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Les secrets et

leur maniement

en psychothérapie

* biographie et recueil de publications scientifiques du professeur Jean-Yves Hayez.
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" La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d'employer l'esprit à le justifier." Jean Guéhenno.

Jean-Yves Hayez
a le plaisir de vous proposer





Les secrets et leur maniement en psychothérapie.




Ce texte a été publié dans la revue Enfances § Adolescences, 2001, 2, 113-130. Excellente revue belge de la sociéte belge francophone de psychiatrie infantile et des disciplines associées ...

J.-Y. HAYEZ (1)

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jyh mysterieuse petite fille


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1. DEFINITIONS ET QUALIFICATIONS

1.1. Définitions

L'étymologie du terme secret renvoie à la racine latine cerno : tamiser les bonnes graines et séparer les mauvaises, distinguer, discerner un objet du reste, le vrai du faux. Secernere revêt la signification de séparation, mise à part, conservation écartée du reste, cachée, tandis que dis-cernere renvoie davantage à l'idée de voir, distinguer, décider (dé-cret), et ex cernere à l'idée de rejet, d'expulsion : le terme excrément y trouve son origine ( Levy, 1976 ; Mairesse, 1988 ; Epelbaum, 1995 )

A. Nous proposons donc comme définition : «  Un secret (2) est un savoir individuel ou collectif, pouvant porter sur n'importe quoi, savoir qui est caché à beaucoup, et dont les détenteurs se sentent ou non le pouvoir de disposer »  (3)

Définition dont nous assumons qu'elle n'est pas parfaite :

- ainsi, s'il est vrai qu'un secret est un savoir, il arrive que celui-ci ne soit pas conscient ( secret refoulé ) tant sa représentation consciente serait traumatisante. On dit alors parfois qu'il existe une lacune laissée en soi, de par la présence ... et la non-accessibilité du secret à la conscience ;

- en principe, le secret peut porter sur n'importe quoi : c'est le savoir de la chose, et non la chose, qui le constitue. Néanmoins le contenu est souvent « investi » par son détenteur : eu égard à son histoire et à son contexte actuel, il constitue une réalité importante à ses yeux ( Bok, 1983 ) Et il imagine que, pour les autres aussi, le contenu du secret a de l'importance : par exemple, il peut les détruire ou leur donner trop de pouvoir ...,

- lorsque l'individu croit avoir la libre disposition du secret qu'il porte, l'idée de le communiquer est néanmoins souvent source d'angoisse, voire de culpabilité. Dans d'autres cas, l'individu ne se sent que le dépositaire et le gardien d'un secret qui ne lui appartient pas : par exemple, être le seul à savoir que son meilleur ami a le SIDA; quoi qu'il en soit, on voit combien le secret, paradoxalement, participe à la vie relationnelle ...

B.Parmi tous les secrets, il y a ceux que l'on appelle secrets de famille : nous entendrons par là des éléments d'informations que se sont appropriés un ou quelques membres de la famille, en excluant activement les autres de leur connaissance (4) ( Miermont, 1987 ; Benoît & al., 1988 )

L'information en question porte souvent sur des éléments du passé, d'un parent, d'un grand-parent ou d'un descendant lointain, voire « de la famille » comme telle. Il peut s'agir d'une transgression, d'une rupture avec les normes familiales, mais aussi d'une maladie vécue comme inavouable ( psychose, suicide, violence pathologique ), ou même de l'échec douloureux d'une entreprise ( faillite )... Le secret peut concerner aussi le passé de l'enfant ( surtout sa filiation : insémination artificielle ; père biologique autre, etc. ) Mais il peut porter également sur le présent ( relation extra-conjugale d'un parent ; difficultés financières; maladie de l'enfant ou d'un parent ; transgression actuelle de la loi ... ) ( Selvini, 1997 )

Souvent l'expérience recouverte par le secret est source de honte, de culpabilité, de modification négative de l'image de soi ou/et de la famille. Même s'ils n'en ont pas été les agents directs, elle donne l'impression à ceux qui savent qu'eux ou/et leur famille sont menacés, ont une tare ou/et une dette à payer à l'humanité, à des victimes identifiées, voire à leurs propres enfants ...

Ainsi défini, le secret de famille est susceptible de bien des variantes et notamment :

- quant à son contenu, aux affects et représentations mentales qu'il génère et quant à la dynamique qu'il induit chez ses détenteurs : utilisation à des fins de pouvoir et de régulation des relations; autoprotection ou/et protection des autres, etc.
Autoprotection ? Basalement elle va jusqu'à « essayer d'oublier ... chasser au fond de sa mémoire », s'interdire d'évoquer jusqu'avec ceux qui savent aussi. Dans certains cas, il y a même un véritable refoulement, avec les issues ultérieures qu'on lui connaît : de la réussite à l'échec en passant par le retour travesti du refoulé ;

- quant à l'identité des détenteurs eux-mêmes : certains secrets sont connus d'un individu seul : l'épouse sait qu'elle a un amant ; le père a découvert un drame honteux dans sa famille d'origine et le garde pour lui, etc. D'autres sont connus des deux parents ou des enfants (5)  : par exemple, l'aîné se drogue ; le grand frère et sa jeune soeur ont des relations sexuelles. Ailleurs, il existe une alliance entre un enfant et un parent ( l'enfant parentifié ... celui dont on abuse sexuellement ... celui qui connaît les avatars sentimentaux de sa mère ... ) Et il y a encore d'autres combinaisons, qui incluent la famille élargie ( par exemple les grands-parents ou des personnes étrangères ) ;

- quant à la manière dontle secret a été connu : par hasard, en référence à une curiosité elle-même secrète, par transmission explicite, etc.

1.2 Secrets maturants ou destructeurs

 secrets de fille

Nous nous limiterons à décrire et discuter une qualification du secret, à savoir son effet possible sur la construction du psychisme humain.

A. La possession de certains secrets et la dynamique qui s'enclenche autour d'eux peuvent s'avérer maturantes pour la construction du psychisme individuel, et pour la santé du fonctionnement familial.

1. Autour de quatre ans, l'enfant découvre qu'il lui est possible de retenir une information, souvent à partir d'un petit désir qu'il a comblé tout seul ou d'une petite bêtise qu'il dissimule avec succès, même si c'est au prix d'une certaine angoisse il réalise ainsi intuitivement ce qu'est un secret et donc ce qu'est « l'intimité », l'existence d'une vie privée. C'est une découverte d'une énorme importance : à travers ses petits secrets non éventés, il mesure sa capacité à penser tout seul et de façon originale, et à mettre des barrières efficaces autour de son Moi intime ...

Encore faut-il qu'il comprenne qu'il a le droit d'utiliser cette capacité, c'est-à-dire qu'elle ne constitue pas, par principe, une transgression à l'ordre normal de la vie psychique. Les parents jouent un rôle important soit pour maintenir une confusion angoissée à ce propos, soit pour faciliter sa sérénité. Mais même de bons parents ont leurs faiblesses, et il leur arrivera de contester à l'occasion un droit à la dissimulation quitte, à d'autres moments - où ils seront moins concernés - à s'en féliciter. Il persiste donc une part de conquête que l'enfant doit faire tout seul : « Je suis capable d'avoir des pensées privées, secrètes ... et j'en ai le droit : d'ailleurs, c'est bien comme cela que les grands fonctionnent et je suis d'une même nature humaine qu'eux  » Cette revendication, cette conquête d'un territoire propre, fait partie du grandissement. Winnicott parle de la nécessité d'un self secret : « Au coeur de chaque personne, il y a un élément de non-communication qui est sacré et dont la sauvegarde est très précieuse » ( Winnicott, 1970 ) Le philosophe Haarscher ajoute : « La revendication d'une sphère " secrète ", privée, dans laquelle l'Etat ne peut intervenir qu'exceptionnellement, est à la base des droits de l'homme » ( Haarscher, 1999, p. 7 ) Sinon, c'est le cauchemar décrit par G. Orwell dans « 1984 »

2. Corollairement, le recours au mensonge est inéluctable dans certaines circonstances : mensonge par omission - « Je ne sais pas » -, voire altération intentionnelle des faits (6)
Sans aller jusqu'à proposer qu'on institue un véritable « droit au mensonge », admettons que l'enfant y recoure à l'occasion, au moins pour se protéger ... même si cette manière de s'adapter à l'autre apparaît parfois douloureuse et culpabilisante à celui-là même qui l'utilise.

Nous-mêmes, thérapeutes, pouvons y être mêlés : pensons à ces cover stories dont nous suggérons l'utilisation aux enfants, dans certaines circonstances, pour protéger leur narcissisme. Ce sont par exemple des situations d'enfants hospitalisés en pédiatrie pour abus sexuel et qui doivent répondre quelque chose à leur compagnon de chambre ... ou celles d'enfants de retour à l'école après une longue phobie scolaire, qui doivent s'en expliquer avec leurs pairs.

3. Posséder un secret confère souvent une impression ou/et une réalité de pouvoir :

- ainsi, le petit enfant peut vérifier qu'il n'est pas constamment sous l'omniprésence du « petit doigt qui connaît tout » puisque tel secret qu'il s'est efforcé de garder le coeur battant, tel mensonge inventé pour ne pas le divulguer, n'ont pas été remarqués par son entourage.
Plus tard, quand il sera davantage sûr des limites de la perspicacité des autres, il n'en jouira pas moins de disposer d'un trésor de connaissances qui est hors de leur portée ; il s'amusera même éventuellement à lever un coin du voile ... jeu parfois bien compliqué, rarement avoué, peut-être même pas conscient : pensons à ces adolescents qui laissent traîner leur courrier intime, les traces d'un joint ... actes manqués et culpabilité ou/et maîtrise subtile sur le parent, avec les nerfs de qui ils jouent ?

Et puis, même quand il décide de confier son secret à quelqu'un - sa maman, son meilleur ami -, c'est encore lui qui en aura décidé ainsi et choisi son interlocuteur.

 un secret fille garçon

Toute cette joie à se sentir puissant n'empêche pas la coexistence occasionnelle d'idées ou de sentiments plus négatifs : l'enfant n'est pas toujours sûr de la légitimité de son pouvoir et s'en sent coupable ...;

- et encore : dans un groupe ( scolaire, tribu, etc. ) le fait que tel secret ne soit connu que par quelques initiés leur confère une identité propre et un pouvoir symbolique : le simple fait de connaître les mots de passe et l'endroit où est caché le trésor du groupe trace les frontières de celui-ci, et indique un champ spécifique de connaissance, qui est comme l'envers des normes et savoirs communs ... En outre, il existe parfois une dimension bien réelle de pouvoir, qui installe le détenteur du secret à un niveau hiérarchique privilégié ( par exemple, connaissance des secrets des plantes ..., connaissance du secret de l'identité de Saint-Nicolas, partagé par les parents et les enfants aînés, et non transmise aux petits ... ou, en plus moderne, connaissance des sites et salons porno d'Internet, où l'on imprime les photos osées dont sont exclus les petits ... )

4. Le partage des secrets et leur défense en commun, entre initiés, concourt à la régulation des liens affectifs : dire un secret, c'est un cadeau que l'on tait à « l'ami sûr » ; un secret commun unit les amis et rassemble une partie de leurs forces contre l'extérieur. « Garder le secret » constitue aussi une épreuve, révélatrice de la qualité de l'attachement : quand il n'en est pas capable, l'ami d'hier est rejeté ... mais recevra peut-être une nouvelle chance demain.

 secrets de soie 01
secrets de soie
5. Notons enfin l'importance de conquérir des savoirs nouveaux, comme (7) « arrachés » à ce qui est vécu comme le trésor secret de la connaissance aux mains d'autrui ( souvent l'autre génération, le parent ) : pensons par exemple aux ruses et à l'efficacité des jeunes hackers sur le Net (8) ; une fois conquis, ce savoir est lui-même souvent repositionné comme un savoir secret, tout au plus partagé jubilatoirement avec un petit groupe de pairs ... Tels sont les secrets sur les origines, la filiation, la sexualité, la mort (9)  ...

6. Dans une autre perspective, entre parents et enfants cette fois, il arrive aussi que le non-partage d'un secret soit structurant : ainsi en va-t-il lorsqu'il ne concerne en rien l'enfant, mais bien la vie privée des parents et notamment leur vie sentimentale ; dans ces conditions, et si en outre l'existence du secret n'empoisonne pas l'atmosphère commune, ne pas en parler à l'entant, voire lui répondre « Ça ne te regarde pas » peut constituer en un acte sain d'établissement des limites intergénérationnelles.

D'autres fois, le maintien du secret exerce un effet protecteur de l'angoisse et de la dépression: c'est le cas lorsque les parents parviennent à cacher un gros souci qui les concerne, eux. Plus encore, qui pourrait jurer que l'ignorance par l'entant de certaines réalités sombres qui le concernent, 1ui (10) , est toujours psychotoxique ? N'est-ce pas un slogan abusif que d'affirmer « Il sait toujours » ? Ne vaut-il pas mieux s'aligner sur son besoin d'être ou de ne pas être informé, qui est variable et fluctuant, et que l'on devine par signes ? ( Hayez & al., 1995 )

B. Inversement, dans d'autres situations, le contenu du secret est à l'origine d'influences négatives qui pèsent sur les exclus et souvent sur les détenteurs.

1. C'est d'abord le cas pour certains secrets de famille tels que nous les avons définis.

a) Cette « pesanteur négative » est souvent aspécifique.

Par exemple, les parents sont insécurisés par le contenu et les enjeux du secret qui absorbent mystérieusement une bonne partie de leur énergie ; ou encore, ils en sont déprimés, culpabilisés, ou vivent des sentiments d'infériorité.

Leur comportement général en porte les marques ils doivent taire des démarches mystérieuses ; ils imposent des interdictions de fréquentation - ou vivent de la haine pour d'autres familles - sur un mode apparemment incompréhensible ; ils s'isolent ; l'ambiance à la maison est pesante ; de larges silences s'installent : en tache d'huile, on parle de moins en moins d'autres vécus ; corollairement, on met en place des mensonges, des mythes familiaux rigides qui imposent une image idéalisée de la famille.

L'enfant exclu du secret subit cette ambiance : il assiste à ces comportements mystérieux et se fait rabrouer quand il interroge. Son angoisse peut s'en trouver accrue : il échafaude alors des fantasmes à visée explicative encore plus terribles que s'il savait. Il peut participer aussi à la dépression de tous et vivre vaguement que sa famille est tarée, sans bien savoir pourquoi ; il peut vivre aussi la blessure narcissique et le sentiment d'intériorité typiques de ceux qui se devinent exclus d'un domaine important.

Sa curiosité intellectuelle peut subir les effets de l'interdiction de la quête du savoir : dans les pires cas, face à ses premières questions qui lui sont renvoyées comme des transgressions, l'enfant censure son désir de savoir ( Diatkine, 1984 ) D'autres devinent en partie, parce que le secret a suinté ( Tisseron, 1996 ), mais pensent que ce savoir est mauvais et ne peuvent ni le posséder ni le partager ils s'inventent donc des malentendus anxiogènes ou/et posent des comportements bizarres, symboliques, qui sont la suite logique de ce qu'ils ont compris et qui ont peut-être aussi une très timide fonction d'appel. Les plus fragiles, probablement prédisposés cérébralement, se construisent des idées délirantes dans le cadre de décompensations schizophréniques. Pour quelques-uns enfin, une façon moins négative de vivre quand même leur curiosité intellectuelle consiste à développer une passion hautement symbolique ( archéologie, génétique, psychanalyse, etc. )

 Harry Potter chambre des secrets

b) Mais l'effet négatif sur tel enfant en particulier peut également être spécifique. En voici quelques exemples :

- enfant « chargé » de honte et de culpabilité parce qu'issu d'une filiation illégitime ; enfant inquiétant, qui pourrait en vouloir à ses parents et les rejeter s'il savait un jour ( par exemple, qu'il a été adopté dans des conditions commerciales troubles, ou malgré l'interdiction des grands-parents ) ;

- projections négatives faites sur l'enfant : par exemple, il est le seul garçon de la famille, ou/et il est impulsif, ou/et il a certains traits physiques qui évoquent irrésistiblement le grand-père délinquant dont il est interdit de parler ... A voir fonctionner l'enfant, on revit pourtant des affects et des questions, refoulés ou conscients, liés à ce grand-père; on interpelle l'enfant comme s'il en était le fantôme ; petit à petit, l'enfant a une certaine prescience du secret : « Le mensonge qui est constitué en secret se transmet grâce aux règles qui empêchent sa révélation ... parce qu'elles sont de plus en plus parlantes, de plus en plus évocatrices » ( Ausloos, 1987, p. 73 ) Par la suite, surtout à l'adolescence, il pourrait être tenté par un passage à l'acte, dont la signification la plus radicale lui échappe, et échappe même souvent à sa famille, quel que soit le symbolisme dont l'acte est chargé ( Miermont, 1987 ) ;

- demande subtile faite à l'enfant pour qu'il « répare le destin » : par exemple, il doit fonctionner comme on imagine que l'aurait fait le frère mort dont on ne peut pas parler ( cfr. le concept de délégation de Stierlin. S'il réussit sa délégation, la famille est soulagée ... mais lui ? S'il la rate : dette de loyauté et troubles divers )

2. Les influences négatives peuvent encore émaner d'autres types de secrets, qui se vivent aussi dans la famille, sans répondre strictement à la définition du secret de famille.

a) Secrets troubles qu'un adulte veut partager avec un enfant.

Ce sont souvent les circonstances qui poussent à ce « partage », parce que l'enfant a été un témoin encombrant : « J'ai volé notre voisin ; tu le sais mais tais-toi » ; « Ne dis jamais à l'expert des Assurances que c'est toi qui as provoqué l'incendie«  ; « Tu m'as vu avec cet homme ... ne le raconte pas à ton père »

Il est plus rare qu'un adulte veuille initier gratuitement l'enfant à une vision du monde faite de tricheries, voire en faire un complice actif de ses exactions.

Les résultats de ces manoeuvres sur l'enfant sont variables :

- les rares fois où elles sont intentionnelles et répétées, il n'est pas exclu qu'il finisse par s'identifier à l'adulte et par se pervertir lui-même ;

- plus souvent l'invitation de l'adulte, unique, traumatise l'enfant ; si le secret concerne nettement quelque chose que l'enfant identifie comme « mal », il peut se sentir aussi mauvais que l'adulte, comme corrompu par le simple fait de savoir ( Tisseron, 1996 ) A tout le moins crée-t-on chez lui un conflit intra-psychique ;

- on prête à l'enfant une puissance qui n'appartient pas à sa génération, et dont l'exercice peut lui apparaître et exaltant et angoissant-culpabilisant ;

- dans certains cas, on exacerbe son complexe d'Oedipe de façon trouble ( être l'allié d'un parent contre l'autre )

On devine alors le malaise, l'angoisse et la culpabilité qui peuvent s'en suivre durablement ainsi que la perte de confiance dans les adultes de référence. Certains enfants s'y enlisent. D'autres s'en remettent, en se sentant peut-être un peu plus seuls et un peu plus désabusés : sans doute est-ce cela aussi grandir, c'est-à-dire assumer la non-perfection des parents ... D'autres encore finissent par refouler les scrupules de leur conscience, et par se donner le droit de fonctionner eux-mêmes à l'occasion - ou habituellement - hors normes.

 confident smiling child

b) Secrets gardés par les enfants sur certaines de leurs exactions, qu'ils estiment très graves.

Certes, les enfants en bonne santé psychique se donnent progressivement le droit de garder des secrets, même à propos de leurs « bêtises » Mais, quand le secret porte sur une transgression autoévaluée comme (très) grave, ils peuvent vivre beaucoup d'angoisse et de culpabilité, non seulement autour de la transgression mais aussi de leur silence. Mieux vaudrait dès lors qu'ils trouvent le courage de s'en ouvrir à un confident ... en espérant que s'en suivra, soit une remise en place de leurs idées autour de la pseudo-gravité de leur acte, soit un pardon et une possibilité de réparation. Sinon, comme le dit Tisseron (1996) « Le secret devient un fait pathologique lorsque nous cessons d'en être le gardien pour devenir son prisonnier »

C) Secrets imposés à l'enfant par un tiers agresseur.

Les arguments auxquels l'agresseur recourt pour obtenir le silence sont divers : menaces physiques, apitoiement ou/et menaces morales ( suicide de l'agresseur par ailleurs aimé ... éclatement de la famille ... peine de la maman si elle venait à savoir ), mais parfois aussi séduction, et confusions créées dans les idées et les valeurs.

Aux thérapeutes à « apprivoiser » ces enfants qui, souvent, montrent indirectement qu'ils portent un lourd fardeau : il faudra travailler avec délicatesse sur les résistances, l'ambivalence, l'angoisse de l'enfant à parler, parfois en utilisant des supports imaginaires ( histoires racontées ) ( Hayez et de Becker, 1997, p. 259 et sq. )

C. Enfin, il nous arrive d'être incapables de prédire que l'enfant se sentira mieux ou pire selon qu'il est mis au parfum ou reste exclu d'un secret, qu'il soit ou non concerné dans le contenu de celui-ci : par exemple, son père biologique n'est pas le père qui l'élève, mais l'entente des parents qui l'élèvent est bonne et ils n'ont pas spontanément envie d'en parler, etc.

En fin de compte, nous ne sommes sûrs de la nocivité du silence que dans quelques situations extrêmes. Par exemple :

- l'inhibition douloureuse de tous, issue de l'existence d'une réalité permanente pesante, de l'ordre du non-dit pour les détenteurs, et du secret menaçant pour les exclus ;

- les projections négatives ou les demandes de réparation du destin qui portent intensément sur l'enfant ;

- la culpabilisation active de l'enfant qui cherche à savoir ; le mensonge actif et répété par rapport à sa quête de vérité persistante.

Mais souvent, c'est beaucoup plus incertain ...

2. LE MANIEMENT DES SECRETS CONFIES AUX THERAPEUTES (11)

Nous nous contenterons d'exposer schématiquement quelques principes, en étant bien conscient que sur le terrain ... c'est moins simple !

I. Il existe deux catégories de situations thérapeutiques où il est essentiel que soit très largement garantie la confidentialité entre le thérapeute et son vis-à-vis : ce sont les psychothérapies individuelles d'adultes et celles d'adolescents, qui ont été dénommées et convenues bilatéralement comme telles.

Ici, la garantie de confidentialité, souvent explicitement évoquée en début de traitement et attendue par le client, est une condition importante pour qu'il se sente « chez soi » face au thérapeute et pour qu'il s'engage avec confiance. Notamment pour beaucoup d'adolescents jeunes, constater que le thérapeute donne et tient sa parole à ce propos peut les interpeller positivement, et les encourager à se donner le droit de se mettre des limites.

Garantir très largement la confidentialité ne signifie néanmoins pas s'emprisonner dans le silence. Nous reviendrons par la suite à cette exception rare mais préoccupante que constitue la question du danger grave.

II. En dehors de cabinets spécialisés en psychothérapie, la majorité de nos activités n'est cependant pas constituée par les deux modules précités : nous opérons bien plus souvent dans des consultations à visée diagnostique, des guidances parentales, des entretiens thérapeutiques relativement peu formalisés avec des enfants ou des adolescents, des couples ou des familles. Nous menons également des thérapies familiales strictement identifiées comme telles, et des thérapies individuelles bien formalisées avec des enfants jeunes, jusqu'à l'entrée dans l'adolescence.

 petit photographe

Dans tous ces contextes, il nous paraît plus sage d'élargir les frontières de la confidentialité et de prévoir une large circulation d'informations dans la famille nucléaire, c'est-à-dire entre tous ceux qui sont liés par des liens affectifs naturels et puissants et qui doivent vivre intensément au quotidien les uns avec les autres.

En effet, il nous semble souvent enrichissant qu'au sein de la famille nucléaire, chacun connaisse les grandes lignes de ce que vivent les autres à son propos : il peut alors s'expliquer, s'adapter, négocier ou changer en connaissance de cause. Il en va de même à propos de ce que vit l'autre « en général », de sorte que chacun identifie bien qui sont ses partenaires de vie et ce qui les meut.

Néanmoins, chaque membre de la famille peut s'opposer au principe de cette retransmission s'il le trouve important ( cfr. IV ), et le thérapeute garde un pouvoir d'appréciation quant à l'intérêt et au contenu de chaque retransmission.

En outre, l'idée maîtresse, c'est que soient retransmises les grandes lignes de ce que chacun vit et pense et non le détail des idées, des expériences ou des fantasmes dont il parle au thérapeute ni le contenu précis de ses dessins et de ses jeux en séance ( si c'est un enfant )

III. Dans la perspective de cette retransmission familiale des vécus les plus importants, nous invitons les membres de la famille à l'aventure de la parole sans trop gloser autour de la confidentialité. En cours de route, nous les encourageons à se transmettre les uns aux autres ce « plus important » ou/et nous organisons des entretiens familiaux de « transmission facilitée », moments où ce sera eux - de préférence - ou nous - s'il le faut - qui procéderont à la retransmission.

IV. Néanmoins, la liberté humaine étant ce qu'elle est, tout ne se passe pas toujours ainsi : en cours de route, chacun, quel que soit son âge, peut demander explicitement que restent secrètes certaines choses qu'il vient de dire, et ceci pour des motifs très variés ( se protéger; protéger l'autre; faire alliance avec le thérapeute, etc. )

De toutes ces raisons d'être possibles du secret, mieux vaut nous imprégner d'abord, les goûter en quelque sorte, sans a priori, avec une bienveillance flottante, en leur donnant leur chance de nous convaincre ou non.

V. A. Si nous nous rallions au point de vue du demandeur, tout devient simple. Autant si c'est lui qui se rallie sincèrement au nôtre : tout au plus faudra-t-il parfois l'aider un peu pour bien passer le cap de la révélation.

B. Dans d'autres cas, nous vivons une profonde incertitude quant à l'intérêt du maintien ou de la levée du secret. Continuer à réfléchir avec les demandeurs de celui-ci - sans faire de cette centration un thème obsédant -, observer et écouter les exclus sans rien brusquer, discuter avec des collègues ... peut nous aider à faire le moins mauvais pari.

Philippe ( treize ans ) est dysthymique de longue date, avec, tous les dix-huit mois environ, un épisode dépressif majeur. Sa relation avec sa mère est tendue ; l'on sent dans le chef de celle-ci une certaine ambivalence à l'égard de son fils, auquel elle semble préférer sa soeur cadette.

La maman est à nouveau enceinte « par surprise » ; elle hésite, réfléchit avec nous, décide de garder le bébé ... puis il y aura une fausse couche, dont elle mettra des mois à nous dire que c'était un avortement et à exprimer sa honte et sa culpabilité à ce propos ... Mais « C'était au-dessus de mes forces ... et puis, on a déjà tellement de difficultés avec Philippe ! Si le bébé allait être comme lui ! »

Philippe ne sait rien de l'avortement ... Officiellement, sa mère a été très affectée par la fausse couche. Quelques mois après, en séance de thérapie, il dessine une maman-bateau qui attaque son petit bateau qu'elle n'aime pas, et l'envoie au fond de la mer ... De quel petit bateau s'agit-il ? Et que faire ?

 Harry Potter et la chambre des secrets

C. Restent alors les fois, majoritaires, où les détenteurs du secret veulent maintenir celui-ci contre notre avis.

- Dans la majorité de ces cas, nous gagnons à décider de mettre notre avis en suspens et d'accepter leur choix sans céder à l'impatience, ni au passage à l'acte ( Epelbaum, 1995 )

- Il existe une seule exception impérative à ce choix d'alignement : il est impensable de maintenir un secret dont l'existence entraîne un danger grave pour autrui et dont on estime que la révélation l'atténuerait ou le supprimerait. « Danger grave » est le plus souvent pris dans le sens restrictif de danger physique.

Une seconde exception, plus rare et moins contraignante, est constituée par l'application du devoir de bientraitance aux enfants jeunes : leurs parents ont souvent besoin d'être bien informés pour être efficaces, et l'exigence de silence voulue par le petit enfant peut être dictée surtout par une motivation phobique irrationnelle. Il ne va pas de soi qu'il faille toujours lui obéir, bien qu'entrouvrir la porte de cette possibilité est hasardeux.

Une dernière exception, rare elle aussi et plus discutable, est constituée par les secrets dont on a la conviction que le maintien conduit le processus thérapeutique à une impasse totale. On peut alors mettre fin à celui-ci en invoquant un prétexte secondaire, sans trahir le secret.

Lorsque le secret est maintenu, le thérapeute qui se trouve face à l'exclu du secret est dans une position analogue à celui-ci ; l'exclu doit se construire face à un mystère qui lui fait de l'ombre, mais qu'il lui est interdit d'explorer clairement ; le thérapeute sait, mais ne peut rien dire de ce qu'il sait.

Comment réagir alors si le thérapeute a l'impression que l'exclu « tourne autour du secret » dont la connaissance lui est officiellement interdite ? Il doit garder le silence, s'il s'y est engagé, mais de façon non pesante, avec un léger clin d'oeil bienveillant qui signifie : « Ton idée ( ou ta question ) n'est ni stupide, ni mauvaise ... mais je ne puis rien te dire en réponse »

Si, sur cette base, l'exclu se hasarde à des hypothèses concrètes sur ce qui a pu se passer, on peut, sans prendre parti, échanger avec lui des idées générales sur les phénomènes humains qu'il met en jeu ( « Ça peut arriver que des adultes se suicident, etc. Quelles en sont les raisons et les conséquences possibles pour eux et pour leur famille ? ») Néanmoins, c'est plus souvent dans des productions imaginaires et symboliques que l'autre montre qu'il progresse dans son questionnement, et ceci, d'autant plus qu'il est plus jeune. Et on peut parfaitement l'y rejoindre aussi !

3. LA COMMUNICATION DE CONFIDENCES OU/ET D'UN SAVOIR SUR UN
ENFANT OU/ET SA FAMILLE, DANS LE RESEAU DES PROFESSIONNELS


Ici également, nous nous limiterons à exposer schématiquement quelques principes.

3.1. Une mauvaise pratique en voie d'extension :
le signalement


Beaucoup d'intervenants de première ligne se sentent de plus en plus pressés de dénoncer à des autorités administratives ou judiciaires le comportement insatisfaisant de membres des familles qu'ils accompagnent. C'est notamment le cas s'il y a maltraitance physique ou sexuelle avérée ou simplement suspectée. L'expérience montre néanmoins que beaucoup de signalements précipités ou intempestifs n'aboutissent pas, ou font pis que bien. Ils sont générés par d'incroyables pressions, véritablement terrorisantes, que les hiérarchies administratives ou les procureurs font régner sur leurs bases, pour démontrer leur force. Mais ils ne sont pas vraiment au service de l'aide aux personnes.

Le risque zéro est une illusion ; il faut pouvoir gérer sur place des situations à risque chaque fois que l'alliance créée, et l'accompagnement pédagogique et thérapeutique mis en route, sont supposés constituer la moins mauvaise solution.

L'unique consigne éthique et légale impérative, c'est d'assister la personne en danger. A ce propos T. Marchandise, procureur du roi à Charleroi, rappelle que la seule chose que l'on peut sanctionner, c'est l'égoïsme, la non-sollicitude pour autrui, les yeux volontairement fermés sur son malheur ... et non le fait d'avoir signalé ou non signalé ( Marchandise, 1999 )

 fouille militaire

3.2. Partage de confidences ou/et d'un savoir entre un thérapeute et les professionnels non thérapeutes en place pour gérer la même situation

Il s'agit ici de la collaboration du thérapeute avec les enseignants, les travailleurs sociaux, voire les médecins traitants.

A. Ici, le thérapeute est partagé entre un devoir de discrétion et de protection de l'intimité de ses clients (12) , et le souci que ceux-ci soient bien compris et pris en charge dans le réseau qui les accompagne; ce souci peut parfois lui donner envie de parler d'eux, comme il croit les percevoir.

D'autant plus que si ses collègues non thérapeutes se réfèrent trop strictement à une « modélisation institutionnelle », la créativité de tout risque d'en prendre un coup : enfants et familles trop étiquetés et accompagnés de façon mécanique et immuable.

B. Il est donc souvent utile d'encourager le client (13) à s'exprimer lui-même par ses propres forces dans le réseau, quitte à organiser des tables rondes qui facilitent ces moments d'expression.

C. Complémentairement, si le thérapeute se sent lui-même invité de l'intérieur à « dire quelque chose » du client aux autres intervenants, il peut s'aligner alors sur l'idée des « grandes lignes » et sur les procédures exposées dans le paragraphe II. Néanmoins, ici, il est essentiel d'en discuter préalablement et explicitement avec ledit client, quel que soit son âge. Il donne son accord ou non, et l'on peut raisonner alors comme dans le paragraphe II ; en cas d'accord, notamment, il faut vraiment s'en tenir aux « grandes lignes » On veillera également à parler avec humilité, en évoquant des hypothèses que l'on échafaude, la possibilité de faire erreur ... plutôt qu'en amenant triomphalement des certitudes !

D. Si règne cette ambiance de discrétion, il convient de prévenir l'installation de sentiments d'exclusion ou d'infériorité chez l'intervenant qui ne serait pas mis dans ( la totalité de ) la confidence.

C'est souvent un « état d'esprit d'équipe » qui maintient la confiance des individus : reconnaissance de la place de chacun et de la compétence de ses fonctions ; existence de moments de rencontre et d'échanges en cours de travail, où chaque parole est prise au sérieux et sert à toute la communauté, etc.

3.3. Partage du savoir entre co-thérapeutes

La majorité des auteurs plaide pour qu'existe un « secret partagé » qui permet une meilleure connaissance du malade et de son entourage, et donc des soins plus judicieux et plus coordonnés ( Olivarès, 1992 )

A. On n'est pas pour autant obligatoirement dans le monde du tout par rapport au rien. En voici l'un ou l'autre exemple :

- souvent, la règle est : « Nous sommes susceptibles de tout nous dire entre thérapeutes », mais, de facto , c'est le temps dont on dispose et le jeu des associations libres, qui modulent la quantité des retransmissions. Quand on a adopté cette règle du secret partagé, il est hors de question d'accepter en cours de route une demande de confidence dont serait exclu le collègue ... pas plus qu'une sorte de passage à l'acte à ce propos ( secret exigé après coup ) Si ces demandes se présentent, il s'agit de les entendre, d'en chercher le sens, et de dire sereinement pourquoi elles sont inacceptables, quitte à annoncer que la persistance dans l'exigence contraire entraînerait la fin de la prise en charge ;

 Françoise Dolto
Françoise Dolto : que pensent nos grands maîtres de la légèreté avec laquelle, parfois, nous sortons de la confidentialité ?

- néanmoins, le fait que deux thérapeutes se communiquent tout, alors qu'ils travaillent tantôt en entretiens scindés, tantôt en entretiens conjoints, ne signifie pas qu'ils vont ipso facto tout rapporter en entretien commun. Ils ne le font que s'ils le trouvent judicieux, en tout ou en partie.

B. Une attitude inverse et convenue à l'avance peut parfois s'avérer structurante : c'est surtout le cas dans des thérapies d'adolescents et de leurs familles, où les thérapeutes des uns et des autres sont différents et où se succèdent des moments scindés et des moments de mise en commun : alors on peut concevoir que les thérapeutes respectifs choisissent de ne rien se dire en l'absence de leurs clients - hormis situation de danger. S'il en est ainsi, les moments de mise en commun sont vraiment des moments de construction d'un savoir commun, pour toutes les personnes présentes, à partir du dialogue « hic et nunc »

BIBLIOGRAPHIE

AUSLOOS G. ( 1987 ),
Secrets de famille, 62-80, in Changements systémiques en thérapie familiale, J. Haley & al., Paris, ESF.

BENOIT J.C., MALAREWICZ J.A., BEAUJEAN J., COLAS Y., KANNAS S. ( 1988 ),
Dictionnaire clinique des thérapies familiales systémiques, ESF.

BOK S. ( 1983 ),
Secrets on the ethics of concealment and revelation, New York Vintage Books.

DIATKINE G. ( 1984 ),
Chasseurs de fantômes, inhibition intellectuelle, problèmes d'équipe et secret de famille, Psychiatrie de l'enfant, XXVII, 1, 223-247.

EPELBAUM C. ( 1995 ),
Collaboration avec l'école: la dimension du secret, Neuropsychiatr. Enfance Adolesc., 7-8, 304-312.

HAARSCHER G.( 1999 ),
Secret professionnel et transparence démocratique, Journal du droit des jeunes, 189, 5-7.

HAYEZ J.-Y, DE BECKER E. ( 1997 ),
L'enfant victime d'abus sexuel et sa famille : évaluation et traitement, coll. Psychiatrie de l'enfant, Paris, PUF.

LEVY A. ( 1976 ),
Evaluation étymologique et sémantique du mot " secret ", Revue de psychanalyse, 14, 118-129.

MAIRESSE A.-M. ( 1988 ),
Le secret pour le meilleur et pour le pire, Neuropsychiatr. Enfance Adolesc., 36, 11-12, 485-492.

MARCHANDISE T. ( 1999 ),
Regards sur la complexité autour du secret, Journal du droit des jeunes, 189,14-18.

MIERMONT J. ( 1987 ),
Dictionnaire des thérapies familiales, théories et pratiques, Paris, Payot.

OLIVARES J.- M. ( 1992 ),
Le secret médical en psychiatrie adulte, Soins Psychiatrie, 122/123,49-55.

SELVINI M. ( 1997 ),
Secrets familiaux : quand le patient ne sait pas, Thérapie familiale, 18-2, 109-205.

TISSERON S. ( 1996a),
Tintin et les secrets de famille: secrets de famille, troubles mentaux et création, Paris, Aubier.

TISSERON S. (1996b),
Secrets de famille, mode d'emploi, Paris, Ramsey.

WINNICOTT D. W. ( 1978 ),
De la communication et de la non-communication, ( 1963 ), 151-169, in Processus de maturation de l'enfant, Coll. science de l'homme, Paris, Payot.


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Mots clés - Keywords

Mot clés
Secrets de famille, Confidentialité, Confidences.

Sleutelwoorden
Familiegeheimen, Vertrouwelijkheid, Vertrouwelijkheden.

Keywords
Secrets of family, Confidentiality, Confidences.

Palabras claves
Secretos de familia, Confidencialidad, Confianzas.

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NOTES

(1) J.-Y. Hayez, pédopsychiatre, docteur en psychologie, responsable de l'Unité de pédopsychiatrie, Cliniques Universitaires St- Luc, 10 avenue Hippocrate à 1200 Bruxelles, Belgique.

(2) On pourrait d'ailleurs distinguer les vrais secrets des « savoirs discrets » ( par exemple : « J'ai été à selle ce matin ... je ne le chante pas sur tous les toits ») et des « non-dits » ( informations connues par tous, mais dont on ne parle jamais, souvent parce qu'on redoute la destructivité qui s'en suivrait ) Les « secrets de Polichinelle », eux, ne sont considérés comme secret que par l'un ou l'autre de ceux qui en détiennent le contenu. Ainsi le veut leur naïveté ou leur narcissisme tout le monde connaît l'information, mais on ne leur en parle pas.

(3) Dans sa définition, G. Ausloos insiste davantage sur la volonté de dissimulation, qui s'exerce tant par le silence des mots que par la non-apparence des signes indirects : « Elément d'information non transmis, que l'on s'efforce consciemment, volontairement de cacher à autrui, en évitant d'en communiquer le contenu, que ce soit sur le mode digital ou analogique » ( Ausloos, 1987, p. 64 )

(4) Nous n'incluerons pas dans notre définition les non-dits que tout le monde connaît dans la famille mais sans communiquer à leur propos, et dont on ne parle pas à l'extérieur ( par exemple, l'alcoolisme du père )

(5) L'ensemble des enfants ou un sous-groupe précisément concerné.

(6) Piaget, par exemple, signale qu'il en est fait un usage « normal » et fréquent à partir de quatre ans et demi pour protéger son self et être quitte des parents (« Ce n'est pas moi, c'est mon frère qui l'a fait »)

(7) Comme ? c'est parfois une impression purement subjective ... et néanmoins structurante. C'est parfois une réalité.

(8) Certains parents empêchent cette quête du savoir par l'enfant, comme s'ils voulaient en rester les seuls détenteurs ou/et dispensateurs. Cette attitude « conservatrice » conduit parfois à de la surinformation ( par exemple en matière sexuelle ), ce qui, loin de libérer l'enfant l'infantilise ... Mieux vaut souvent que ce soient comme des frottements accidentels, des événements de la vie ( le silence gêné d'un parent, son incongruité émotionnelle, une allusion ) qui déclenchent chez l'enfant une démarche de conquête.

(9) Une jolie illustration en est donnée, au cinéma, dans le film de fiction Stand by me ( B.Reiner, 1987 ) : initiation de préadolescents à la connaissance de la mort, mais aussi à ce que sont les turpitudes d'adultes apparemment fiables ( l'institutrice ) ... et donc, mort de la naïveté de l'enfance. Dans le même ordre d'idées, dans le dessin animé Le roi Lion, Simba et Nalla partent à la découverte interdite du territoire noir.

(10) Par exemple : un mauvais état de santé physique des origines de vie particulièrement dures chez un enfant adopté peu curieux, etc.

(11) Nous emploierons le terme générique « (psycho) thérapeute » pour désigner le professionnel, souvent (pédo) psychiatre ou psychologue, responsable de consultations à visée principalement diagnostique, ou de psychothérapies à visée d'amélioration de la santé mentale, dans une acception très large de ce terme guidances parentales, thérapies ou entretiens familiaux, thérapies individuelles, etc.

(12) Clients individuels ou familles nucléaires cfr. § II.

(13) Client individuel enfant ou/et sa famille, etc.


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RESUMES

Résumé en français

Résumé

Posséder un savoir secret peut s'avérer maturant ou de faire confidence à un soignant est signe de confiance, mais qui peut mettre celui-ci dans une position embarrassante. Comment gérer les confidences de l'enfant, réelles ou imaginaires comme telles par celui qui les reçoit, en entretien individuel ? Comment faire un choix entre des valeurs telles : la reconnaissance du droit à l'intimité, le devoir d'éducation, qui connote souvent que les parents soient bien informés, le devoir de protection ... ? L'article propose une manière de raisonner qui intègre la prise en compte de ces différents paramètres.


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Résumé en néerlandais : Samenvatting

Geheimen en hoe ermee werken in een psychotherapie ?

Een geheim hebben kan groeihevorderend of vernietigend zijn, voor zichzelf alsook voor de omgeving met wie men hem niet deelt. Hem delen met een hulpverlener is een teken van vertrouwen, maar kan deze daardoor in een moeilijke positie zetten. Hoe kan men wat in vertrouwen door het kind is meegedeeld, dat het reële of imaginaire feiten betreft, binnen het kader van een individueel gesprek behandelen ? Hoe maakt men keuzes tussen verschillende waarden nl de erkenning van het recht op privacy, de opvoeding - wat inhoudt dat de ouders goed ingelicht worden -, de plicht het kind te beschermen ? Dit artikel stelt een denkwijze voor die deze verschillende parameters integreert.


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Résumé en anglais : Summary

The secrets and their utilisation in psychotherapy

To possess a secret knowledge, can turn out maturant or destroyer for himself and for the circle of acquaintances to whom one does not communicate it. To do confidence of it to a professional is reliable sign, but can put this one in an awkward position. How to manage the confidences of the child, real or imaginary as some by the one that receives them, in individual interview ? How to choose between values some: the recognition of the right for the intimacy ; the educational duty, which often connotes that the parents are informed ; the duty of protection ? The article suggests a way which integrates the consideration of these various parameters.


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Résumé en espagnol : Resumen

Los secretos y su manipulation en psicoterapia

Poseer un conocimiento secreto, puede resultar maturante o destructor para quien lo posee y para el circulo de conocidos a quien el no lo comunica. Confiarlo a un profesional de la salud mental - un psicoterapeuta - es signo de alianza y de confianza, pero puede poner éste en una posicion torpe. Como manejar las confianzas del nino, verdaderas o imaginariass por el que que los recibe, en la entrevista individual ? Como escoger entre valores como : el reconocimiento del derecho a la intimidad ; el deber educativo, que a menudo connota de compartir informaciones con los padres ; el deber de proteccion ? El artîculo sugiere un camino de discutir que integra la consideracion de estos varios parametros.


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Création le 27 mai 2003.
Dernière mise à jour le dimanche 02 mai 2010.
Issu d'un tiré à part d'enfances adolescences 2, 2001/2 reçu du professeur Jean-Yves Hayez.
DS.ds


 


Fin du dossier























































































































































































... Inutile de continuer à dérouler car ce qui suit n'est constitué que d'informations techniques automatiques dont les textes sont déjà repris plus haut.

... Ce qui suit ne mérite pas d'être imprimé pour les mêmes raisons et n'a rien à voir avec le texte du professeur Jean-Yves Hayez.





































 
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Bravo de m'avoir trouvé

Félicitations

Ce site a été composé par un bénévole sans aucune rémunération sinon l'estime et l'amitié du professeur Hayez.

C'est dans un mail que le professeur Hayez lui adressait qu'il l'a traité de fourmi laborieuse.

L'hébergement du site est situé sur lycos depuis le début en 2001 et nous les remercions ici d'avoir pratiqué cette action bénévolement également avec beaucoup de professionnalisme.

Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



... L'empreinte digitale dans le coin gauche de l'en-tête appartient au pouce droit du professeur Jean-Yves Hayez ... a été retirée par souci de simplicité.







Vérification d'accessibilité

Le site est bien visible avec Internet Explorer 3.0 et plus et Netscape ( quelques instructions ignorées )

Vérification faite avec windows 3.0/95/98/XP

La présentation est prévue pour écran 640x480 mais est encore correcte avec les écrans plus grands 1600x1200 ou autres.


Mes plus vifs remerciements vont à mon webmaster, le docteur Guy De Saedeleer : sans sa créativité et son infatigable persévérance, ce site n'existerait pas.
Ce 22 septembre 2008,
Jean-Yves Hayez

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Malheureusement le site gratuit chez Multimania-Lycos a été supprimé par Lycos le 15 octobre 2006 pour une raison non expliquée. Nous le regrettons vivement et ceci altère fortement ce que nous disions au paragraphe précédent.



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Résumé - Samenvatting - Abstract - Resumen     ici

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RESUMES

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Les secrets et leur maniement en psychothérapie

1. Définitions et qualifications.

1.1. Définitions.

A. Un secret.

B. Les secrets de famille.

1.2. Secrets maturants ou destructeurs.

A. La possession de certains secret et la dynamique qui s'enclenche autour d'eux peuvent s'avérer maturantes pour la construction du psychisme individuel, et pour la santé du fonctionnement familial.
B. Inversement, dans d'autres situations, le contenu du secret est à l'origine d'influences négatives qui pèsent sur les exclus et souvent sur les détenteurs.
Enfin, il nous arrive d'être incapables de prédire que l'enfant se sentira mieux ou pire selon qu'il est mis au parfum ou reste exclu d'un secret, qu'il soit ou non concerné dans le contenu de celui-ci.

2. Le maniement des secrets confiés aux thérapeutes .

3. La communication de confidences ou/et d'un savoir sur un enfant ou/et sa famille, dans le réseau des professionnels.

3.1. Une mauvaise pratique en voie d'extension : le signalement.

3.2. Partage de confidences ou/et d'un savoir entre un thérapeute et les professionnels non thérapeutes en place pour gérer la même situation.

3.3. Partage du savoir entre co-thérapeutes.

Bibliographie

Mots clés - Keywords

Notes

Résumés

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Résumé en anglais : Summary
Résumé en néerlandais : Samenvatting
Résumé en espagnol : Resumen

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NOTES

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Note 1.


(1) J.-Y. Hayez, pédopsychiatre, docteur en psychologie, responsable de l'Unité de pédopsychiatrie, Cliniques Universitaires St- Luc, 10 avenue Hippocrate à 1200 Bruxelles, Belgique.


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Note 2.


(2) On pourrait d'ailleurs distinguer les vrais secrets des « savoirs discrets » ( par exemple : « J'ai été à selle ce matin ... je ne le chante pas sur tous les toits ») et des « non-dits » ( informations connues par tous, mais dont on ne parle jamais, souvent parce qu'on redoute la destructivité qui s'en suivrait ) Les « secrets de Polichinelle », eux, ne sont considérés comme secret que par l'un ou l'autre de ceux qui en détiennent le contenu. Ainsi le veut leur naïveté ou leur narcissisme tout le monde connaît l'information, mais on ne leur en parle pas.


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Note 3.


(3) Dans sa définition, G. Ausloos insiste davantage sur la volonté de dissimulation, qui s'exerce tant par le silence des mots que par la non-apparence des signes indirects : « Elément d'information non transmis, que l'on s'efforce consciemment, volontairement de cacher à autrui, en évitant d'en communiquer le contenu, que ce soit sur le mode digital ou analogique » ( Ausloos, 1987, 3 p. 64 )


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Note 4.


(4) Nous n'incluerons pas dans notre définition les non-dits que tout le monde connaît dans la famille mais sans communiquer à leur propos, et dont on ne parle pas à l'extérieur ( par exemple l'alcoolisme du père )


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Note 5.


(5) L'ensemble des enfants ou un sous-groupe précisément concerné.


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Note 6.


(6) Piaget, par exemple, signale qu'il en est fait un usage « normal » et fréquent à partir de quatre ans et demi pour protéger son self et être quitte des parents (« Ce n'est pas moi, c'est mon frère qui l'a fait »)


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Note 7.


(7) Comme ? c'est parfois une impression purement subjective ... et néanmoins structurante. C'est parfois une réalité.


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Note 8.


(8) Certains parents empêchent cette quête du savoir par l'enfant, comme s'ils voulaient en rester les seuls détenteurs ou/et dispensateurs. Cette attitude « conservatrice » conduit parfois à de la surinformation ( par exemple en matière sexuelle ), ce qui, loin de libérer l'enfant l'infantilise ... Mieux vaut souvent que ce soient comme des frottements accidentels, des événements de la vie ( le silence gêné d'un parent, son incongruité émotionnelle, une allusion ) qui déclenchent chez l'enfant une démarche de conquête.


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Note 9.


(9) Une jolie illustration en est donnée, au cinéma, dans le film de fiction Stand by me ( B.Reiner, 1987 ) : initiation de préadolescents à la connaissance de la mort, mais aussi à ce que sont les turpitudes d'adultes apparemment fiables ( l'institutrice )... et donc, mort de la naïveté de l'enfance. Dans le même ordre d'idées, dans le dessin animé Le roi Lion, Simba et Nalla partent à la découverte interdite du territoire noir.


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(10) Par exexeple : un mauvais état de santé physique des origines de vie particulièrement dures chez un enfant adopté peu curieux, etc.


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Note 11.


(11) Nous emploierons le terme générique « (psycho) thérapeute » pour désigner le professionnel, souvent (pédo) psychiatre ou psychologue, responsable de consultations à visée principalement diagnostique, ou de psychothérapies à visée d'amélioration de la santé mentale, dans une acception très large de ce terme guidances parentales, thérapies ou entretiens familiaux, thérapies individuelles, etc.


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(12) Clients individuels ou familles nucléaires cfr. § II.


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(13) Client individuel enfant ou/et sa famille, etc.


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