplit les exigences de sa conscience.

ILL.

( Valérie ) La thérapeute rappelle qu'en guidance, chacun peut aussi parier de ce qui lui plaît. La maman expose alors son envie d'avoir un métier, de gagner de l'argent et de ne plus dépendre de son mari pour financer ses achats ... Elle énumère quelques projets réalistes d'emploi, tout en les annulant à demi « C'est difficile de trouver un emploi partiel, de travailler quand on a des enfants, etc ... ». A ce premier stade, la thérapeute préfère l'encourager chaleureusement contre ses propres résistances qu'explorer sa culpabilité.

* Se focaliser sur ce que le client réussit déjà :

Ainsi, s'il n'amène que des doléances, on demande ce dont il est content en lui-même; l'on souligne les solutions qu'il a trouvées, en montrant - si c'est vrai - qu'elles apprennent quelque chose : « Mais c'est intéressant votre solution. Alors c'est comme ça que vous appliquez tel grand principe. Je vais noter votre idée ». ( Ce qui peut être insécurisant, parce qu'il se crée l'impression que le thérapeute ne sait rien; on ne peut dire cela qu'avec beaucoup de sécurité intérieure !) « C'est une bonne idée; c'est excellent ». ( Ce qui est, soit l'expression d'une sympathie fraternelle, soit une approbation parentale; d'aucuns réagiront avec dépendance ou agressivité ).

* Faire rêver le client à tout ce qu'il aimerait faire, ou à ce qu'il voudrait être :

« Si vous vous abandonnez à rêver, quelle maman aimeriez-vous être? ». Mais c'est une arme à double tranchant qui augmente la dépression de ceux qui se sentent trop loin de leur idéal.

b) Fréquemment, parler du vécu actuel du client amène, spontanément ou sur demande, à en évoquer LES RACINES ou du moins les connexions avec les structures et les événements passés.

ILL.

A partir de remarques désabusées d'une mère : « Mon mari ne s'intéresse pas à moi, il ne regarde que X ... ( l'enfant ) », et à partir de la perception et du reflet de ses tentatives désespérées d'aider beaucoup l'enfant, le thérapeute finit par lui poser la question de sa valeur : « J'ai l'impression que vous ne vous attribuez pas souvent beaucoup de valeur, que vous ne croyez pas tellement que vous pouvez être une maman efficace », et il accompagne sa proposition avec les questions « Comment cela s'est-il passé avant? Comment a-t-on fait attention à vous? Où vous êtes-vous sentie négligée? Où avez-vous perdu la foi en vous? ».

Face à l'évocation par le parent de son passé, des relations qu'il avait nouées avec ses propres parents, de ses rêves d'enfant, l'on se situe et l'on oscille habituellement entre deux extrêmes : écouter passivement, sans écho rendu, voire avec une indifférence manifeste, ce que les parents amènent spontanément; ou bien provoquer activement le retour au passé, notamment en posant quelques questions soit purement anamnestiques, soit à la recherche d'une connexion entre ce que fait aujourd'hui le parent et ce qu'il a vécu dans son enfance : « D'où vous vient cette envie de toujours donner à votre enfant des preuves de votre affection? On vous laissait seule quand vous étiez petite? Comment faisait votre papa ou votre maman à ce sujet? ... ».

La mise en place du passé est la plus utile quand elle amène à modifier le présent. Les clients intuitionnent et acceptent l'impact des premières situations de leur vie sur ce qu'ils font aujourd'hui, et paradoxalement, ce déterminisme partiel facilite davantage le changement que s'ils avaient créé volontairement l'ensemble de leurs attitudes : « Mais je comprends, avec un père si autoritaire, vous n'avez pas su faire autrement que de vous révolter, et maintenant vous voulez éviter à vos enfants la même souffrance et pour cela, vous évitez de prendre des décisions dures ... ».

Si rationalisante qu'elle soit, cette formulation sert assez facilement de point de départ à d'éventuels remaniements; elle n'a de valeur qu'en cela et ce n'est en rien une élaboration libératrice!

ILL. :

Un père de famille consacre la majeure partie de ses loisirs aux devoirs scolaires de ses enfants, au point que tous se plaignent. Le thérapeute explore progressivement : « Comment ça se passait chez vous, les devoirs? »; le père répond par bribes : « Rien n'était préparé; mon père ne s'en mêlait jamais; pendant des mois, j'ai eu un bulletin non signé ». Et le thérapeute l'aide à faire le joint avec la situation présente : « Et maintenant, vous devez tout inventer pour vos enfants : vous ne savez pas ce que sont les préoccupations scolaires d'un père. Vous voudriez leur donner un intérêt sans mesure, vous ne savez pas où vous arrêter ».

D'aucuns se servent de l'évocation du passé à des fins de restauration narcissique, ou pour redonner courage aux clients : ils les font parler de bons moments vécus en famille.

Le passé sert aussi à déculpabiliser, par le rappel réaliste de toutes les influences qui ont joué sur l'enfant et par l'installation du client dans une chaîne historique partiellement déterminée : « Vous êtes vous-mêmes les dépositaires de ce que vous ont laissé vos parents, bon gré, mal gré. Que faisaient vos parents avec vous? Ce n'est pas étonnant qu'en partie vous le continuiez avec vos enfants ... ».

c) Un autre moment important de l'histoire des parents, c'est ce qu'ils ont vécu à L'ÉPOQUE OU L'ENFANT-PROBLÈME ÉTAIT TOUT PETIT, et même pendant la grossesse ou l'accouchement.

Les parents racontent beaucoup d'anecdotes à propos des comportements précoces de l'enfant où sont mélangés la réalité et leurs fantasmes. Ils revivent moins spontanément les fantasmes et sentiments PERSONNELS qu'ils avaient à l'époque. Leur évocation émotionnelle aide pourtant à comprendre le problème et peut avoir un effet cathartique ou déculpabilisant, dans la mesure où le parent revit ce qu'il croit être une faute et continue à se sentir accueilli par le thérapeute sans jugement ni malaise.

ILL. :

D'aucuns facilitent la catharsis déculpabilisante en verbalisant A L'AVANCE des sentiments non-dits : « Ça n'était pas drôle, ce gosse qui pleurait tout le temps; il vous mettait à bout, c'était déprimant ».

Ici, il faut rechercher quelles sont les répercussions actuelles de ces vieux fantasmes chargés d'affects négatifs.

3. Etapes du processus de centration.


Son point de départ est un sentiment ou une idée personnelle qu'a émis le client, spontanément ou en réponse à une question. Si le thérapeute souhaite que s'approfondisse le mouvement amorcé, il n'arrive pas toujours facilement à ses fins. Seule une minorité de clients continue immédiatement et sans pression, mais pas toujours sans complaisance ... Et pour les autres, il y a une bataille à engager contre les résistances à parler trop de soi.

a) Cette bataille demande de la fermeté dans l'accompagnement, et aussi beaucoup de chaleur et de fraternité.

Elle se gagne par l'identification au client : identification introjective partielle, éventuellement exprimée telle quelle ( cf. p. 51 ), mais également sentiment de proximité avec ses problèmes et sa manière d'être « Ce pourrait être moi! ».

b) Comme toujours, ce sont des questions ou des propositions du thérapeute par lesquelles se reflètent, s'interprètent ou se verbalisent des secteurs non-dits du monde intérieur des parents.

A remarquer que l'on se limite trop facilement à l'accompagnement des affects : angoisse, agressivité, tristesse, amour ... or les affects ne sont jamais que des produits qu'accompagnent des représentations de désirs, de conflits, des exigences du Sur-Moi ou des valeurs ..., toutes « idées » que je trouve utile d'explorer dans l'espoir que la situation se dénoue : « Quand je vous entends parler comme cela, j'imagine un lion qui rugit, qui sort ses griffes et qui empêche ses petits de sortir de la tanière familiale. Envisagez-vous d'autoriser les petits à faire leurs griffes contre vous? », ou bien « Quand on est si fâché, qu'est-ce que l'on se dit? Quelles sont les idées qui traversent la tête? Vous vous sentez partagé? Comment? ». Ou bien l'on avance une impression personnelle : « Et quand on est fâché, on se dit : je lui mettrais bien des bâtons dans les roues, je le mettrais en pension, bien loin ... Et on n'est pas tout à fait en paix : une autre partie de soi dit autre chose : « tu dois l'aimer, qu'en pensera ton mari? ». Vous retrouvez quelque chose de vous là-dedans, ou pas? ».

c) Plus rarement, l'on propose, conseille ou demande aux parents de modifier l'un ou l'autre aspect de leur comportement. C'est une manière différente de procéder à la centration, par l'action et la direction donnée.

ILL. :

Après analyse, on leur demandera, par exemple, de changer quelque chose à l'organisation de leurs loisirs, de sortir une fois par semaine en couple; l'on déconditionnera les angoisses qui pèsent trop et dont l'analyse prendrait trop de temps. On peut même demander la collaboration de l'enfant : « Maman a trop peur; elle le sait et voudrait en être quitte, tu vas l'y aider ... Agite ton mouchoir quand tu trouves qu'elle a trop peur pour toi ».

4. Avantages, risques et inconvénients de la centration.


a) Comme je l'ai déjà dit ( voir page 42 ), se centrer sur les parents, c'est mettre l'accent sur le fait que l'éducation est une affaire intersubjective :

s'ils se sentent aidés par notre fraternité, avec tendresse et fermeté, les parents peuvent s'engager dans une recherche vécue sur eux-mêmes et redécouvrir le « plaisir de fonctionnement », c'est-à-dire une joie à s'accepter et à se sentir vivre tels qu'ils sont, une sérénité dans le droit qu'ils prennent à assurer leur expansion et une indulgence dans la reconnaissance de leurs limites, en même temps qu'ils aspirent à les dépasser.

* La centration sur les parents diminue, sans les attaquer de front, les projections qu'ils font : « Il a peur de tout. S'il se masturbe, c'est mauvais pour son avenir. Il ne sait pas s'entendre avec l'autorité », etc ...

Il me semble souvent inutile d'approuver ou de transformer directement ces perceptions projectives, et préférable de refléter abondamment les sentiments et les idées PERSONNELLES des parents vis-à-vis des prétendus problèmes dont ils parlent.

Pour les plus défendus, je commence à les refléter par le biais de la procuration de la société : « Qu'avez-vous entendu dire à propos des conséquences de la masturbation? Parfois les gens acceptent mal que ... ». Ensuite, et même d'emblée chez les moins défendus, en essayant de mettre en place leurs sentiments personnels : « Qu'est-ce que ça me fait? », ou « Vous me donnez l'impression d'être vraiment peiné qu'il se masturbe, c'est une honte pour vous ... »; enfin, en leur faisant approcher les modalités selon lesquelles ils ont vécu les mêmes problèmes pendant leur jeunesse. « Y a-t-il un petit jardin où vous pouvez le rejoindre, le comprendre? Qu'est-ce que vous en pensez? Peut-être, il y a vingt ans, la masturbation était-elle un problème préoccupant pour vous? A cette époque-là on s'imaginait qu'elle donnait des maladies; on pensait être un grand fautif ... Vos parents vous en ont-ils parlé? ». Souvent, cela revient à faire jouer l'une contre l'autre deux parties de leur personne : l'une qui est projetée dans l'enfant, le plus souvent un désir interdit; l'autre, qu'ils assument et qui est de l'ordre de la défense, de l'angoisse, du Sur-Moi. A ce stade, je « dramatise » le conflit entre deux partenaires.

Au moment où, sans vouloir supprimer directement la projection, j'amène un parent à faire ce voyage en lui-même qu'il voulait précisément éviter, il faudra lui témoigner beaucoup de chaleur pour montrer qu'alors et surtout il représente quelqu'un d'acceptable à mes yeux. C'est la condition préalable à une dédramatisation spontanée par acceptation plus sereine de soi.

ILL. :

L'exemple concerne une projection dans une acception plus large : il a été important d'écouter, comme gage de ma capacité d'accueil, l'histoire d'hérédité « du côté de la famille du mari » qu'une femme raconte pour expliquer la déficience mentale de son fils. Il a été tout aussi important de sélectionner ensuite dans son anamnèse l'un ou l'autre événement qui la ronge; par exemple, sa reprise précoce de travail après la naissance, à propos de laquelle est née toute la culpabilité que maintenant elle déplace et projette. La manière dont j'ai écouté ceci a entraîné que, sans abandonner cela, elle ne lui attache plus beaucoup d'importance.

* La centration sur le parent lui facilite ... l'identification à son enfant. En faisant revivre au client les difficultés qu'il a vécues jadis avec ses propres parents, en faisant s'exprimer les affects et les idées qu'il s'est fabriquées alors, nous préparons et facilitons son identification actuelle à son propre enfant. A la lumière de ce qu'il se remémore, ses yeux s'ouvrent et il reconnaît les signaux que lui envoie l'enfant, de même nature que ceux qu'il envoyait jadis. En outre, il trouve des attitudes adéquates par référence à ce qu'il aurait attendu, lui, quand il était enfant.

Bien sûr, il faut veiller à ce qu'on n'y prenne pas une partie pour le tout : certains parents se reconnaissent vraiment dans leur enfant, mais le réduisent aux secteurs qu'ils ont reconnus!

Dans le registre de l'identification, l'évocation par le client de la manière dont il vivait les relations avec son parent du même sexe est particulièrement intéressante. Dans la mesure où ce vécu a été satisfaisant, où il ne compromettait pas l'épanouissement des personnes, l'accueil positif réservé en séance à sa libre évocation peut donner au client l'envie d'en parler davantage et renforce peut-être l'identification qu'il a réalisée vis-à-vis de son propre parent et de ses manières de faire ou d'être. Par contre, si ce vécu n'a pas été satisfaisant, nous repérons habituellement quelques secteurs conflictuels qui en sont la conséquence : par exemple, le client a mis en branle des formations réactionnelles qui prennent le contre-pied de ce que réalisait son propre parent. Il est parfois utile de situer ces formations réactionnelles dans leur identité propre et d'informer ensuite, après avoir découvert leur signification historique, qu'elles ne correspondent pas nécessairement aux attitudes les plus adéquates pour l'enfant.

* La simple écoute de ce que vit le client, pour peu qu'elle soit authentique, constitue un signe d'amour et une gratification par lesquels peut se modifier et l'économie des investissements libidinaux du système parents-enfants et l'objet des préoccupations parentales; le narcissisme du client augmente, ce qui diminue la charge affective sur l'enfant et détourne l'attention de ses symptômes. Alors les bénéfices secondaires de l'enfant diminuent, ce qui suffit parfois à amener un déplacement de symptôme, voire même une reprise évolutive parce qu'on a cassé une spirale transactionnelle négative.

En outre, les parents qui ont dédramatisé la situation sont davantage capables de déplacer ou même de sublimer leurs pulsions vers des personnes ou des activités qui n'engagent pas directement l'enfant.

ILL. :

Le simple fait pour une mère de parler d'elle-même et de s'y tenir a constitué une première cure du lien très étroit qu'elle a noué avec son enfant. Ici, le thérapeute introduit et maintient une coupure symbolique : « Voilà que vous parlez de X ..., nous débordons, on était en train de parler de vous, ce n'est pas la même chose; vous êtes tellement proche de lui que vous vous confondez parfois dans votre langage », et progressivement : « Chez vous aussi, votre maman était très proche de vous? Vous étiez inquiète quand elle vous abandonnait? ... ». Une cure plus complète de ce lien passe par la réintrojection de l'homme, comme père créant la distance et comme mari conquérant son épouse. Elle passe aussi par la découverte d'investissements positifs en dehors de l'enfant : « Que trouvez-vous agréable en dehors de votre enfant? Pour qui comptez-vous? Qu'est-ce qui vous intéresse? ».

Enfin, un client gratifié devient plus aisément un client gratifiant, capable à son tour d'écouter son enfant et de lui rendre confiance parce qu'il a lui-môme repris confiance.

b) Un problème fondamental posé par la centration sur les parents est d'ordre déontologique :

a-t-on le droit de les conduire là où, au départ, ils ne le demandaient pas? Dans des lieux, en tout cas, qu'ils n'envisageaient qu'avec ambivalence et dans une certaine confusion entre l'enfant et eux?

Il arrive que nous les manipulions en les faisant parler d'eux-mêmes jusqu'à un point où ils ne savent plus faire marche arrière, parce que l'on a exhumé des conflits personnels trop inconfortables.

Pour éviter semblables prises au piège, leur liberté de continuer ou non à parler d'eux se respecte à chaque pas et la vérification peut en être explicite : « On va plus loin ou on en reste là? ».

Malheureusement, les personnes les plus dépendantes n'ont pas toujours le courage de communiquer clairement : « Non, ce n'est pas pour parler de nous qu'on est venu ... »; il faut savoir mesurer autrement leur réticence : hésitations, blocages, récits anecdotiques ... et les encourager à en parler.

* Lester (3) fait remarquer que, si nous répondons trop intensément à la demande personnelle des parents, ils prennent en partie la place de l'enfant et amorcent un mouvement de régression. Je n'aime pas m'y engager à la légère! Cela laisse des blessures de renvoyer APRES COUP les clients en leur disant qu'ils se sont trompés d'adresse, alors qu'on les a laissés commencer et qu'on se sent ensuite incapable de progresser avec leur transfert.

D'autre part, l'enfant en croissance peut faire les frais d'un bouleversement affectif de son parent, même transitoire. Aussi est-il compréhensible que nous choisissions parfois de renforcer, sans trop d'analyse, l'estime de soi du client! * Même sans régresser, les clients les plus narcissiques sont enchantés d'être remis au centre de la conversation et oublient, comme dans la vie, la souffrance de leur enfant. Je préfère soutenir leur narcissisme en soulignant - et en suggérant - ce qu'ils sont capables de faire pour l'enfant.

Dans le même ordre d'idées, la description du passé est parfois un chant de sirène que l'on détaille avec complaisance ou/et qui évite à chacun de s'engager dans les conflits et les modifications à apporter dans le présent.

* Des personnes dépressives, culpabilisées, ou peu désireuses de modifier l'équilibre de leur fonctionnement s'appuient sur les articulations avec le passé pour renforcer leurs défenses par le fatalisme, l'hérédité, le caractère ... « Vous voyez, ça ne sert à rien d'essayer quelque chose, mes parents étaient déjà comme ça ». A nous de déjouer leur piège et de signaler qu'un déterminisme PARTIEL n'est pas un carcan immuable pour demain.

Notes.

(3). E.P. Lester, La psychothérapie brève chez l'enfant en période de latence, p. 217.



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Création le 18 octobre 2004.
Dernière mise à jour le dimanche 25 septembre 2011.
DS.ds

 


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... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut.

... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 

je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be












 

































































































































































































Bravo de m'avoir trouvé

Félicitations

Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a été retirée par souci de simplicité.







Vérification d'accessibilité

Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et Netscape ( quelques instructions ignorées )

Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP

La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.


Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez


je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be












 







































































































































































































































































































































































































... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut.

... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 

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Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



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Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez


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- Notes automatiques. -

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Note 1.


(1). Nommément : A. Bardos, A. Certwensinska, M. Costantini, P. Deneuter, D. De Smedt, B. Gendebien, T. Henckes, P.J. Fontaine, J.P. Leclerq, C. Lenoir, M.F. Lisen, A. Patsalides et E. Van Dieren.


Pour retourner à l'endroit dont je viens de partir


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Fin du dossier






















































































































































































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Note 3.


(3). E.P. Lester, La psychothérapie brève chez l'enfant en période de latence, p. 217.

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La guidance parentale - L'accompagnement des parents dans l'aide éducative et thérapique.

Caractéristiques du livre.

A obtenu le prix Henri Jaspar en 1980
( prix quinquennal de l'Oeuvre Nationale de l'Enfance )

Auteur : Jean-Yves Hayez.
Editeur : coll. Educateurs, Privat, Toulouse.
Année : 1978
Pages : 311 pages
Epuisé

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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.

abus sexuel, accompagnement éducatif, adolescents abuseurs, adolescents, allégation d'abus sexuel, angoisse de séparation, angoisse, anxiété, assuétude, autorité parentale, beaux-parents, besoins psychiques des enfants, bizarrerie sexuelle infantile, cadre thérapeutique, confidences, confidentialité, conformisme, culpabilité, debriefing collectif, délinquance, dépendance, dépression, destructivité, deuil compliqué, deuil pathologique, éducation sexuelle, enfant abuseur, enfants, énuresie, éthique, équipes SOS-Enfants, famille, famille reconstituée, Familles restructurées, guerre, identité, infanto-juvénile, intervention de crise, Jean-Yves Hayez, jeux sexuels, livres, mendiants, mort, mort d'un proche, mots-clés, pédopsychiatrie, perversion sexuelle infantile, perversion sexuelle, peur, pornographie, protection, psychiatrie de liaison, psychothérapie, publications, relation de soin, réparations, réseau de santé, sanctions, secrets de famille, séparation parentale, sexualité infantile, sexualité normale, signalement, soins pluridisciplinaires, stress, SOS-enfants, suggestibilité, syndrome de stress post-traumatique, traumatisme psychique, trouble de l'endormissement, trouble du comportement, trouble psychique, urgences, violence, vulnerabilité.