Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez Jean-Yves Hayez

Un jour,

 

l'adoption.

* biographie et recueil de publications scientifiques du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va
et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno.

Jean-Yves Hayez
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Un jour, l'adoption.

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Jean-Yves Hayez, psychiatre infanto-juvénile, professeur émérite à l'Université catholique de Louvain, docteur en psychologie, premier chef du service de psychiatrie infanto-juvénile, Cliniques universitaires Saint-Luc, 10 avenue Hippocrate, B-1200 Bruxelles.
Courriel : jyhayez@uclouvain.be

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Création le 27 juin 2005.
Dernière mise à jour le dimanche 25 septembre 2011.
ds.ds


 


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... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 
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Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a été retirée par souci de simplicité.







Vérification d'accessibilité

Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et Netscape ( quelques instructions ignorées )

Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP

La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.


Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez

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Un jour,l'adoption

Couverture du livre.



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Un jour,l'adoption

deux petits mots que j'avais inséré dans mon livre en son temps :


un petit mot de Jean-François


un autre petit mot gentil.


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Un jour, l'adoption

Dos du livre.



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Un jour l'adoption.

le texte qui est au dos du livre.

Pédagogie Psychosociale

59/ Fleurus

Cet ouvrage veut informer.

un jour, l'adoption



Informer les professionnels confrontés à l'adoption et, à leur intention, passer en revue des questions clés : les forces affectives en jeu, la sélection des candidats, les conséquences des carences affectives, la révélation de l'identité ...

Informer les responsables politiques et sociaux qui doivent imaginer pour l'adoption, parmi d'autres choix de société, une place nouvelle et prévoir les équipements collectifs adéquats.

Informer les parents adoptifs, accompagner leur cheminement et rencontrer leurs préoccupations. L'aventure de l'adoption est passionnante et porteuse de grandes richesses humaines, pour peu que l'on veuille vraiment tenir compte de ses données de base. Sur ces dernières, les auteurs, à partir de leur propre expérience, sans dramatisation indue mais sans cultiver les illusions, entendent éclairer les parents, les aider à imaginer, avec réalisme et respect, les composantes les plus spécifiques de l'éducation de " leur " enfant.

HAYEZ Jean-Yves, psychiatre infanto-juvénile, docteur en psychologie, directeur du département de psychiatrie infantile. Service de psychiatrie. Faculté de médecine de l'Université catholique de Louvain ( U.C.L., Belgique ).

CASSIERS Léon, chef du service de psychiatrie et professeur à la faculté de médecine de l'U.C.L.

BOITEUX Michèle, psychologue clinicienne, thérapeute d'enfants.

HENCKES-RONSSE Thérèse, psychologue, psychothérapeute systémique.

LISEN-LORENT Marie-Françoise, pédopsychiatre.

PARISEL Luc, licencié et maître en sciences économiques, assistant en psychiatrie - U.C.L.

La majorité des auteurs de cet ouvrage sont également parents adoptifs. Outre leur expérience clinique de la sélection et de la consultation, ils ont constitué, à l'Université Catholique de Louvain, un groupe de réflexion sur l'adoption dont cet ouvrage est issu.

ISBN 2.215.01048.7

illustration couverture Elisabeth Bogaert



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Un jour, l'adoption.

Table des matières

Avant-propos

Chapitre I - Perspectives d'ensemble ( J.-Y. Hayez )

Chapitre 2 - Ces enfants qui sont devenus les nôtres ( M.-F. Lisen-Lorent )

Chapitre 3 - Quelques catégories du phénomène adoption ( J.-Y. Hayez )

I - Introduction

II - Première situation type : stérilité d'origine biologique d'un des parents. Adoption d'un enfant du pays. Evolution positive du projet

1) Quelques précisions sur ces critères
2) Etapes clés de l'histoire des parents, préalablement à la rencontre réelle avec l'enfant
a) Genèse de leur demande
b) Devenir de la demande
3) Histoire de l'enfant, avant la rencontre
4) Le partenaire social
5) La rencontre et les premiers moments de la coexistence
6) L'enfance de Marc : l'histoire d'un épanouissement réciproque
a) De quelques attitudes parentales structurantes
b) Dans une telle ambiance éducative, comment Marc se développe-t-il ?
7) L'adolescence de Marc
III. - Deuxième situation type : Stérilité biologique d'un des parents adoptants. Adoption d'un enfant du pays. Difficultés importantes dans la réalisation du projet
1) Les forces qui président à l'adoption peuvent être défavorables
a) Du côté des parents adoptifs
b) Du côté de l'enfant
c) Le partenaire social
2) De quelques interactions malencontreuses
3) En guise de conclusion

IV - Troisième situation type : Stérilité d'au moins un parent-candidat certainement ou probablement psychogène. Adoption d'un enfant du pays. Evolution du projet positive, suffisamment compensée ou négative
1) Le repérage d'une stérilité psychogène ne va pas sans problèmes
2) Genèse de la demande
3) Première éventualité : l'arrivée de l'enfant et les relations avec lui constituent le point de départ d'une spirale transactionnelle positive
4) Deuxième éventualité : le conflit qui avait entraîné la stérilité continue à produire des effets partiels et discrets, mais des richesses humaines se transmettent également. Troubles et plénitudes mineurs
5) Troisième éventualité : la relation avec l'enfant est difficile et il se crée une spirale transactionnelle négative

V - Quatrième situation type : Adoption interraciale. Fécondité des parents et préexistence d'une fratrie naturelle. Evolution positive du projet
1) Quelques précisions sur ces critères
2) Etapes clés de l'histoire des parents, préalablement à la rencontre réelle avec l'enfant
a) L'arrière-plan de la demande
b) Progression de la demande
3) Histoire de l'enfant, préalablement à la rencontre
4) Le partenaire social
5) Rencontre de Maria et de sa famille adoptante; les premiers mois de la vie en commun
6) Stabilisation de la relation; équilibre et épanouissement de la famille
7) L'adolescence de Maria

VI - Cinquième situation type : Adoption interraciale. Fécondité des parents et préexistence d'une fratrie naturelle. Difficultés importantes dans la réalisation du projet
1) Les forces présidant à l'adoption peuvent être défavorables
a) Du côté des parents adoptifs
b) Dans la fratrie de l'enfant adopté
c) Chez l'enfant adopté
d) Le partenaire social
2) Quelques conséquences malencontreuses
a) Exacerbation des limites ou des troubles d'adaptation de l'enfant et de l'adolescent
b) Systèmes interactionnels déjà décrits à propos de la seconde catégorie
c) Difficultés dans la fratrie
d) L'adolescence

VII - Témoignage d'un groupe de mères

VIII - Quelques autres situations
1) Adoption d'un enfant étranger par un couple stérile
2) Adoption d'enfants immigrés, nés dans le pays d'accueil
3) Les familles à adoptions multiples
4) L'adoption d'un enfant handicapé
5) Adoption dans le décours d'un placement familial
6) Adoption de grands enfants ayant vécu en home
7) Adoption, alors qu'existent des liens de famille entre parents naturels et adoptifs
8) Adoption après séparation des parents

Chapitre 4 - Effet et traitement de la carence maternelle auprès de familles adoptives ( Th. Henckès-Ronsse )

I - Introduction
II - Informations provenant du groupe de travail d'Utrecht, sous la direction de R. Hoksbergen
III - Constatations faites à partir de mon expérience
IV - Effet des carences maternelles sur le développement de l'enfant
V - Le travail de G. Guex sur les " abandonniques "

1) Perspectives théoriques
2) Travail thérapeutique
a) Que retenir de son expérience clinique?
b) Par contre son livre a suscité des réactions critiques
VI - Alternatives à la thérapie individuelle
1) Intérêt de la thérapie Systémique
2) La thérapie systémique peut-elle remplacer totalement la thérapie individuelle?
VII - Faut-il toujours une thérapie? De quelques autres formes d'accompagnement
1) Structure d'accompagnement de R. Hoksbergen
2) Réflexions à propos de ces groupes
3) Et en Belgique, existe-t-il des formes alternatives d'accompagnement?
VIII - Témoignage de ce qui m'apparaît important dans la relation avec un enfant adopté
1) Tout d'abord être soutenue dans mes projets éducatifs par mon conjoint
2) Oser mettre des limites à l'enfant
3) Travailler surtout les deuils et les différences
4) Rester au même niveau analogique ou métaphorique que l'enfant
IX - Résumé et conclusions

Chapitre 5 - La sélection des candidats à l'adoption ( J.-Y. Hayez et M. Boiteux )

I - Introduction

II - Pourquoi une sélection?

III - Les agents de la sélection : les organismes d'adoption et les équipes spécialisées
1) Pourquoi une petite équipe?
2) Pourquoi une équipe externe?
3) Fonctions de l'équipe
4) L'après-sélection
IV - Les critères de sélection
V - Application à quelques situations familiales délicates
1) Décès d'un enfant
2) Mères qui ne peuvent pas envisager de nouvelles grossesses ...
3) Phobies de la grossesse ou/et de l'accouchement
4) Le père ne veut pas donner un enfant de son sang à la mère ( ou vice versa )
5) Donner un compagnon ( ou une compagne ) à un enfant unique
6) Les parents-candidats, d'un commun accord, ne veulent pas procréer
7) En conclusion : les mythes et limites de la sélection

Chapitre 6 - Déplacement d'enfants et familles sous-prolétaires ( L. Parisel )

I - Questionnement liminaire autour de la notion d'abandon
II - Détour ethno-psychiatrique
III - Jeu de forces influençant le statut d'abandon dans notre société occidentale
IV - Abandon " réel " d'enfant et familles sous-prolétaires
V - En guise de conclusion

Chapitre 7 - Pourquoi adopter ? ( L. Cassiers )

I - Enfants du mythe
II - Utopie et réalité
III - Utopies politiques
IV - Adoption et société

CONCLUSIONS

BIBLIOGRAPHIE



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Un jour, l'adoption.

Bibliographie du livre.

[1] ACHICH M., « L'adoption en pays arabo-musulman la Tunisie », Les lieux de l'enfance, 1-2, 1983, p. 41-61 ( numéro consacré à l'adoption ).

[2] ADLER J., L'adoption vécue, Le Seuil, Paris, 1978, 156 p.

[3] L'adoption, un fascicule, 38 p., Actes de la société belge de psychiatrie infantile et des disciplines associées, B-Charleroi, rue Léon Bernus, 40, 1982.

[4] L'adoption dans une politique d'accueil, un fascicule, 93 p., Groupe d'étude de la politique de l'enfance, 1973.

[5] Arlits P., L'enfant et la vie familiale sous l'ancien régime, coll. U.H., Le Seuil, 1973.

[6] AUBRY J., « Les effets de la séparation et de la privation de soins maternels sur le développement des jeunes enfants », Centre international de l'enfance, travaux et documents, 7, 1, Paris, P.U.F., 1955.

[7] BONE E. et MALHERBE J.-F., Engendrés par la science, Coll. Recherches morales, Le Cerf, 1985, 187 p.

[8] BOURGEOIS M., « L'adoption et ses aspects psychiatriques », Annales médico-psychologiques, 1975, 1, p. 73-103.

[9] BOWLBY J., Soins maternels et santé mentale, O.M.S., monogr. n0 2, Genêve, 1951.

[10] CARROLL V., « Adoption in Eastern Oceania », University of Hawaï Press, 1970, p. 3-17.

[11] CHALLON S., « L'adoption », Jonctions, 1983, 67, p. 43-49.

[12] CHAMPION J., Toutes les questions pratiques sur l'adoption, Paris, Ed. Delamas, 1977, 182 p.

[13] CLEMENT J. et coll., « A propos de l'adoption : essai comparatif réalisé dans un centre de sélection », Annales médico-psychologiques, compte rendu de la séance du 10-9-1979, p. 991-999.

[14] DE NEUTER P., « Enfants de chair, enfants de rêve, enfant d'inconscient », Les carnets de psychanalyse, 1983/6.

[15] DE HOYOS G., DE HOYOS Ph. et ANDERSON C., « Disparités entre les modes d'adoption pratiqués dans trois milieux culturels différents », Revue internationale de l'enfant, 1983 ( juin ), p. 37-47.

[16) DEYKENS E., « The postadoption experience of surrending parents », American Journal of Orthopsychiatry, 1984, 54 (2), p. 271-280.

[17] DIAMANTIS I., « Une presqu'île : devenir mère, un péril », Lettres de l'Ecole Freudienne, 22, 1978, p. 41-51.

[18] DOLTO F., Séminaire de psychanalyse d'enfants, Le Seuil, 1982, 238 p.

[19] DOLTO F., La cause des enfants, Le Seuil, 1985, 287 p.

[20] EISENBLATTER P., « Expectations of the sending countries », p. 47-59, in Rapport du colloque belge et 6e séminaire européen des services d'adoption, Liège, 1986. Éd. Enfants du Monde.

[21] L'Enfant, 1983/6 - Dossier spécial : adoption et famille d'accueil, oeuvre de la Naissance et de l'Enfance, Boulevard de la Toison d'Or, B-1000 Bruxelles.

[22] FRYDMAN M., WATTIER Ph., « L'adoption transculturelle - aspects psycho-sociaux », L'Enfant, 1983/6, p. 30-37.

[23] GUEX G., Le syndrome d'abandon, Bibl. de psychanalyse, P.U.F., 1950.

[24] HAYEZ J.-Y., « A propos de l'enfant agité », Neuropsychiatrie de l'enfance, 1986-4, p. 205-212.

[25] HAYEZ J.-Y., L'éduquer, coll. Education et Culture, 1982, 241 p.

[26] HOKSBERGEN R., Adoptie van kindenn uit verre landen, Van Loghum Slaterus, 1979, 235 p.

[27] HOKSBERGEN R., WALENCAMP H., Opgroeinde adoptiekinderen, Van Loghum Siaterus, 1980.

[28] HOKSBERGEN R., WALENCAMP H., Adoptie uit de kinderschoenen. Theorie en praktijk in adoptieland, Van Ioghum Slaterus, 1983, 342 p.

[29] HOKSBERGEN R., GOKHALES S., Adoptie in world wide perspectief, Swets en Zeitlinger, 1986.

[30] HOKSBERGEN R. et LAENEN P.-M., « Adoptie en attachment », Kind en adolescent, 86, 6, p. 18-29.

[31] HOKSBERGEN R., JUFFER R., WAARDENBURG B., Adoptiekindenn thuis op school, Swets en Zeitlinger, 1986.

[32] HOKSBERGEN R., Een nieuwe kans - Adoptie van nederlandse en buitenlandse pleegkinderen, Une plaquette, 46 p., 1985, Rijksuniversiteit te Utrecht.

[33] JARDIN F. et LAUNAY C., « Réflexions sur l'adoption d'enfants âgés. Les difficultés de l'identité », Neuropsychiatrie de l'enfance, 1981 - 29/ 6, p. 297-304.

[34] JEAMMET P., « Éros et folie. La névrose obsessionnelle », Neuropsychiatrie de l'enfance, 1985, 33, p. 455-461.

[35] JOULAIN P., « Une famille adopte des enfants handicapés. Histoire d'Emmanuel », Les lieux de l'enfance, 1985, 1-2, p. 17-34.

[36] KARILA H., L'adopté, enfant-roi ou paria?, Éd. J.-C. Simoën, 1976, 226 p.

[37] KIRK H., Adoptive kindship, Butterworths, Toronto, 1981, 317 p.

[38] KLEES Cl., « Adoption et notion d'origine », L'enfant, 19S5, 1- 2, p. 73-83.

[39] LACAN J., Les complexes familiaux, Paris, Navarin, 1984.

[40] LAJEUNESSE-PILLARD N., Regard sur l'abandonnisme : les adolescents sans image d'autrui, Travail social d'aujourd'hui, Eris, Toulouse, 1984, 117 p.

[41] LALLEMAND S., « Ethologie et adoption : les Kotoli du Togo, un exemple africain », Les lieux de l'enfance, 1985, 1-2, p. 63-79.

[42] LAUNAY C., « Les risques de l'adoption », Cah. Méd., 1979, 5, p. 299-302.

[43] LAUNAY C., SOULE M., VEIL S., L'adoption, Données médicales, psychologiques et sociales, E.S.F., Paris, 1978, 224 p.

[44] LEBOVICi S. et SOULÉ M., La connaissance de l'enfant par la psychanalyse, coll. l'actualité psychanalytique, Park, P.U.F., 1970, 646 p.

[45] Les lieux de l'enfance, dossier des n° 1 et 2/1985 et notamment articles de Joulain P. ( cf ci-dessus ), N. et M. Besquin ( Quelques remarques sur la psychodynamique de l'adoption ).

[46] LOADMAN A.- F., Mc RAE K.-N., « The deprived child in adoption », Develop. Med. Child neurolog., 1977, 19, p. 27-43.

[47] LOMBARD, « L'adoption, point de vue d'un travailleur social », L'enfant, 1983, 6, p. 45-50.

[48] MAURIN C. et coll., « De la fonction génitrice à la fonction parentale ... Vrais et faux parents », Neuropsychiatrie de l'enfance, 1983, 33, p. 303-307.

[49] MENDA U., « Les aspects internationaux de l'adoption, rapport du Service Social International », 1975, p. 67-74.

[50] PIERSON M., « Réflexions sur l'adoption », Archives françaises de pédiatrie, 1979/2, p. 113-120.

[51] RABAIN J., « L'enfant Nit Ku Bon au sevrage - Histoire de Tilao », Nouvelle revue d'Ethnopsychiatrie, 1985, 4, p. 43-58.

[52] RIBEAUD M.-C., La maternité en milieu sous-prolétaire, Stock 2, 1979.

[53] ROSOUX A., « L'adoption. Légitimation par adoption », L'enfant, 1983, 6, p. 38-44.

[54] SACK T. et DALE M., « Abuse and deprivation in failing adoption », J. of child abuse and neglect, 1982/6, p. 443-451.

[55] SCHACHTER M., « L'enfant adopté et ses problèmes. Point de vue d'un pédopsychiatre», Annales médico-psychologiques, 1980, 138/10, p. 1381-1597.

[56] SCRECHTER D., HOLTER F.-R., « Adopted children in their adoptive families », Pediatric clinics of North America, 1975, 22-3, p. 653-660.

[57] SCHULPEN J., KINGMA B.-E., WOLTERS W.-H.-G., « Opvang en begeleiding van buitenlandse adoptie-kinderen », Ned. T. Geneesk., 1979/32, p. 1376-1381.

[58] SCHWAN J.-S., TUSKAN M.-K., « The adopted child », p. 342-348 in Basic handbook of child psychiatry, vol. II, J. Noshpitz, 1979, 750 p.

[59] SMALL J.-W., « La crise dans l'adoption transraciale. Famille Blanche - Enfant noir », Le coq héron, 1984, 92, p. 52-69.

[60] SOUCY J., « Critères et processus de sélection des familles d'accueil : proposition d'un instrument de travail », Service social, 24-3, 1975, p. 6-33.

[61] SOULE M., NOEL. J., « L'adoption », Revue de neuropsychiatrie infantile, 1976, 24/3, p. 119-126.

[62] SOULE M., NOEL J., « L'adoption », chap. 105, p. 315-334 in Traité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, tome III, par Lebovici S. et coll., Masson, 1986.

[63] SOULE M., ANZIEU D., DAVID G., DUJELO R., « Fantasmes du roman familial et nouveaux modes de filiation », in La vie de l'enfant, Éditions E.S.F., Paris, 1984, 165 p.

[64] SOULE M., « La dynamique structurante de l'imaginaire des parents par un exemple clinique. La situation des parents adoptifs », Cahiers pédopsychiatriques, 1975/4, p. 35-48.

[65] SPITZ R., De la naissance à la parole, Bibl. de psychanalyse, P.U.F., 1968, 3e édition, 243 p.

[66] TRÉMOUROUX M., L'adoption, rencontre de deux espérances, Duculot, B-Gembloux, 1973, 196 p.

[67] VEITHEN J., De St Catherine's home en Inde a l'adoption en Belgique, mémoire disponible à l'institut supérieur de formation sociale, rue de l'Arsenal, 10 à B-Namur, 1974.

[68] VERDIER P., L'adoption aujourd'hui, Adopter un enfant, coll. Psychoguides, Le Centurion, 1973, 208 p.

[69] WALLEMACQ F., « Enfant d'ici? Enfant d'ailleurs? », série d'artides, in Le Ligueur, mars 1985.

[70] WALLOT H., « Adoption et retrouvailles », Santé mentale au Québec, 1983/2, p. 86-89.

[71] WOLINSKI M., L'adoption, une autre naissance, Éd. B. Barrault, 1984, 221 p.

[72] ZEMPLENI A., « L'enfant Nit Ku Bon. Un tableau psychopathologique traditionnel chez les Wolofs et les Lebon du Sénégal », Nouvelle Revue d'Ethnopsychiatrie, 1985, 4, p. 9-42.


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B-24.  LIVRES EXPLIQUANT L’ADOPTION A DES ENFANTS
... ABANDON ET ADOPTION » Autrement. « UN JOUR L’ADOPTION » de Jean-Yves HAYEZ
et L.CASSIERS, M.BOITEUX, T.HENCKES-RONSSE, MF LISEN-LORENT et L.PARISEL. ...
www.amarna.org/Biblio.htm - 15k -

B-80.  renardeau
... 9 . LIVRES EXPLIQUANT L UN JOUR L’ADOPTION » de Jean-Yves HAYEZ et L.CASSIERS,
M.BOITEUX, T.HENCKES-RONSSE, MF LISEN-LORENT et L.PARISEL. ...
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... Jean-Yves Hayez et Cécile Hayez-Melckenbeeck Dans toute filiation, même naturelle,
une démarche d' « adoption » a lieu. Mettre au monde en 2002. ...
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mm12-28 [PDF] CBBK 0268/001 0268/001
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... pourrait même s’élever jusqu’à 26 % dans des hypo- thèses d’adoptions tardives de
grands enfants (10-11 ans) au passé social chargé (Hayez J. Y, et ...
www1.dekamer.be/FLWB/pdf/50/0268/50K0268001.pdf - Pages similaires


mm12-40
[PDF] Adoptons un autre regard QUESTIONS À JEAN-YVES HAYEZ
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... QUESTIONS À JEAN-YVES HAYEZ Pédopsychiatre à l'UCL (RC) Nous conseillons la lecture de la totalité de l’article m mis en ligne le 26/04/2004 sur http ...
users.belgacom.net/pmmvmi/doc/LLB04avrilmai.pdf -

mm12-91
Home>Bibliographie
... « UN JOUR L’ADOPTION » de Jean-Yves HAYEZ et L.CASSIERS, M.BOITEUX, T.HENCKES-RONSSE, MF LISEN-LORENT et L.PARISEL. ... Go to top of page. © 2004 Amarna.
www.amarna.org/biblio.htm - 11k -

mm12-162 Adoption pour les gays: débat rouvert - La Libre
... 3 QUESTIONS À JEAN-YVES HAYEZ. Société. Adoption pour les gays: débat rouvert Rachel Crivellaro. Mis en ligne le 26/04/2004 - - - - - ...
www.lalibrebelgique.be/article. phtml?id=10&subid=90&art_id=163861 - 46k - Résultat complémentaire -


2005-096
Volumi schedati n
... Belfast Harbour Local Plan 1990-2005: Adoption Statement 1991 Great ...
HAYEZ Jean-Yves, Un jour, l'adoption, Fleurus, pédagogie psychosociale, 1988. ...
www.laprimogenita.it/Bibliografia/STUDI%20GENERALI.htm - 513k - En cache - Pages similaires



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je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be

 


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Un jour, l'adoption.

Une sauvegarde de ce qu'on peut trouver sur le web au sujet du livre.

B-24.  Livres expliquant l’adoption a des enfants
... Abandon et adoption » Autrement. « Un jour l’adoption » de Jean-Yves HAYEZ
et L.Cassiers, M.Boiteux, T.Henckes-Ronsse, MF Lisen-Lorent et L.Parisel. ...
www.amarna.org/Biblio.htm - 15k -

Vous avez la possibilité de voir une sauvegarde brute de ce site avec images. ici

B-80.  renardeau
... 9 . Livres expliquant Un jour l’adoption » de Jean-Yves HAYEZ et L.Cassiers,
M.Boiteux, T.Henckes-Ronsse, MF Lisen-Lorent et L.Parisel. ...
renardeau.clavie.net/indexf.php3 - 11k -


F19-15.  une démarche d' « adoption » a lieu. Mettre au monde en 2002. ...
www.alum.ucl.ac.be/lv134.html - 13k -

mm12-28  
... pourrait même s’élever

jusqu’à 26 % dans des hypo-thèses d’adoptions tardives de grands enfants (10-11 ans) au passé social chargé (Hayez J. Y, et ...
www1.dekamer.be/FLWB/pdf/50/0268/50K0268001.pdf -

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Adoptons un autre regard QUESTIONS À JEAN-YVES HAYEZ

... QUESTIONS À JEAN-YVES HAYEZ Pédopsychiatre à l'UCL (RC) Nous conseillons la lecture de la totalité de l’article m mis en ligne le 26/04/2004 sur http ...
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Adoption pour les gays: débat rouvert - La Libre

... 3 QUESTIONS À JEAN-YVES HAYEZ. Société. Adoption pour les gays: débat rouvert Rachel Crivellaro. Mis en ligne le 26/04/2004 - - - - - ...
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2005-096   
Volumi schedati n

... Belfast Harbour Local Plan 1990-2005: Adoption Statement 1991 Great ...
HAYEZ Jean-Yves, Un jour, l'adoption, Fleurus, pédagogie psychosociale, 1988. ...
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Un jour, l'adoption.

Pour stimuler votre intérêt, je vous propose quelques pages du livre. ( pages 54 à 65 y/c. )


a) De quelques attitudes parentales structurantes.

1. Les parents de Marc peuvent " parler l'adoption ".

Ils peuvent en parler naturellement, évoquer tout simplement cette composante essentielle de leur réalité familiale, dans tous les fils dont elle est tissée ... et non pas révéler solennellement à l'enfant devenu grand les particularités de son origine, au cours d'une conversation gênée, alambiquée et longuement retardée. Parler l'adoption, ce n'est pas ipso facto s'adresser directement à Marc : c'est raconter une partie de la vie de la famille, exactement comme on en raconte les autres chapitres, par bribes et morceaux, ou dans une unité-histoire plus longue, en réunion de famille, en réponse aux questions de tiers, dans le dialogue entre époux ... Ici l'enfant est le témoin, l'auditeur passif d'une histoire dont il est un des protagonistes (1) .

Quand l'occasion s'en présente, il s'agira aussi de répondre aux questions de l'enfant, bien évidemment. Parfois, les parents ont même essayé de le devancer : " Connais-tu bien ton histoire? " : à procéder ainsi, ils ont voulu davantage démontrer leur disponibilité que de le forcer à entendre parler de ce qu'il n'est pas émotionnellement prêt à assumer : il faut savoir accepter le refus momentané d'un enfant qui a encore besoin de ses rêves, de ses constructions imaginaires infantiles, et qui demande qu'on le laisse en paix avec ses théories propres ( Kirk, 37, p. 343 ).

Parler l'adoption, c'est raconter les événements, les anecdotes, les sentiments heureux ou difficiles qui ont circulé et circulent encore autour du processus. C'est, entre autres mais centralement, parler sexualité (2) ; puisque cicatrisation de la blessure morale de la stérilité il y a eu, les parents peuvent être sereins et notamment situer la procréation et la gestation comme des composantes de la vie sexuelle, qui " ne sont pas données à tout le monde " - ils ne les ont pas réalisées, eux! - mais auxquelles la vie sexuelle ne se réduit pas, loin de là : leur sexualité à eux aussi existe en tant que rencontre, source de plaisirs et d'échanges amoureux : " Avant de naître, un bébé est toujours dans le ventre d'une maman, et il y est toujours arrivé par la réunion de deux graines, d'un papa et d'une maman ... Après la naissance, le bébé reste souvent avec ce papa et cette maman ... Mais il arrive que ces premiers parents ( ces parents de naissance ) (3) ne puissent pas continuer à s'occuper de leur enfant ... alors, ils demandent qu'un deuxième papa et une deuxième maman ( ou un papa et une maman d'adoption ) s'en occupent ... ceux-ci, de leur côté, avaient bien envie d'un enfant ... alors l'enfant est adopté, comme toi "; redite par chacun avec ses mots propres, colorés par son histoire personnelle, c'est une des dimensions essentielles de la parole sur l'adoption qui peut se résumer ainsi (4) .

Tôt ou tard, l'enfant fera écho à cette parole par au moins trois questions : " Pourquoi mes parents de naissance n'ont-ils pas, eux, continué à s'occuper de moi? ", " Pourquoi l'avez-vous fait, vous? " et " Pourquoi n'avez- vous pas fabriqué de bébé, comme tant de parents? ".

En réponse à la première question, les parents de Marc lui ont progressivement raconté ce qu'ils savaient (5) , et ce qu'ils en pensaient : " Sa mère, mineure d'âge et célibataire, ne s'est pas sentie dans de bonnes conditions pour s'occuper de lui. Elle a préféré le " passer " à d'autres parents, qu'elle ne connaissait pas personnellement, mais dont on lui garantissait qu'ils se trouvaient dans de bien meilleures conditions pour veiller au bonheur de Marc. Quant au père, on en sait encore moins à son sujet, parce qu'il ne s'est plus entendu avec la mère et l'a quittée alors qu'elle était enceinte de deux mois. Jusqu'au départ de Marc au moins père et mère ne se sont plus revus ... " Jusque-là, cette formulation est intéressante au moins à un double titre : elle introduit la question du père, souvent laissée sous silence et à tort, et elle introduit le concept de " passage ", assez neutre et infiniment préférable à l'idée " Elle t'a abandonné " (6) .

Faut-il aller plus loin et déclarer que, et agissant ainsi, elle a fait un acte d'amour, un acte de décentration de soi pour penser d'abord à l'avenir et au bonheur de Marc? Il existe actuellement une forte tendance à ajouter cette " vérité " mais cela nous laisse un peu perplexe : il est possible en effet que, en " passant " leur enfant, certains parents naturels pensent vraiment et d'abord à son bonheur à lui, et consentent à ce qui est pour eux une sorte d'arrachement. Par ailleurs, faire de cette dimension occasionnelle une vérité systématique nous semble de l'ordre de l'imagerie d'Epinal, désirée par les parents adoptifs parce que eux préfèrent ne pas penser aux composantes conflictuelles à l'oeuvre dans le processus dont ils sont un des protagonistes ... Mais on peut se demander dans quelle mesure, en dépeignant sous de trop jolies couleurs le geste de ses parents naturels, on ne précipite pas, chez l'enfant, une idéalisation de ceux-ci et une agressivité dirigée contre les parents adoptifs, passant pour voleurs et usurpateurs. Nous admettons volontiers que les enfants ont besoin de vérité et de délicatesse dans le langage, et il ne nous paraît pas essentiel d'assener à la face d'un enfant de cinq ans que " sa mère était une pute et se fichait pas mal de lui " mais de là à passer à l'extrême opposé, il y a place pour bien des nuances : " On ne sait pas bien pourquoi elle t'a passé ... peut-être a-t-elle pensé à toi et à ton avenir ... peut-être a-t-elle pensé à elle, et a-t-elle pensé que c'était impossible pour elle de s'occuper d'un enfant ... " : une formulation de ce type, plus vague et plus respectueuse de l'incertitude réelle quant aux motivations des parents naturels, laisse davantage de place à l'enfant pour élaborer sa propre interprétation et vivre ses sentiments personnels à ce sujet.

La deuxième et la troisième question de Marc ont amené ses parents à lui donner une réponse globale, dont les deux composantes sont indissociables : les expliciter, c'est aborder le champ de l'information sexuelle :

" Quand un homme et une femme se rencontrent sexuellement, même s'ils y ont beaucoup de plaisir et de bonheur et même si, à cette occasion, ils veulent commencer un enfant, ils n'ont pas toujours les bonnes petites graines qu'il faudrait. Alors, ils sont tristes. Et puis, certains d'entre eux, qui continuent à avoir envie d'aimer et d'élever un enfant, demandent à la société s'il n'existe pas un enfant qui pourrait venir chez eux, parce que ses premiers parents ne peuvent pas continuer à s'occuper de lui; et ils acceptent avec joie l'enfant qu'on leur confie et pour nous, c'était toi! " Tel est, par bribes et morceaux, et en choisissant des mots adaptés à l'âge de Marc, l'essentiel du message qu'ils lui ont transmis à ce sujet, message qui connote la reconnaissance d'un manque et qui dissocie réussite de la sexualité et réussite de la procréation : celle-là est bien plus vaste que celle-ci.

La formulation utilisée nuance également la dimension de choix : ce n'est pas Marc en particulier qui a été choisi, sélectionné parmi d'autres candidats dans une sorte de concours ... s'il se mettait cette idée en tête, il vivrait un bien dangereux sentiment de toute-puissance ... en réalité, ses parents ont choisi de devenir parents, malgré leurs limites physiologiques, c'est-à-dire d'éduquer un enfant et de faire son bonheur, et de rencontrer leur propre bonheur dans cette interaction ... mais ils ont pris le risque d'accepter l'enfant qu'on leur proposait; c'est un risque analogue à celui de la procréation, où l'on accepte également de mettre en route un enfant inconnu.

Enfin, la formulation utilisée donne un rôle à la société pour organiser l'adoption. Cette référence au tiers social gagne à être élargie à l'occasion, même s'il n'est pas facile de faire comprendre concrètement à l'enfant qui, exactement, est cette société qui s'occupe des enfants et des parents en difficulté : la société, ça pourrait se définir comme " tous les gens de notre pays, qui nous voient vivre, qui veulent que nous vivions selon les lois de notre pays, et qui désignent certains d'entre eux, pour s'occuper directement des idées, des buts, des lois du pays : par exemple, un petit groupe de personnes, appelé organisme d'adoption, s'occupe de mettre en contact des enfants et des parents adoptifs; des juges s'occupent de ce que les enfants soient bien dans leur famille ". Si l'on parvient à dépasser la difficulté technique qu'il y a à présenter une réalité abstraite, l'enfant gagne à se sentir vivre dans un système triangulaire, où existe une Instance protectrice des enfants en difficulté. Cette référence peut lui être utile, par exemple au moment où, quasi inévitablement, il se construira des fantasmes d'abandon : ce fantasme connote, entre autres, que l'enfant se sent soumis à l'arbitraire de ses parents adoptifs, et susceptible d'être victime d'un changement d'avis de leur part : au moins l'information sur la société peut-elle l'aider à gérer ce fantasme, de sorte qu'il soit moins angoissant (7) .

2. Les parents de Marc vivent une force intérieure.

Les parents de Marc ont confiance en eux; la blessure de la stérilité étant cicatrisée et ramenée à une juste proportion, ils ne pensent pas que Marc les méprisera globalement un jour parce que son corps ne vient pas d'eux; ils sont persuadés de posséder des ressources spirituelles aussi intenses que celles des autres parents.

Inversement, ils - le père surtout - ne sont pas jaloux de la puissance sexuelle que leur fils portera, alors que leur couple n'a pas pu la réaliser : ils ne sont donc pas poussés à rabattre, à amoindrir répétitivement leur fils, qui peut se constituer une bonne image de soi.

Par ailleurs, leur couple s'entend bien et peut se fabriquer, en soi, beaucoup de bonheur : chaque parent est également créatif et capable de se donner du plaisir, de la joie, de l'estime narcissique; donc, quoiqu'ils aiment beaucoup Marc, celui-ci n'est pas une condition indispensable de leur bonheur ... Ils n'ont pas non plus ce fantasme de certains parents adoptants, issu de leur culpabilité et de leur mauvaise image de soi : " Notre enfant, à son tour, pourrait bien nous abandonner un jour, parce que nous ne sommes pas ses vrais parents, pour faire sa vie tout seul ou retrouver ses origines. Donc, évitons de le mettre en colère contre nous et ne nous montrons pas exigeants à son égard! "

La synthèse de ces sentiments de confiance en soi, de sérénité à l'égard de la force de l'enfant, de sécurité et d'autonomie effective produit des attitudes et des comportements structurants chez les parents : d'une part, ils savent reconnaître les richesses physiques et spirituelles de leur fils, le valoriser, et l'amener à ce qu'il se construise une bonne image de soi. D'autre part, à l'occasion, lorsque Marc se montre trop inflatif, ses parents n'hésitent pas à le bousculer, à le rappeler à l'ordre et à le remettre à sa place ... Ils n'ont pas peur de lui, ni de sa puissance ni de l'indépendance dont ils installent progressivement en lui le désir, témoin de sa maturation. A travers ses affrontements occasionnels avec ses parents, Marc se confirme le sentiment de sa propre puissance, mais pas de sa toute-puissance; il apprend aussi que, pour être apprécié, on ne peut pas faire n'importe quoi ( apprentissage de la réciprocité ).

3. Les parents de Marc lui reconnaissent une identité complexe.

" Dans le jardin de ta vie, tu fais pousser des parties qui viennent de nous, des parties qui viennent de tes premiers parents, et d'autres encore, dont tu as trouvé les graines ailleurs, dans d'autres sources d'influence, ou dont tu as fabriqué les graines tout seul "; même si cette métaphore n'est pas racontée telle quelle à Marc, la réalité biologique et spirituelle qu'elle véhicule est assumée implicitement par ses parents : Marc est bien " d'eux ", fruit de leur désir et de leur projet éducatif, et il est de ses premiers géniteurs, qui lui ont donné leur empreinte biologique et spirituelle - ne fût-ce que par certains traits de caractère génétiquement hérités, même s'ils sont remaniés par l'ambiance éducative -; il est aussi le fruit d'autres sources d'influence, et il est autre que toutes les influences qui le marquent! En fin de compte lui, Marc, il est la synthèse de tout cela. Notons au passage que cette reconnaissance de multiples composantes dans l'identité de Marc n'est pas, dans le chef des parents, une planification statique, établie et figée une fois pour toutes, il s'agit plutôt d'une dialectique, d'une suite ininterrompue de voyages aller-retour dans l'être de Marc, à travers la perception desquels, petit à petit, l'enfant se constitue comme unité : a certains moments, les parents reconnaissent les différences entre Marc et l'enfant-imaginaire qui est la pure projection de leurs désirs : " Tu es ailleurs, tu es autre que le fruit de notre semence et que la concrétisation de notre désir "; à d'autres moments, ils rejettent ces différences et assimilent Marc à eux - prolongés et améliorés dans un enfant de rêve - : ce double mouvement des parents est fondateur de sécurité existentielle ( je suis de quelque part ), de sérénité et de progrès ( je ne suis pas prisonnier d'un désir, même si, superficiellement, il est porteur de contradictions.

Cette reconnaissance de la construction plurivoque de l'être de Marc n'est pas seulement implicite, elle se traduit aussi par mille petites allusions de la vie quotidienne : " Tiens, il me semble que ceci ( tel trait de caractère ), tu le tiens de nous; ceci, tu en as peut-être hérité de ton premier père, ou tu l'as inventé tout seul ... "; nous y reviendrons par la suite, à propos de l'enfant étranger car, pour lui, ce mouvement dialectique de la reconnaissance des différences et des similitudes se pose encore plus lisiblement.

Remarquons pour terminer qu'il ne s'agit, tout compte fait, que d'une application particulière d'un mouvement que tout parent devrait intégrer : même dans le contexte de la filiation naturelle, les parents devraient reconnaître que l'enfant est " d'eux ", et est aussi le fruit d'influences autres et est aussi une originalité qui se distancie de ces influences.

Dans le contexte de l'adoption, la première famille constitue une source importante de références génétiques, certaines objectives et d'autres fantasmatiques, purement imaginées par l'enfant. Ailleurs, d'autres sources peuvent prendre le relais.

4. Les parents de Marc acceptent les limites de leur enfant.

Il n'est pas rare que l'enfant adopté, longuement attendu, précieux ne fût-ce que par sa rareté, soit l'objet d'attentes excessives de la part de ses parents : il est prié d'être un enfant idéal, intellectuellement très performant, d'un caractère souple, extraverti et sociable, reprenant bien à son compte les valeurs de la famille. Un tel projet n'est déjà pas accessible à la moyenne des enfants, porteurs de richesses, mais aussi de limites et d'une réelle volonté d'indépendance partielle, de démarquage par rapport à leur famille; or un enfant adopté est souvent porteur de limites plus spécifiques, qui lui rendent encore plus difficile de correspondre au projet de ses parents : les mauvaises conditions de la grossesse, l'instabilité et le manque de stimulations des premiers mois de la vie, la renaissance tardive du fantasme d'abandon, sont susceptibles de créer, plus fréquemment que chez d'autres enfants, des limites intellectuelles et une insécurité affective. Si les parents ne s'inclinent pas devant ces composantes de l'être de leur enfant, transitoires ou non, c'est le drame, car ils lui posent des exigences impossibles, que l'enfant ressent comme d'injustes persécutions. Heureusement, les parents de Marc peuvent l'accepter tel qu'il est. Il faut dire que leur tâche a été facilitée par les conditions de vie précoces relativement favorables du petit garçon, qui l'avaient tout juste ébranlé psychiquement, sans vraiment détruire ses ressources. Ce n'est pas toujours aussi facile lorsque l'on est confronté quotidiennement à un esprit qui semble bouché face aux apprentissages scolaires, une instabilité psycho-motrice majeure, des comportements captatifs, jaloux, irritables et exclusifs, qui mettent à l'épreuve la fidélité affective des parents.

b) Dans une telle ambiance éducative, comment Marc se développe-t-il?

Nous l'avons dit, Marc n'avait pas été psychiquement détruit par les premières expériences de sa vie et, par la suite, les conditions favorables de son éducation permettent une croissance émotionnelle et intellectuelle harmonieuse. Il n'en demeure pas moins qu'il doit procéder à quelques élaborations mentales spécifiques, qui donnent naissance à certains comportements originaux :

Fondamentalement, au fur et à mesure qu'il perçoit son statut d'adopté, il devrait pouvoir intégrer cette dimension de son être à l'ensemble de ses représentations mentales, et en faire une réalité intérieure non angoissante, non déprimante, vécue dans la sérénité sinon dynamisante. Mais cette intégration ne se fait pas en une fois : c'est vers trois ans que, comme beaucoup d'enfants adoptés précisément, Marc connaît pour la première fois une espèce de " choc ", en saisissant intuitivement de quoi il s'agit, et en commençant par le nier ... en vain! Petit à petit, la réalité de son statut refait surface, depuis l'inconscient où il avait essayé de la refouler, et Marc doit inventer, élaborer la signification des multiples questions liées au mot " adoption " et notamment, du pourquoi de la rupture avec ses premiers parents. Quasi inévitablement, comme chez la grande majorité des enfants abandonnés, un fantasme d'abandon, de rejet se constitue pour s'expliquer ce passage (8) . Marc l'a concrétisé en attribuant peu de valeur à ses géniteurs ( ma mère était méchante et égoïste, c'est pour cela qu'elle m'a abandonné (9) ).

Au moment où ce fantasme était très intense, Marc a mis ses parents à l'épreuve et a développé quelques comportements qui exprimaient sa souffrance, son incertitude et qui testaient l'attachement dont il était l'objet : il est passé d'oppositions rageuses, désespérées, à des " collages " tyranniques à sa mère. Petit à petit, ce fantasme s'est réduit et enkysté, parce que les expériences actuelles, empreintes de tolérance et de valorisation, ne le nourrissaient guère; le comportement de Marc est devenu plus serein ... comme " trace ", déjà retournée au contraire, de sa souffrance, on l'a vu s'attacher facilement - et profondément - à des petits animaux, on l'a entendu dire, spontanément, qu'il avait " adopté " un petit lapin.

Non seulement Marc a-t-il dû réinventer la signification du " passage " réalisé par ses premiers parents mais, en amont, il a dû également imaginer ses origines, en utilisant partiellement les informations venues de ses parents adoptifs, et partiellement sa propre créativité. Cette reconstitution non plus n'est pas simple (10) : au fil du temps, Marc s'est élaboré un espace fantasmatique intérieur assez particulier. Du moins, le supposons-nous, car il ne le raconte pas in extenso, non seulement parce que cet imaginaire fait partie de ses trésors secrets, mais surtout, parce que de larges parties de ces fantasmes sont eux-mêmes inconscients, et ne s'échappent donc, sous forme travestie, qu'à travers jeux, dessins et pensées occasionnelles dont les racines lui sont inaccessibles.

Dans ce monde intérieur, il a réinventé ses origines et ses relations aux " imagos parentales ", en construisant un roman familial compliqué : " ses origines sont mystérieuses ... même sa première mère l'avait peut-être volé ... il est peut-être un prince qui habitait une autre planète ... il arrive sur la terre ... Dans la suite de sa vie, il devra se débattre avec une Image paternelle hostile, et une autre, bienveillante; la mauvaise finit par être tuée et la bonne, par lui donner quelques secrets ... grâce auxquels il peut protéger sa mère ...".

M. Soulé et son équipe ont abondamment développé cette question du roman familial; nous renvoyons donc à leurs travaux pour plus de détails ( M. Soulé et coll., 61-64 ). Rappelons simplement ici qu'un roman familial de ce type n'est pas le propre d'un enfant adopté : il n'est pas rare que n'importe qui s'invente une histoire analogue, pour sortir d'un état dépressif, ou pour mettre de l'ordre dans les sentiments qu'il éprouve dans le décours de son oedipe.

En clivant un mauvais parent de son sexe, qu'il finit par vaincre, et un bon, auquel il s'identifie, il justifie son mouvement agressif et se donne aussi une direction - identificatoire - pour sortir du conflit oedipien. Chez l'enfant adopté, la réalité matérielle de la première partie de sa vie fournit un matériau - un élément de réalité - pour construire ce genre de scénario. Il ne faudrait cependant pas en conclure trop vite que le mauvais et le bon père de l'imaginaire correspondent exactement aux pères extérieurs : ceux-ci ont fourni matière à duplication dans l'imaginaire, mais il n'est pas rare que chacun de ces parents extérieurs soit l'objet de sentiments ambivalents et que chacune des Imagos condense des caractéristiques plus ou moins travesties des deux ( et probablement même des quatre car la mère naturelle et la mère adoptive peuvent porter également des caractéristiques paternelles! ).

Chez beaucoup d'enfants, la constitution de ces romans familiaux doit être respectée telle quelle : elle les aide à mûrir l'organisation oedipienne de leur affectivité, en fournissant une cible où l'agressivité peut se déverser sans culpabilité ... et un objet vers lequel l'amour peut se sublimer ... Certains enfants restent cependant " coincés " dans des romans familiaux proches de la fabulation et sources d'angoisse : souvent, c'est parce que l'attitude des parents adoptifs ne permet pas la moindre maturation de l'Oedipe, ni le deuil des premiers parents ( par exemple s'ils luttent énergiquement contre toute évocation de ces premiers parents ). Ce n'est donc pas le roman familial en soi qui est pathologique, il est plutôt indicateur d'un fonctionnement plus large, serein ou tensiogène. On peut lire une belle illustration de la fonction souvent structurante du roman familial dans les études de cas décrits par C. Scheid et J. Delgouffre : " Quelques réflexions sur des enfants adoptés en psychothérapie, ou comment l'adoption peut-elle s'inscrire dans le fantasme ", in L'adoption ( 3, p. 37 et 39 ).

A travers son comportement, et les commentaires verbaux qu'il fait de loin en loin sur sa propre vie, Marc montre des signes de ce que nous avons appelé son identité multivoque.

Ici non plus, ces différentes tendances de son être qui s'expriment successivement ne sont pas une réalité spécifique de l'enfant adopté : tout enfant en bonne santé psychique s'identifie de façon importante aux attitudes et aux valeurs de sa famille et de son entourage, mais il ne le fait pas totalement; il a aussi ses axes de croissance originaux et, à l'occasion, parfois même régulièrement, il est poussé - et désire - s'affirmer comme autre; il heurte son entourage par un signe inattendu, parfois une transgression, un trouble du comportement qui sera ressenti douloureusement par autrui, mais qui définit un espace que l'enfant se donne pour vivre sa liberté d'être, son originalité ...

Dans le cas de Marc - et de beaucoup d'enfants adoptés - des références faites à son origine constituent un excellent moyen pour manifester son altérité.

Parfois, il est clair qu'il connaît ou devine bien la réalité externe, lorsqu'il manifeste un comportement typique (11) ; à d'autres moments, il fait fonctionner son imagination et attribue certains de ses désirs à sa culture d'origine, même lorsque c'est loin d'être certain : " Chez moi, avant, c'était mieux ... chez moi, on pouvait aller dormir quand on voulait. " D'autres comportements originaux encore ont un sens moins facilement interprétable, et on ne peut que spéculer sur leur possible rattachement, vécu par l'enfant, à ses origines (12) .

La réponse des parents ici, a été d'accueillir ces manifestations originales avec bienveillance, ou, à tout le moins en leur manifestant une certaine indifférence ... et de ne pas céder à Marc quand il s'en servait à l'intérieur de caprices (" Chez moi, avant, on pouvait tout faire ...").

Indépendamment de ces moments d'affirmation de soi de Marc, les parents ont renforcé le sentiment de son identité pluraliste de la façon suivante : ils ont accepté, tout comme les grands-parents, et à l'occasion, d'autres membres de la famille, d'être les conteurs d'une double histoire :

dans des occasions informelles, on lui a raconté, comme ça, tout simplement, par bribes et morceaux, comme à tout enfant, l'histoire de ses parents adoptifs, de ses grands-parents, de leur village ...

mais en réponse à ses questions, ou en prévenant celles-ci, on a raconté aussi, en se laissant aller, ce que l'on croyait probable ou ce que l'on imaginait sur ses premiers parents et son premier milieu de vie ( p. 56 ).

L'on peut terminer ces considérations sur l'affirmation de soi de Marc en faisant remarquer qu'un enfant aussi façonne ses parents; il leur réapprend l'humilité et la remise en question de soi ( Wallemacq, 69, p. 3 : " L'adoption m'a aussi appris que je n'avais aucun droit sur cet enfant ... et l'enfant adopté m'offre un regard neuf sur l'enfant qui est passé par mon corps, autre aussi, venu à travers moi pour être au monde et non à moi ").

Notes.

(1). Sans en être " le " centre : le désir et le manque-à-être des parents, les attitudes et interventions sociales sont d'autres épicentres tout aussi importants.

(2). Chez d'autres parents, la tristesse et la blessure narcissique de la stérilité sont tels que ce manque-à-être ne peut être évoqué : l'enfant a été accueilli parce que les parents voulaient faire le bonheur d'un enfant malheureux, un point c'est tout! Pas question de signaler ce qui a pourtant été une motivation clé de leur démarche, c'est-à-dire leur part de malheur à eux, et leur volonté de la dépasser : pourtant, la reconnaissance des deux malheurs et des deux besoins, ceux de l'enfant et des parents, et l'expression du désir de les dépasser ensemble, favoriseraient davantage la solidarité et les identifications enfants-parents : celui-là se sentirait moins comme le seul malheureux au pays des riches ...

Dans d'autres cas l'évocation de la sexualité peut paraître encore plus difficile parce que la rencontre sexuelle elle-même est impossible ( par exemple impuissance masculine ) : ici, les parents devront faire comprendre à l'enfant que leur liaison sexuelle n'est pas possible et donc, qu'ils n'ont pas pu fabriquer d'enfants, mais qu'ils dépassent cette limite par l'adoption ( en ce qui concerne la procréation ), et en se faisant plaisir, et en se montrant leur amour autrement que par la vie sexuelle; celle-ci n'est pas nécessairement le " must " d'une vie relationnelle et il peut exister d'autres zones de rencontre satisfaisante qui équilibrent le couple.

(3). " Premiers et deuxièmes parents " ou parents de naissance et parents adoptifs" : dans une large mesure, il n'existe pas de vocable parfait pour différencier les uns et les autres. Par exemple, si l'on parle de " deuxièmes parents ", on peut craindre d'introduire dans l'esprit de l'enfant - et des tiers - une sorte de hiérarchie ... Mais à notre sens, tous les termes sont porteurs de richesses et de limites, et c'est surtout l'état de sérénité ou de crispation émotionnelle du parent adoptant qui créera la valeur ou le trouble du vocable qu'il emploiera.

Il existe cependant des mots qui expriment à l'évidence des charges émotionnelles chez l'adulte, susceptibles de semer de la confusion dans l'esprit de l'enfant et dont il faudrait proscrire l'usage : c'est le cas lorsqu'on désigne les parents naturels et adoptifs respectivement comme " parents de ventre " et " parents de coeur "; il nous semble qu'existe là une charge agressive implicite à l'égard des premiers, réduits au rôle d'une gestation physique sans désir et une idéalisation des seconds, censés être au grand coeur. De même, il ne nous semble pas judicieux de désigner les parents naturels comme " vraie mère " ou " vrai père "; ce vocable pourrait traduire, dans le chef des parents adoptifs, le sentiment qu'ils sont des usurpateurs, qui ont pris indûment un enfant à sa vraie famille. Or, l'enfant a besoin d'être sûr que ses parents adoptifs sont aussi de vrais parents et qu'il peut les investir en toute quiétude : le non-respect de ces investissements affectifs spontanés peut conduire à des catastrophes ( Maurin, 48, p. 303-307 ).

(4) Quel que soit le contexte de la procréation et de la gestation, que la conception ait été mûrement réfléchie ou accidentelle, nous adhérons ainsi à la recommandation que fait F. Dolto ( 79, in La cause des enfants, p. 19 ) : " Je pense qu'un être humain a besoin d'être relié à son origine incarnée, à ce moment que nous appelons la scène primitive ( ... ), ce moment où trois désirs rencontrés ont donné origine à l'authentique vie de cet être humain vivant que l'on aime aujourd'hui; l'amour ne peut le couper de ce qui a été le début de son être au monde ( ... ). Je pense que c'est cette continuité depuis le germe qui fait le positif d'un être humain. S'il n'est pas élevé par ses parents géniteurs, mais par des latéraux ou des adoptifs, ceux-ci ont à lui dire : " Bénie soit ta mère, béni soit ton père par qui j'ai le bonheur aujourd'hui de t'aimer " ou " Quelle reconnaissance j'ai envers ton père ou ta mère! " C'est cela aimer un être humain vivant, fils ou fille d'homme et de femme qui se sont désirés pour l'engendrer. " J'aime aujourd'hui en toi le représentant (...) de deux histoires croisées. "

(5). Il arrive que les parents adoptifs ne sachent rien du tout sur les parents naturels, en tout cas, rien de personnel et de précis; c'est notamment le cas lors de l'adoption d'enfants étrangers. L'on gagne cependant à meubler par des constructions imaginaires cette lacune qui existe dans la réalité objective, à condition d'annoncer la couleur : " On ne sait pas, mais souvent, quand un enfant est adopté, c'est parce que ... On peut donc imaginer que ... " : à procéder ainsi, on donne à l'enfant un point d'ancrage pour l'élaboration de fantasmes structurants sur ses origines.

(6). L'enfant, comme nous le verrons par la suite, n'aura déjà que trop tendance à réinterpréter son histoire en imaginant qu'il a été abandonné : inutile de renforcer cette tendance en recourant à des termes qui la confirment!

(7). Dans le cas de Marc, qui a été adopté précisément, les parents qui racontent le processus de son adoption ne font pas vraiment allusion à son désir à lui. Peut-être auraient-ils pu ajouter : " ... Tu étais probablement bien dans la clinique où tu vivais. Peut-être as-tu été inquiet et fâché les premiers jours de ton arrivée chez nous. Tu as dû nous prendre pour des espèces de bandits, qui t'avions volé à la clinique." Des auteurs comme Kirk ( 37, p. 343 ) recommandent aux parents d'avoir beaucoup de disponibilité pour réévoquer avec l'enfant ces moments précis de son passé et de son passage, voire de disposer de photos de lui avant l'adoption, par exemple, lui à la clinique.
Avec un enfant qui aurait été adopté plus tardivement, par exemple vers l'âge de quatre-cinq ans, il nous semble indispensable de le situer comme sujet dans tout ce processus, même si c'est pour lui dire qu'il était un sujet dont on a oublié de tenir compte du vécu : " ... On a voulu bien faire en te faisant sortir de ta maison d'enfants ... peut-être les gens qui l'ont fait n'ont-ils pas assez demandé ce que tu en pensais ... peut-être au début, étais-tu faché sur nous, nous avons essayé de faire de notre mieux ... petit à petit, tu as eu l'air de devenir content, parce qu on s'occupait de toi tout seul ... Cette reconnaissance, par des mots, d'une étape de non-vouloir chez l'enfant pouvait constituer une " clé " libératrice qui évite l'installation des comportements d'opposition très tardifs.

(8). Wolinski ( 71, p. 161 ) cite à ce sujet le témoignage paradigmatique d'un jeune : " Un adopté reste toujours un adopté ... Il a commencé sa vie par un rejet, et cet événement reste ancré dans sa mémoire. On n'y peut rien. L'adoption, l'abandon, ça demeure là. C'est tatoué, indélébile, même si les parents adoptifs ont été formidables. Les familles intelligentes apprennent à l'enfant à vivre avec ses plaies. Pas davantage. Mais rassurez-vous, on n'est pas malheureux pour autant. "

(9). Ce n'est certes pas la seule version du fantasme d'abandon. D'autres enfants idéalisent plutôt leurs premiers parents (" On m'a pris à des parents très pauvres qui ne cessent de penser à moi " ... " On m'a volé à une belle princesse "); d'autres encore se déprécient centralement (" On n'a pas voulu de moi parce que j'étais méchant "). Les parents adoptants reçoivent parfois un statut de Saint-Bernard et d'autres fois celui de kidnappeurs. Le fantasme se prolonge malheureusement dans la vie actuelle : l'enfant se sent menacé de récidive si on lui attribue des étiquettes négatives, si les parents adoptants deviennent pauvres, si un petit frère attire davantage l'attention, etc. Il ne s'agit donc pas de céder au simplisme!

(10). De Hoyos et coll. ( 15, p. 42 ) : la difficulté principale à laquelle se heurtent les enfànts adoptés est d'assumer le " rejet de leurs parents biologiques et d'affronter une certaine perplexité généalogique sur leurs origines. Ces sentiments les empêchent de dépasser, d'intégrer l'ambivalence naturelle de tout enfant à l'égard de ses parents.

N.B. Les auteurs signalent alors l'initiative d'une oeuvre d'adoption américaine, étrange et choquante à première vue, mais qui mérite réflexion dans un second temps : pour aider les enfants à ne pas élaborer de fantasmes trop violents, on veut leur montrer que leurs premiers parents pensent à eux et leur donnent explicitement la permission d'aimer les seconds ... on leur fait donc écrire une lettre, qu'on montrera aux enfants en âge d'école, et où ils expriment leur amour et leur sollicitude, expliquent le pourquoi de l'adoption et souhaitent à l'enfant de trouver le bonheur ...

(11). Dans le cas de Marc, ce n'est pas évident, puisqu'il a été adopté très tôt et qu'il n'est pas très probable qu'il ait des souvenirs conscients précoces.

(12). Chez d'autres enfants, par exemple, on attribue facilement au fait qu'ils sont adoptés des comportements opposants, parfois durs et provoquants : l'enfant, ici, aurait besoin de se démarquer d'une famille ressentie comme trop totalitaire, et il le ferait douloureusement, en choisissant des actes dans lesquels les parents adoptifs ne se retrouvent pas du tout. De telles interprétations ont probablement leur part de vérité, encore qu'il ne faille pas prendre la partie pour le tout : l'adoption n'est qu'un facteur parmi d'autres qui aboutissent à ces crispations réciproques.
Ailleurs, on trouvera plutôt un conformisme strict : l'enfant ne se permet pas de vivre, en tout cas de montrer " l'autre partie de son être ". Ce conformisme est coûteux en énergie, en culpabilité et en perte de créativité ( lire par exemple F. Dolto, 18, p. 37 et 39 ).



Pour retourner à l'endroit dont je viens de partir.



je serais très heureux de dialoguer avec vous à ce propos : jyhayez@uclouvain.be

 

Création le 18 mai 2005.
Dernière mise à jour le dimanche 06 juillet 2008.
Le livre prêté en mai 2005 a servi à cette présentation.

DS.ds


 


Fin du dossier























































































































































































- Notes automatiques. -

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Note 1.


(1). Sans en être " le " centre : le désir et le manque-à-être des parents, les attitudes et interventions sociales sont d'autres épicentres tout aussi importants.



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Note 2.


(2). Chez d'autres parents, la tristesse et la blessure narcissique de la stérilité sont tels que ce manque-à-être ne peut être évoqué : l'enfant a été accueilli parce que les parents voulaient faire le bonheur d'un enfant malheureux, un point c'est tout! Pas question de signaler ce qui a pourtant été une motivation clé de leur démarche, c'est-à-dire leur part de malheur à eux, et leur volonté de la dépasser : pourtant, la reconnaissance des deux malheurs et des deux besoins, ceux de l'enfant et des parents, et l'expression du désir de les dépasser ensemble, favoriseraient davantage la solidarité et les identifications enfants-parents : celui-là se sentirait moins comme le seul malheurereux au pays des riches ...

Dans d'autres cas l'évocation de la sexualité peut paraître encore plus difficile parce que la rencontre sexuelle elle-même est impossible ( par exemple impuissance masculine ) : ici, les parents devront faire comprendre à l'enfant que leur liaison sexuelle n'est pas possible et donc, qu'ils n'ont pas pu fabriquer d'enfants, mais qu'ils dépassent cette limite par l'adoption ( en ce qui concerne la procréation ), et en se faisant plaisir, et en se montrant leur amour autrement que par la vie sexuelle; celle-ci n'est pas nécessairement le " must " d'une vie relationnelle et il peut exister d'autres zones de rencontre satisfaisante qui équilibrent le couple.



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Note 3.


(3). " Premiers et deuxièmes parents " ou parents de naissance et parents adoptifs" : dans une large mesure, il n'existe pas de vocable parfait pour différencier les uns et les autres. Par exemple, si l'on parle de " deuxièmes parents ", on peut craindre d'introduire dans l'esprit de l'enfant - et des tiers - une sorte de hiérarchie ... Mais à notre sens, tous les termes sont porteurs de richesses et de limites, et c'est surtout l'état de sérénité ou de crispation émotionnelle du parent adoptant qui créera la valeur ou le trouble du vocable qu'il emploiera.

Il existe cependant des mots qui expriment à l'évidence des charges émotionnelles chez l'adulte, susceptibles de semer de la confusion dans l'esprit de l'enfant et dont il faudrait proscrire l'usage : c'est le cas lorsqu'on désigne les parents naturels et adoptifs respectivement comme " parents de ventre " et " parents de coeur "; il nous semble qu'existe là une charge agressive implicite à l'égard des premiers, réduits au rôle d'une gestation physique sans désir et une idéalisation des seconds, censés être au grand coeur. De même, il ne nous semble pas judicieux de désigner les parents naturels comme " vraie mère " ou " vrai père "; ce vocable pourrait traduire, dans le chef des parents adoptifs, le sentiment qu'ils sont des usurpateurs, qui ont pris indûment un enfant à sa vraie famille. Or, l'enfant a besoin d'être sûr que ses parents adoptifs sont aussi de vrais parents et qu'il peut les investir en toute quiétude : le non-respect de ces investissements affectifs spontanés peut conduire à des catastrophes ( Maurin, 48, p. 303-307 ).



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Note 4.


(4) Quel que soit le contexte de la procréation et de la gestation, que la conception ait été mûrement réfléchie ou accidentelle, nous adhérons ainsi à la recommandation que fait F. Dolto ( 79, in La cause des enfants, p. 19 ) : " Je pense qu'un être humain a besoin d'être relié à son origine incarnée, à ce moment que nous appelons la scène primitive ( ... ), ce moment où trois désirs rencontrés ont donné origine à l'authentique vie de cet être humain vivant que l'on aime aujourd'hui; l'amour ne peut le couper de ce qui a été le début de son être au monde ( ... ). Je pense que c'est cette continuité depuis le germe qui fait le positif d'un être humain. S'il n'est pas élevé par ses parents géniteurs, mais par des latéraux ou des adoptifs, ceux-ci ont à lui dire : " Bénie soit ta mère, béni soit ton père par qui j'ai le bonheur aujourd'hui de t'aimer " ou " Quelle reconnaissance j'ai envers ton père ou ta mère! " C'est cela aimer un être humain vivant, fils ou fille d'homme et de femme qui se sont désirés pour l'engendrer. " J'aime aujourd'hui en toi le représentant (...) de deux histoires croisées. "


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Note 5.


(5). Il arrive que les parents adoptifs ne sachent rien du tout sur les parents naturels, en tout cas, rien de personnel et de précis; c'est notamment le cas lors de l'adoption d'enfants étrangers. L'on gagne cependant à meubler par des constructions imaginaires cette lacune qui existe dans la réalité objective, à condition d'annoncer la couleur : " On ne sait pas, mais souvent, quand un enfant est adopté, c'est parce que ... On peut donc imaginer que ... " : à procéder ainsi, on donne à l'enfant un point d'ancrage pour l'élaboration de fantasmes structurants sur ses origines.


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Note 6.


(6). L'enfant, comme nous le verrons par la suite, n'aura déjà que trop tendance à réinterpréter son histoire en imaginant qu'il a été abandonné : inutile de renforcer cette tendance en recourant à des termes qui la confirment!


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Note 7.


(7). Dans le cas de Marc, qui a été adopté précisément, les parents qui racontent le processus de son adoption ne font pas vraiment allusion à son désir à lui. Peut-être auraient-ils pu ajouter : " ... Tu étais probablement bien dans la clinique où tu vivais. Peut-être as-tu été inquiet et fâché les premiers jours de ton arrivée chez nous. Tu as dû nous prendre pour des espèces de bandits, qui t'avions volé à la clinique." Des auteurs comme Kirk ( 37, p. 343 ) recommandent aux parents d'avoir beaucoup de disponibilité pour réévoquer avec l'enfant ces moments précis de son passé et de son passage, voire de disposer de photos de lui avant l'adoption, par exemple, lui à la clinique.
Avec un enfant qui aurait été adopté plus tardivement, par exemple vers l'âge de quatre-cinq ans, il nous semble indispensable de le situer comme sujet dans tout ce processus, même si c'est pour lui dire qu'il était un sujet dont on a oublié de tenir compte du vécu : " ... On a voulu bien faire en te faisant sortir de ta maison d'enfants ... peut-être les gens qui l'ont fait n'ont-ils pas assez demandé ce que tu en pensais ... peut-être au début, étais-tu faché sur nous, nous avons essayé de faire de notre mieux ... petit à petit, tu as eu l'air de devenir content, parce qu on s'occupait de toi tout seul ... Cette reconnaissance, par des mots, d'une étape de non-vouloir chez l'enfant pouvait constituer une " clé " libératrice qui évite l'installation des comportements d'opposition très tardifs.


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Note 8.


(8). Wolinski ( 71, p. 161 ) cite à ce sujet le témoignage paradigmatique d'un jeune : " Un adopté reste toujours un adopté ... Il a commencé sa vie par un rejet, et cet événement reste ancré dans sa mémoire. On n'y peut rien. L'adoption, l'abandon, ça demeure là. C'est tatoué, indélébile, même si les parents adoptifs ont été formidables. Les familles intelligentes apprennent à l'enfant à vivre avec ses plaies. Pas davantage. Mais rassurez-vous, on n'est pas malheureux pour autant. "


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Note 9.


(9). Ce n'est certes pas la seule version du fantasme d'abandon. D'autres enfants idéalisent plutôt leurs premiers parents (" On m'a pris à des parents très pauvres qui ne cessent de penser à moi " ... " On m'a volé à une belle princesse "); d'autres encore se déprécient centralement (" On n'a pas voulu de moi parce que j'étais méchant "). Les parents adoptants reçoivent parfois un statut de Saint-Bernard et d'autres fois celui de kidnappeurs. Le fantasme se prolonge malheureusement dans la vie actuelle : l'enfant se sent menacé de récidive si on lui attribue des étiquettes négatives, si les parents adoptants deviennent pauvres, si un petit frère attire davantage l'attention, etc. Il ne s'agit donc pas de céder au simplisme!


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Note 10.


(10). De Hoyos et coll. ( 15, p. 42 ) : la difficulté principale à laquelle se heurtent les enfànts adoptés est d'assumer le " rejet de leurs parents biologiques et d'affronter une certaine perplexité généalogique sur leurs origines. Ces sentiments les empêchent de dépasser, d'intégrer l'ambivalence naturelle de tout enfant à l'égard de ses parents.

N.B. Les auteurs signalent alors l'initiative d'une oeuvre d'adoption américaine, étrange et choquante à première vue, mais qui mérite réflexion dans un second temps : pour aider les enfants à ne pas élaborer de fantasmes trop violents, on veut leur montrer que leurs premiers parents pensent à eux et leur donnent explicitement la permission d'aimer les seconds ... on leur fait donc écrire une lettre, qu'on montrera aux enfants en âge d'école, et où ils expriment leur amour et leur sollicitude, expliquent le pourquoi de l'adoption et souhaitent à l'enfant de trouver le bonheur ...


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Note 11.


(11). Dans le cas de Marc, ce n'est pas évident, puisqu'il a été adopté très tôt et qu'il n'est pas très probable qu'il ait des souvenirs conscients précoces.


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Note 12.


(12). Chez d'autres enfants, par exemple, on attribue facilement au fait qu'ils sont adoptés des comportements opposants, parfois durs et provoquants : l'enfant, ici, aurait besoin de se démarquer d'une famille ressentie comme trop totalitaire, et il le ferait douloureusement, en choisissant des actes dans lesquels les parents adoptifs ne se retrouvent pas du tout. De telles interprétations ont probablement leur part de vérité, encore qu'il ne faille pas prendre la partie pour le tout : l'adoption n'est qu'un facteur parmi d'autres qui aboutissent à ces crispations réciproques.
Ailleurs, on trouvera plutôt un conformisme strict : l'enfant ne se permet pas de vivre, en tout cas de montrer " l'autre partie de son être ". Ce conformisme est coûteux en énergie, en culpabilité et en perte de créativité ( lire par exemple F. Dolto, 18, p. 37 et 39 ).


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" Un jour, l'adoption. "

Caractéristiques du livre.

Auteur : Jean-Yves Hayez, L. Cassiers, M. Boiteux, T. Henckes-Ronsse, M.-F. Lisen-Lorent et L. Parisel.
Date de parution : 1988.
Editeur : Editions Fleurus, Paris.
Pages : 256 pages.
Prix : épuisé
ISBN 2.215.01048.7
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liste des mots-clés du site au 28 septembre 2005.

abus sexuel, accompagnement éducatif, adolescents abuseurs, adolescents, allégation d'abus sexuel, angoisse de séparation, angoisse, anxiété, assuétude, autorité parentale, beaux-parents, besoins psychiques des enfants, bizarrerie sexuelle infantile, cadre thérapeutique, confidences, confidentialité, conformisme, culpabilité, debriefing collectif, délinquance, dépendance, dépression, destructivité, deuil compliqué, deuil pathologique, éducation sexuelle, enfant abuseur, enfants, énuresie, éthique, équipes SOS-Enfants, famille, famille reconstituée, Familles restructurées, guerre, identité, infanto-juvénile, intervention de crise, Jean-Yves Hayez, jeux sexuels, livres, mendiants, mort, mort d'un proche, mots-clés, pédopsychiatrie, perversion sexuelle infantile, perversion sexuelle, peur, pornographie, protection, psychiatrie de liaison, psychothérapie, publications, relation de soin, réparations, réseau de santé, sanctions, secrets de famille, séparation parentale, sexualité infantile, sexualité normale, signalement, soins pluridisciplinaires, stress, SOS-enfants, suggestibilité, syndrome de stress post-traumatique, traumatisme psychique, trouble de l'endormissement, trouble du comportement, trouble psychique, urgences, violence, vulnerabilité.